‹ La chanson des gueuxChapitre 67 sur 110 · POIVROT · texte numérisé non relu

POIVROT

Eh ben! oui, j' suis bu. Et puis, quoi ? Que qu' vous m1 voulez, messieurs <T la rousse? Est-ç' que vous n'aimez pas comm' moi A vous rincer la gargarousse ?

Voyez-vous, frangins, eh ! sergots, Faut et' bon pour l'espèce humaine.

D'vant T pivois les homm's sont égaux.

D'ailleurs j'ai massé tout' la s'maine.

(Tu sais, j' dis ça à ton copain,

Pa'ç'que j'vois qu' c'est un gonç' qui boude.

Mais entre nous, mon vieux lapin,

J'ai jamais massé qu'à l'ver V coude.)

Après six jours entiers d' turbin, «P me sentais la gueule un peu sale. Vrai, j'avais besoin d' prend' un bain ; Seul'ment j' l'ai pris par l'amygdale.

GUEUX DE PAKIS 165

J' saisben c' que vous m' dit's: qu'il est tard, ! Que j' baloche et que j' vagabonde.

Mais j suis tranquill', j' fais pas d' pétard, Et j' crois qu' la rue est à tout Y monde.

Les pant's sont couchés dans leurs pieux, Par conséquent je n' gên' personne.

Laissez-moi donc! j' suis un pauv' vieux. Où qu' vous m'emm'nez, messieurs d' la sonne ?

Quoi ? vrai ! vous allez m' ramasser ?

! Ah! c'est muf i-Mais quoi qu'on y gagne !

J' m'en vas vous empocher d'pioncer.

J' ronfle comme un' toupr d'Airmagne.

Page 1