‹ La chanson des heuresChapitre 50 sur 58 · PENSEES D AUTOMNE · texte numérisé non relu

PENSEES D AUTOMNE

L'an luit vers son déclin, comme un ruisseau qui passe,

Emportant du couchant les l'uyantes clartés ;

Et, pareil h celui des oiseaux attristés,

Le vol des souvenirs s'allanguit dans l'espace.

L'an fuit vers son déclin comme un ruisseau qui passe.

Un peu d'âme erre encore aux calices défunts Des lents volubilis et des roses-trémières ; Et vers le firmament des lointaines lumières, Un rêve monte encor sur l'aile des parfums. Un peu d'âme erre encore aux calices défunts.

VKHS POIIK iVl'HK CIIANTKS ^iU

Une rll.'llisoil (r.'ldirM soil des soiircrs l|-(Hll)l(M*S. S'il vous pl.iil, iinm .iiimmii-, itjucihuis le clicmiii Où, lous deux, .111 priiih'inps, <'l l.i ni.iiii d/iiis l.i ni.iiii Nous suivions le (•.ipiMCr odol.inl des ;dl(M.'S. UiK' cliaiisoii d'.idicu soi'l des s()Uir<'s l,i'()ul)l(''('S.

Une chanson diiniour soi-t de mon cœur lervont Qu'un éternel avril a fleuri de jeunesse. Que menrent les beaux jonrs ! que Tàpre hiver renaisse Comme un hymne joyeux dans la plainte du vent, Une chanson d'amoiu' sort de mon cœur fervent.'

Une chanson d'amour vers ta beauté sacrée,

Femme, immortel été! Femme, immortel printemps!

Sœur de l'étoile en feu qui, par les cieux flottants,

Verse, en toute saison, sa lumière dorée.

Une chanson d'amour vers ta beauté sacrée,

Femme, immortel été ! Femme, immortel printemps I

Temps mélancolique d'automne.

J'adore, pour me souvenir, Ton jour pâlissant qui s'étonne De voir le soir sitôt venir.

D'un regard perdu j'aime à suivre Le vol pensif de mes regrets Vers tes couchants rayant de cuivre La chevelure des forêts ;

Et, blanches parmi les fumées De tes horizons incertains, A voir passer les bien-aimées De mes rêves déjà lointains.

VKUs l'on II i-iritio ciiantics lm:;

Page 1