CHANSON MATINALE
DANS LK COUT ])i: TIIKOPIIILK DK VIAU
Cependant que Tarcher vermeil Sur les bruyères réchauffées Disperse l'or de ses trophées, Vainqueur de T ombre et du sommeil ;
Laissant les plaines embrasées
S'emplir de lumière et de chants,
A l'urne des coteaux penchants
Viens boire le frais des rosées.
Jo sais nii Inillis si profond
OiTanx Hoiii-s mnmos sur nous penchées,
Les peines resteront cachées
QiH» ton rire et tes yeux me font.
J 'oubli rai le mal que j'endure Aux sereines clartés du jour, Et jetterai, sur mon amour, Un linceul riant de verdure ;
Et je chanterai le destin.
Cependant que ton pied superbe Foulera mon cœur parmi l'herbe Que mouillent les pleurs du matin.
VKijs rouK i:'i'i;i<; r, iian'I'ks 2X
MADinOAlIX
DANS m; (.oUT a.ncik.n
A l\ LACOME
POUR DEUX YOÏX
— Garde tes fleurs, gentil berger.
Je ne voudrais pas t'affliger, Mais d'un autre ie suis l'esclave.
— Esl-il (lonr plus tondre quo moi?
— Non.
— Tr })pint-il mieux son émoi?
— Non.
— î;ui rrois-tu ]e cœur plus tondre?
— Non ; mais un soir son chant léger Vers moi s'en fut à tire-d'aile.
Je l'écoutai sans y songer.
Adieu ! je te veux protéger Du mal d'aimer une infidèle.
Garde tes fleurs, gentil berger !
V ini s POUR i<: r k k c h a n t k s •2:r