‹ La chanson des heuresChapitre 44 sur 58 · CHANSON D'ETE · texte numérisé non relu

CHANSON D'ETE

Voici que For vivant des blés Sous les faucilles s'amoncelle, Tandis que l'or des cieux ruisselle Au front des chênes accablés.

Partout la lumière est en fête :

Dans l'azur rayonnant et sur la moisson faite, Partout en flots divins s'épanche la clarté. Gloire à l'Été !

Sous la morsure des soleils,

Toute sève brise l'écorce

Et vient épanouir sa force

Dans la pourpre des fruits vermeils.

\'KRs iM) r R i; I K i«: c ii \ ntios

P.iiloiil, siii- les lK)is, dans la plaiiir, La sic a (|t''h()i"(l('' ('(Mmnc iiiic cnnpc plrinc I^]l le saii;^' di^ la Icii-c a vers les ck'Iix iiionh'-. <il(»in' à n«:ir î

Sous CL's midis silnn jeux

De la caiiifMdi^ (|iii i)asso,

Ou dil (ju'iiii haiscr dans l'espace

S'échange de la terre aux cieux.

De cette caresse tëcoude

Naissent les biens sacrés qui font vivre le monde

En elle est la lumière et la fertilité. Gloire à l'Été !

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