‹ La chanson du cidreChapitre 17 sur 42 · HYMNE AU CIDRE · texte numérisé non relu

HYMNE AU CIDRE

HYMNE qAU cidre

O Cidre, ô liqueur d'or, septetnbrale purée.

Qu'il faut boire en son temps, par l'hiver épurée; Salut, illustre vin des vieux vergers bretons. Vin qur îî'a point souillé la lèvre des Teutons ! Coule, coule à pleins bords dans les écuelles peintes ; Fais pisser les tonneaux dans les pots et les pintes! Ojus étincelant du ff^uit jaune et vermeil, Ton culte est célébré de Moélan à Beg-Meil :

Car tu mets en gaieté toute la Cornouaille, Ce gras pays, nourri de bonne victuaille, Quimperlé, Bannalec, Pont-Aven, Bénodet.

Tu règnes, triomphant, de VIsole à lOdet (i).

(i) Nous sommes les premiers à rendre hommage aux cidres normands, aux cidres de la Haute-Bretagne, mais, en toute sincérité, il y a là, de l'Isole à l'Odet, un Jardin des Hespérides où il fait bon naître, vivre et mourir.

O Cidre, tu rendrais les Espagnes jalouses^ Car Gamache aurait fui les rives Andalouses, S'il eût connu Fouesnant, pays des francs gosiers^ Digne de Rabelais et de ses Grandgousiers !

Pendant que lalcool ternit les fronts moroses^ Tu changes en rubis le nez des trognes roses. O Cidre ^ ô grand ami! Cidre, aimé des Bretons, Nous, soiffeurs assoiffés^ soiffant nous te chantons.

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