LE SOIR À LA CAMPAGNE
Un calme pénétrant règne dans l'air serein Vu nord lointain du ciel lu grive se promène, Et l'on entend le bruit que fuit dans le ruvin
L peut riuisseutu de ln forêt prochaine
L'horizon s'obseureit, l'oiseuu COPSSE Soi chant : Un voile gris cendré s'ét nd sur ln nature.
Et jette avec ü“inour arme caressant
Sur les bois et les mot és 4 leur verdure,
Cest l'heuse coutumière où le travail fini, Des champs, le moissonneur dans su rude charrette, Revient l'âme joyeuse et le cœur attendri.
Lorsque l'onde s'endort, paresseuse et discrète.
Devant la blanche ferme où les bœufs ätu repos, Trempent dans l'eau leur mutle en agitant la queue, Un coq gris de plumage, éveillant les échos,
Lance son dernier chant à travers l'ombre bleue.
De robustes enfants s'amusent dans la cour,
Du toit, S'échappe lente, une blanche fumée.
Cependant que sur nous, fidèle à son retour.
Descend l'âme du soir à l'heure accoutumée,
Une morne tristesse alors saisit le cœur,
Car, la campagne, hélas ! me semble abandonnée,
Tellement la paix règne empreinte de douceur,
Sur cette foule aux champs tout à l'heure agitée,
Parfois, une hirondelle, ayant fait de foin sec,
Son nid au soliveau d'une vieille toiture,
Revient à tire d'aile, emportant dans son bec
Pour ses tendres petits un peu de nourriture.
Soudain, comme des Veux rouges et fuleurants.
Des lumières dans l'ombre à travers les fenêtres,
Filtrent leurs rayons d'or, témoignant aux passants
Des plaisirs du foyer, de la bonté des maîtres,
Heureux de leur destin à nul autre pareil,
Où sont nés les aïeux, où moururent leurs pères,
Hs peinent bravement sous les feux du soleil,
Au centuple payés par le fruit de leurs terres,
Ainsi, passe la vie au sein vaste des champs !
Que votre sort est doux à ma douleur profonde
Aimez votre métier, aimez-le, paysans,
Vous êtes par lui seul le vrai soutien du monde !