CREPUSCULE D'AMOUR
Oh ! que de crépuscule en moi-même !
Quelle douce pénombre équivoque!
C'est le meilleur des temps où l'on aime, Le meilleur de l'amour qui s'évoque.
Comme en une eau terne et vespérale, Dans le miroir de mes souvenances, Elle toute, un fantôme très pâle.
Apparaît à travers mes souffrances.
Certe, elle est douce ma solitude!
Et douce aussi la paix de mon âme !
Mais je suis triste de Thabilude De l'avoir aimée, elle, la femme 1
Après les adieux et la rancune, L'amour ne t'a pas fermé sa porte, Et me voilà ! je t'aime comme une Qui serait lointaine et comme morte.
Oh ! oui qu'il pleuve encore, qu'il pleuve En moi, le regret des bonnes heures, Et qu'encore mon âme s'émeuve De tristesses pour toi, les meilleures.
Encore un peu de ce crépuscule, De celte pluie et de cet automne, De cette rancœur qui me recule Vers ma vie abolie et si bonne !
MO» CŒUR PLEUHE d'aUTUEKOIS ïZj