LE PUITS
Le vent s'est endormi dans les feuilles,
Et la nuit calme, souveraine,
Berce le merveilleux sommeil
D'un village crépusculaire,
Où ne luit plus qu'une lumière.
C'est mon âme qui veille !
Alors, dans cet oubli des heures, Doucement, une pauvre vieille Ouvre à la lune sa demeure...
Et mon âme s'en va, par la plaine, Là-bas, vers l'élrang'e fontaine.
Et remonte, du fond du puits,
Avec l'ùloile qui s'y mire
Et que peut-être on a vu luire
Au firmament d'anciennes nuits;
Avec un grincement de chaîne
Qui semble une plainte lointaine
D'une lointaine peine;
Avec des pleurs d'eau qui s'cgoutte,
Des larmes sans doute !
Les souvenances un peu lasses
De bonheurs oubliés depuis...
Et tout cela c'est de la peine
Qu'on va puiser à la fontaine,
Pour consoler l'ennui qui passe;
Et c'est l'étoile bleue Qui remonte du fond du puits, Avec l'eau qu'elle éclaire un peu Du souvenir d'anciennes nuits.
^0 LA CHANSON D'J PAUVni: