MA SOUVERAINE
Celle que j'aime, à souveraine, Vu paysanne aux benux grands veux, Est la plus belle Canadienne
Qui jamais naquit sous les cieux
Son front de [RS s, sa bouche rose, Sont à tromper les papillons Qui chaque soir, à la nuit close,
Ÿ parfument leurs ailerons
Ses dents blanches et mignonnettes Ont des éclats mystérieux.
Et l'arome des violettes
Dormant au fond d'un vase creux,
Tout en elle, chante la vie, Le gage d'un bel avenir, Cette candeur tendre et ravie
Qu'éveille en nous le souvenir.
Je ne la connais pas encore, Moins qu'elle ne me sait vivant, Mais un présage que j'ignore,
Me nomme déjà son amant.
Certes, l'on se voit sans qu'un doute Ne vienne eflleurer le présent, ; Nous allons par la même route,
Elle derrière et moi devant.
Mais si bientôt je dois lui dire Combien mon être en est rempli, Oh ! que ce soit dens un sourire
Venu dissiper mon ennui.
ï LE Ë #
LA CHANSON Dpt PAYSAN
En mon cœur un bien doux secret
Qu'effeuille une brise lointaine
Gazouille tout bas, bien bas, c'est :
* Vous lectrice, ma souveraine ! ”