‹ La chanson du pauvreChapitre 9 sur 82 · LE PUITS · texte numérisé non relu

LE PUITS

Le vent s'est endormi dans les feuilles,

Et la nuit calme, souveraine,

Berce le merveilleux sommeil

D'un village crépusculaire,

Où ne luit plus qu'une lumière.

C'est mon âme qui veille !

Alors, dans cet oubli des heures, Doucement, une pauvre vieille Ouvre à la lune sa demeure...

Et mon âme s'en va, par la plaine, Là-bas, vers l'élrang'e fontaine.

Et remonte, du fond du puits,

Avec l'ùloile qui s'y mire

Et que peut-être on a vu luire

Au firmament d'anciennes nuits;

Avec un grincement de chaîne

Qui semble une plainte lointaine

D'une lointaine peine;

Avec des pleurs d'eau qui s'cgoutte,

Des larmes sans doute !

Les souvenances un peu lasses

De bonheurs oubliés depuis...

Et tout cela c'est de la peine

Qu'on va puiser à la fontaine,

Pour consoler l'ennui qui passe;

Et c'est l'étoile bleue Qui remonte du fond du puits, Avec l'eau qu'elle éclaire un peu Du souvenir d'anciennes nuits.

^0 LA CHANSON D'J PAUVni:

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