RÉMINISCENCE
SONNET
Pendant que le printemps duns son clairon d'airain, Chante une folle aubade en signe de prière, Et que sous les lilas les vents chauds du matin,
\gitent en passant l'herbe verte et légère ;
Pendant que sur la fleur l'insecte du chemin | Butine tendrement à travers ln bruyère, Et que le clair ruisseau tout au fond du ra vin,
Rapide, va grossir les flots de la rivière °
J'aime aller à pas lents pur les sentiers battus Le cœur plein du chagrin de ceux qui ne sont plus
Qu'un regret dans l'oubli de l'avenir immense,
I me semble qu'alors, je me rapproche d'eux, Et que si nul ici ne pleure leur absence,
Du moins jusqu'au tombeau j'évoque les aïeux