‹ La chanson du pauvreChapitre 38 sur 82 · OU S'EN VONT LES CHEMINS · texte numérisé non relu

OU S'EN VONT LES CHEMINS

Par le vitrail, du haut de son manoir, La belle enfant, la douce châtelaine, Voit, Jà-bas, sur les routes, dans la plaine, Un peu d'automne pourpre, un peu de soir.

Oh I ces chemins et ces routes lointaines ! Les bien aimés s'en sont allés par là... Oh! les chemins ! tout ce qui s'en alla, Ne nous laissant que regrets et que peines. .

La douce enfant ! Dans son regard profond. Si lointain de regrets et de pensées, C'est la douceur des pauvres délaissées Et leur douleur pour ceux-là qui s'en vont.

MON CCHUrv PLKCnR D AUTREFOIS I OQ

Oh ! les chemins! ils s'en vont de notre âme Et s'enfoncent là-bas, dans le passe...

Comme on est seul ! Comme on est délaissé ! La souvenance appelle et nous réclame.

La pauvre enfant ! Dans le soir de ses yeux, Étoile d'ombre, ua pleur vient à paraître... Oh ! les chemins ! Et c'est dans tout son cîre, Comme un qui pari et comme des adieux.

0 les chemins ! Les routes désolées !

On voit toujours quelqu'un du souvenir^ A l'horizon s'en aller et partir, Partir au loin des heures envolées.

La pauvre enfant ! Dans ses yeux il fait noir. Le soir tombé rêve de l'heure morte...

Tous les aimés ont dépassé la porte, Et, dans son cœur, il tombe un peu de soir,

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