OU S'EN VONT LES CHEMINS
Par le vitrail, du haut de son manoir, La belle enfant, la douce châtelaine, Voit, Jà-bas, sur les routes, dans la plaine, Un peu d'automne pourpre, un peu de soir.
Oh I ces chemins et ces routes lointaines ! Les bien aimés s'en sont allés par là... Oh! les chemins ! tout ce qui s'en alla, Ne nous laissant que regrets et que peines. .
La douce enfant ! Dans son regard profond. Si lointain de regrets et de pensées, C'est la douceur des pauvres délaissées Et leur douleur pour ceux-là qui s'en vont.
MON CCHUrv PLKCnR D AUTREFOIS I OQ
Oh ! les chemins! ils s'en vont de notre âme Et s'enfoncent là-bas, dans le passe...
Comme on est seul ! Comme on est délaissé ! La souvenance appelle et nous réclame.
La pauvre enfant ! Dans le soir de ses yeux, Étoile d'ombre, ua pleur vient à paraître... Oh ! les chemins ! Et c'est dans tout son cîre, Comme un qui pari et comme des adieux.
0 les chemins ! Les routes désolées !
On voit toujours quelqu'un du souvenir^ A l'horizon s'en aller et partir, Partir au loin des heures envolées.
La pauvre enfant ! Dans ses yeux il fait noir. Le soir tombé rêve de l'heure morte...
Tous les aimés ont dépassé la porte, Et, dans son cœur, il tombe un peu de soir,