L'ÉCOLE DU VILLAGE
SONNET
Au soleil de midi resplendissante, toute Blanche, et coquette encore avec son seuil usé, L'école du village à vingt pus de la route,
Éveille dans mon âme, un instant, le passé.
Je m'y revois, gamin, et l'esprit en déroute, Sommeillant à demi sur mon livre fermé, Ou bien, par la fenêtre, en épiant, sans doute,
Le gueux comptant ses sous assis près du fossé,
De ceux qui m'ont instruit, combien au cimetière, Du repos des bons morts dorment l'heure dernière
A l'ombre de la croix de notre vieux clocher !
O vous, petits enfants qui n'aimez point l'école,
Voulez-vous vivre en paix ? Pour vaincre il faut
Je “ous l'aflirme ici, prenez-en ma parole ! {lutter !
ère,
ière
MON CLOCHERK
Sonnez ! carillonnez ! cloc hes de mon clocher,
\u dur accent rustique à la fois si léger :
Sonnez ! carillonnez ! votre nouveau baptème,
Vous qui savez si bien dire comment lon s'aime,
Sonnez ! carillonnez pour l'enfant nouveau-né
Souriant à la vie et lavé du péché :
Sonnez ! carillonnez !
dans le silence austère Où monte la chanson d
u Village en prière,
Sonnez ! carillonnez !
enseignez-nous comment
Conserver à Jésus par la foi d'un serment
Et nos cœurs et nos VOIX, notre existence enticre,
Dans le bonheur profond d'un
amtilé sincère.
O vieux clocher béni, debout dans le plein jour,
loi qui vois les amis, le premier, au retour,
\ l'ombre de ta croix que le grand vent déforme, Heureux,
je viens dormir en paix mon dernier somme !