MOISSONS
Plus de zéphir courant comme une aile docile Sur le clavier jauni des champs d'orge et de blé : Et dans l'ombre où s'éteint le bruit d'une faucille,
Plus de voix dont l'accent vers Dieu s'est élevé
Les épis sont couchés sur la glèbe frileuse : L'oiseau dans la forêt prélude sa chanson.
Dont l'essor éperdu, sous la voûte amoureuse,
Trouble et mon âme en fête et le vaste horizon,
Malgré les froids aigus de la nature hostile
Ils ont gardé le fruit débordant de leur cœur
Et songent, maintenant, dans la plaine fertile
Au silence prochain du village réveur.
Un i OHANSON DE pays
Les sentiers, les coteaux et les vallons immenses En concerts fraternels, tout est mystérieux :
Tous annoncent la nuit aux furtives cadences
Enveloppunt soudain et le sol et les cieux
\ux reflets de lu lune étalant à la vue.
Comme une nappe d'or l'abondante moisson Je vais, pauvre poète, et mu croyance étoue
Cherche à ses maux cachés une humble guérison.
O terre des nïeux, terre cent fois bénie, Lorsque la mort viendra me saisir en chemin, Laissant sans suite, hélas ! ma douce rêverie,
Ouvre-moi grands les bras et très large ton sein !
BEN 6 HAN st tit Fur