‹ La chanson des heuresChapitre 51 sur 58 · CHANSON MATINALE · texte numérisé non relu

CHANSON MATINALE

DANS LK COUT ])i: TIIKOPIIILK DK VIAU

Cependant que Tarcher vermeil Sur les bruyères réchauffées Disperse l'or de ses trophées, Vainqueur de T ombre et du sommeil ;

Laissant les plaines embrasées

S'emplir de lumière et de chants,

A l'urne des coteaux penchants

Viens boire le frais des rosées.

Jo sais nii Inillis si profond

OiTanx Hoiii-s mnmos sur nous penchées,

Les peines resteront cachées

QiH» ton rire et tes yeux me font.

J 'oubli rai le mal que j'endure Aux sereines clartés du jour, Et jetterai, sur mon amour, Un linceul riant de verdure ;

Et je chanterai le destin.

Cependant que ton pied superbe Foulera mon cœur parmi l'herbe Que mouillent les pleurs du matin.

VKijs rouK i:'i'i;i<; r, iian'I'ks 2X

MADinOAlIX

DANS m; (.oUT a.ncik.n

A l\ LACOME

POUR DEUX YOÏX

— Garde tes fleurs, gentil berger.

Je ne voudrais pas t'affliger, Mais d'un autre ie suis l'esclave.

— Esl-il (lonr plus tondre quo moi?

— Non.

— Tr })pint-il mieux son émoi?

— Non.

— î;ui rrois-tu ]e cœur plus tondre?

— Non ; mais un soir son chant léger Vers moi s'en fut à tire-d'aile.

Je l'écoutai sans y songer.

Adieu ! je te veux protéger Du mal d'aimer une infidèle.

Garde tes fleurs, gentil berger !

V ini s POUR i<: r k k c h a n t k s •2:r

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