VERS L'OUBLI
Que de barques déjà, car mon cœur est très vieux, S'ennuyant de la rive, au loin s'en sont allées! Que d'ailes, et si loin, de la g-rève envolées! Ma vie est seule et triste ainsi qu'un soir d'adieux.
Oh ! reg-arder parfois là-bas d'où l'on arrive ! C'est si doux cette fuite et cet éloig-nement Sans rames et sans rhythme et porté seulement Sur du temps et du rêve ! Oh ! vivre à la dérive !
Etre pour l'oublier, comme un beau soir d'étô, Impassible et voilé, la vie un clair de lune ! Et puisque l'espérance au calme est importune, Se souvenir très vaguement d'avoir été...