‹ La chanson des heuresChapitre 49 sur 58 · AMOROSO · texte numérisé non relu

AMOROSO

Ton soul'fle a passé sur ma bouche.

Mêlé dans l'haleine des fleurs, Et tes lèvres ont bu mes pleurs, Toi qui me lus longtemps farouche.

J'ai senti, sous ton long baiser, Mon sang fuir, mon cœur se briser.

— Ton souffle a passé sur ma bouche !

Un frisson mortel prend mon être Rien qu'au bruit léger de tes pas.

Tu parais et je ne sais pas Si je vais mourir ou renaitre.

VKKS l'ODK M'IUK (IIANTKS iiîiy

l{r\it'iis donc, sous loii loii^: It.iiscr, Mciirliii- mon ('d'iir ri r.ip.iiscr.

— Un IVisson uïoi'lrl picnd mon r-h-c!

Ah! |);ii' piti('', irnds-moi t;i houclic Où passait riialcinc des Heurs, Et dans mes yeux sèche mes pleurs, Toi qui nie lus longtemps farouche.

L'ivresse de ton long baiser, Je n'ai pu, d'un coup, l'épuiser.

— Ah ! par pitié, rends-moi ta bouche 1

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