SÉRÉNITÉ
Enfants aux veux d'azur, vous qui ne savez pas
La douleur du remords et celle de l'envie,
\llez, jouez encore et toujours soyez las
De bonheur, de chansons et de joie infinie,
Faibles, comme la rose élevant vers les cieux
Son calice rempli de senteurs enivrantes,
Ne pressez pas le Temps de blinchir vos cheveux
‘ar vous êtes l'aurore aux promesses grisantes.
Laissez venir les ans qui ne s’effaceront !
Fuyez la foule impure où se corrompt la vie !
Ft ne forcez jamais votre trop jeune front,
À chercher des plaisirs la secrète infa mie.
‘e vous éloignez pas un seul jour
du berceau Qui, tremblant, vous reçut des bras de votre mère, Ni de l'humble chaumière où du riche château, Témoin de votre enfance et d'un bonheur sincère,
Allez, jouez, enfants : votre âge est de celui Que cherche avec amour la pudique innocence :
Allez, courez, jouez, car bientôt de l'e
Hélas !
nnui,
Vous connaîtrez l'éternelle souffrance