‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 50 sur 73 · RÊVERIE · texte numérisé non relu

RÊVERIE

O soir rêveur, soir de caresses, Reposant sous les peupliers !

Rives aux vagues charmeresses

Pleines de bruissements légers !

Que de fois ma voix enfantine Jette à l'écho son cri d'amour, Quand, vers l'horizon qui s'incline,

Tu fuis voyant naître le jour.

Là-bas, l'azur d'émoi se grise :

Phébée argente l'horizon, Dont le clair reflet s'éternise

Sur le gai ruisseau du vallon.

LA CHANSON pt PAYAAN

La chaumière au toit solitaire, Dont l'âtre alors dit le chagrin, Semble du fond de sa miscre,

Attendre le retour de quelqu'un.

La nature pleure en silence ; Bientôt, hélas ! tout va sombrer Dans le goutfre béant, immense,

Des jours fuvant vers l'étranger.

Mais au premier chant de la brise, Une voile au loin sur l'étang, Plus blanche et nette se précise,

Comme sur la neige du sang.

Froissant les algues parfumées, La barque fuit plaintivement,

Avec dans ses cordes mouillées

Les lugubres sanglots du vent.

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