‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 2 sur 73 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Une préface, faire une Méface c'ext rendre ti Mmoignaue

de ce que l'on voit, de ce que l'on décourre di caractéristique chez un auteur : c'est un peu juger el c'est encourager quelque fois, par la douceur dés mots, de la vois et du geste, le nou

redu compagnon dans la tâche entre prise Il y «a des préface de confiance et des prélaces de critique

ou d'analyse, mais toutes ont un but et une utilité : le

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ont des présentations à l'amiable, lex autres portent en soi le mérite ou le poids de leur sentence. Juale où injuste, Arant qu'un grand critique littéraire eut affirmé que les .

COM paraisons sont odicuses, lex comparaisons n'étaient pas odieuses. D'ailleurs il ext reconnu en philosophie que tout jugement, toute affirmation même, procède d'une com paraison: quand je dis blane, intritablement Je pense à noir, Monsicur Utrie Gingras, l'auteur de La Chanson du Paysan, sera-t-il content de son œurre si j'affirme sans flatterie qu'elle est digne en tout point d'être signée Gustare Lidler où Amédée Denautt ? Monsieur Ultrie Gingras est

un noureau Zidler dont La modestie égale le talent,

Salut, à Saint-Laurent, salut et gloire à toi ! Salut, fleuve géant aux rives aceueillantes ! Mon cœur par son amour, mon âme pur sa foi,

Chanñtent d'un doux accord tes beautés enivrantes.

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Facture facile, ton noble, nul effort, pas de travail, mais de l'harmonie et souvent de l'imprécis comme le demandait

jadis Paul Verlaine :

Et doucement, le soir se fait plus tendre et bleu, L'oiseau ne chante plus sous le sombre feuillage. Pendant qu'au nord lointain l'astre du jour en feu Met un dernier reflet au fond du paysage.

Quand sa vision n'est pas extérieure elle est intérieure. Vision riche de conception dont il a le secret intime.

Son premier volume de vers, certes, n'est pas une œuvre terminée, c'est-à-dire n'a pas donné toute la sève dont son jeune âge est abreuré, bien que renfermant déjà la base inébranlal!e des plus belles espérances : son second et futur ouvrage sera définitif.

Celui-ci est une belle promesse à tenir, c'est une parole donnée à laquelle l'auteur ne saurait forfaire. Monsieur Gingras a toutes les marques d'un vrai poète, dont la pre- ”nière est l'harmonie, la seconde l'émotion, et la troisième est la compréhension de ses envolées en des formules appropriées.

L'auteur de La Chanson du Paysan est jeune, à peine at-il vingt-trois ens, un bel avenir se lève pour lui. ILest déjà patriote et il sait borner ses désirs en vue, sans doute, de se compléter plus tard par le travail assidu et la médita‘ion

il possède vivement le respect des choses intellectuelles :

Désirant rien de plus, ne voulant rien de mieux,

Cher petit coin de sol témoin de mon enfance,

Que mon dernier regard soit pour toi quand mes yeux Se fermeront en paix dans l'éternelle absence !

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