‹ La chanson du pauvreChapitre 40 sur 82 · LES PORTES GLOSES · texte numérisé non relu

LES PORTES GLOSES

0 vous, chères, que j'ai connues Et qu'aux jours tristes je revois, Vous voici, ce soir, revenues, Car mon cœur pleure d'Autrefois.

Quand, me rappelant vos caresses, Je pense à celles qui viendront, Mes mains sont lourdes de paresses, Je ne tends même plus mon front.

Car c'est vous seules que j'écoute, Qui, dans le crépuscule aimé.

De vos voix où tremble le Doute, Chantez en un palais fermé.

MON CŒUU PLEL'HE D AUTr.EFOIS

Moi, j'attends qu'à travers la porte Glose par mon fol abandon, Votre chanson de deuil m'apporte, Un peu de rôve et de pardon. . .

Oui, c'est vous seules, vous lointaines, Dont me revienne encor la voix, 0 vous toutes qui fûtes miennes Dans l'inoubliable autrefois.

Là, vous êtes dans l'ombre, seules, Telles que vous m'apparaissez Déjà semblables aux aïeules, Parlant de très lointains passés ;

Et j'entends vos voix paresseuses, Si douces que j'en souffre un peu, Gomme un chœur de tristes fileuses, Assis, un soir, autour du feu.

Il4 LA CUANSON DU PAUVRE

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