‹ La chanson du paysan [microforme]Chapitre 63 sur 73 · MA SOUVERAINE · texte numérisé non relu

MA SOUVERAINE

Celle que j'aime, à souveraine, Vu paysanne aux benux grands veux, Est la plus belle Canadienne

Qui jamais naquit sous les cieux

Son front de [RS s, sa bouche rose, Sont à tromper les papillons Qui chaque soir, à la nuit close,

Ÿ parfument leurs ailerons

Ses dents blanches et mignonnettes Ont des éclats mystérieux.

Et l'arome des violettes

Dormant au fond d'un vase creux,

Tout en elle, chante la vie, Le gage d'un bel avenir, Cette candeur tendre et ravie

Qu'éveille en nous le souvenir.

Je ne la connais pas encore, Moins qu'elle ne me sait vivant, Mais un présage que j'ignore,

Me nomme déjà son amant.

Certes, l'on se voit sans qu'un doute Ne vienne eflleurer le présent, ; Nous allons par la même route,

Elle derrière et moi devant.

Mais si bientôt je dois lui dire Combien mon être en est rempli, Oh ! que ce soit dens un sourire

Venu dissiper mon ennui.

ï LE Ë #

LA CHANSON Dpt PAYSAN

En mon cœur un bien doux secret

Qu'effeuille une brise lointaine

Gazouille tout bas, bien bas, c'est :

* Vous lectrice, ma souveraine ! ”

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