‹ La chanson des Gueux (volume 3)Chapitre 100 sur 194 · CANICHE ERRANT SANS PROFESSION · texte numérisé non relu

CANICHE ERRANT SANS PROFESSION

Je t’ai beaucoup aimé, grand voyou de caniche, Êt j'offris bien souvent la pâtée et la niche À ton existence sans but.

Mais, par le rire obscut de ta prunelle bleue, Par le geste éloquent et voulu de ta queue, Toujours tu me répondais zut!

Pourtant tu m’aimais bien aussi, toi, je l’avoue.

Par le soleil, ou par la pluie, ou par la boue, Quand tu voyais l’ami Chepin,

Pour venir avec lui causer de balivernes,

Tu quittais même la grand’porte des casernes

Où fumait la soupe de pain.

Page 1