‹ La chanson des heuresChapitre 45 sur 58 · CHANSON D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

CHANSON D'AUTOMNE

Toi qui viens frapper à ma porte, Dis-moi ce que ta main m'apporte, Pâle automne ?

— Une feuille morte.

Le mince présent, sur ma foi !

En me l'offrant, au moins, dis-moi Ce qu'il veut dire ?

— Souviens-toi !

V K H s iM mil l'i r K !•: < ' 1 1 a n t k s *2 1 '.)

Celle (Irpoiiillc iii.'iiiimrc,

Oui donc, (rime m.iiii p.iiTiiiiH'-c,

Te l.i rem il ?

— T.'i lu'eii-.'iiinrc !

(ia^^c (ranioiir on (!<• i-cnioids.

Ce bien cher enire les I résors, Doii vient -il ?

— Du pays des moris !

CHANSON D IIIVEK

La neige a vêtu d'hermine les bois, Et le givre y pend ses frêles dentelles, — Quand revient l'hiver, je songe et je bois Au pays lointain des fleurs immortelles.

— Rappelons-nous ! — les lis flottants Montent dans les cieux palpitants.

En route, mon àme, et courage !

La tiédeur du foyer nous permet ce mirage.

Fermons les yeux pour rêver au printemps !

Un voile brumeux flotte dans le vent Et le soir y met sa bordure sombre.

— Quand revient l'hiver, je pense souvent An jKiys l(Mnlain des soleils sans ombre.

VKHS l'OlIR KTRK ("HANTKS 221

— li.ippcloiis-iKHis ! — (HK'llc clar*!»' Hiiifiiic (r.i/.iir riniMiriisifr 1 lui r-niilc, mon i\\\\r. (\l c'our'a^f; ! La clialciir du loyer nous permet ce niii'a^M'. Fermons les yeux pom- vrycv à l'éfé.

Dans l'air s'est éteint le bniit des ébats Et la bise y met ses chansons étranges.

— Quand revient l'hiver, je pense tout bas Au pays lointain des longues vendanges.

— Rappelons-nous ! — du cep moins vert

Le fruit de pourpre s'est ouvert Et jusqu'au bord emplit la tonne.

Amis, fermons les yeux pour rêver à l'automne, Fermons les yeux pour oublier l'hiver !

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