‹ La chanson du pauvreChapitre 36 sur 82 · LES ROUETS · texte numérisé non relu

LES ROUETS

C'était Celle des nuits anciennes et secrètes, Dont les petites mains berçaient si bien le cœur; Dont les durables mains, de leurs chaînes muettes, Me liaient à jamais à tout ce vieux bonheur;

A ce malheur de la maison inoubliable.

De la maison fatale où bien des soirs encor, Les Mortes fileront leurs fuseaux de vieil or Sur l'éternel sang-lot d'un rouet pitoyable.

Et, dans la chambre de mystère où je l'oublie, Parmi les souvenirs dédorés d'autres jours, Morte, oh ! morte elle est là, mais non ensevelie; Et je ne puis rouvrir la maison des amours.

MON CŒUR PLEURE d'aUTREFOIS Io5

Las ! Hélas ! J'y laissai cette âme de ma vie, Et ma force d'aimer... J'y laissai tout mon cœur. Et les pâles rouets y filent, à l'envie, De la douleur... de la douleur.

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