‹ La chanson du pauvreChapitre 34 sur 82 · VERS L'OUBLI · texte numérisé non relu

VERS L'OUBLI

Que de barques déjà, car mon cœur est très vieux, S'ennuyant de la rive, au loin s'en sont allées! Que d'ailes, et si loin, de la g-rève envolées! Ma vie est seule et triste ainsi qu'un soir d'adieux.

Oh ! reg-arder parfois là-bas d'où l'on arrive ! C'est si doux cette fuite et cet éloig-nement Sans rames et sans rhythme et porté seulement Sur du temps et du rêve ! Oh ! vivre à la dérive !

Etre pour l'oublier, comme un beau soir d'étô, Impassible et voilé, la vie un clair de lune ! Et puisque l'espérance au calme est importune, Se souvenir très vaguement d'avoir été...

Page 1