‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 45 sur 73 · AUX CULTIVATEURS · texte numérisé non relu

AUX CULTIVATEURS

A ceux qui vous diront par de belles promesses, Des villes la splendeur, à leurs chants sovez sourds Ce mirage est souvent fait de fausses richesses :

Pavsans, mes amis, méprisez-le toujours !

La cité pour les siens se dit enchanteresse

Et promet sans compter mais ne donne jamais, Eveillant duns la vie une douleur sans cesse

Croissante, comme un songe envahi de regrets.

Sous son luxe qui ment, la souffrance se cache. Des enfants sans souliers vont mendiant leur pain, Seul, l'espoir d'un beau jour au monde les rattache,

Car Dieu veille surtout sur le pauvre orphelin.

LA CHANSON pt

(hs voilà l'existence it soi des métropoles,

Tandis que vons allez, heureux, chaque matin.

Lans les prés, duns les « hamps, du blé jusqu'aux épaules,

Vovunt fuiver dans Fair la chaumicre ati lointain

\imez, cultivateurs, votre charmant village,

\imez vos bois ombreux, aimez votre fover ;

L'honncteté rustique est |

C'est elle c

ü mére du sage,

ui fait doux votre rude métier.

\imez vos coteaux verts. aimez vos prés immenses,

EU du bien paternel ne Car le

désertez jamais,

est concu de vaines espérances,

Le pain de l'étranger, hélas est bien mauvais! |

De crûce uimez-le bien ce peUE coin de terre,

Qui vous regarda naître et vous verra mourir,

Car. c'est lui le facteur d'une invisible gloire.

Cest par lui que vos fils comptent dans F

avenir,

Puis, dans la paix du soir que chaque nuit ramène, En ces temps trop certains d'où vous fuirez nos lieux. Chacun fera sa part, avant chacun la sienne,

Et votre souvenir sera béni pur eux.

LA CHANSON pt PAYSAN

Page 1