‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 51 sur 79 · II · texte numérisé non relu

II

Alleg

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0 lu me u, T'a . ma .va pri.ma, A . va

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DUD t'a . ma pi . ù Tra la la la la la Tra la

Ahti- f^J-^pr^^\j^}j} J^g

la la la la la la la la! Tia 1<

Oh ! mon mien ! — Il t'aimait jadis, — aujourd'hui il ne t'aime plus. — Trala la la la, etc.

Oh ! qu'a-t-il fait ? — S'il a changé, — je saurai bien m'en faire aimer de nouveau. — Trala la la la. etc.

Oh ! cher trésor ! — C'est qu'il a une démarche de duc — et un port quasi royal. — Trala la la la, etc.

Dans cette mélodie — dont les quatre premières notes sont dites, en appel, par une femme tandis qu'une autre poursuit et que toutes ensemble chantent les tralala, — dans cette mélodie on peut retrouver, à peine déformée, une de ces tarentelles napolitaines que les Corses ont acclimatées chez eux au point de les croire comme faisant partie de leur patrimoine national, — ainsi la Zilimbrina qui se chante et se tourne en ronde ou en farandole plutôt qu'elle ne se dit et s'agite en tarentelle :

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Allegretto

Al . lis . oia , allis . cia - ti,o

<i,''ti f p r p ir p r p If ii^É

Zi . lim.bri . oa, Th'eo ti vo . g-liu ma . ri . ta

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E.o son lis-ciae fa . ta bel . la , Qua.le mi hu

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le .te dà ? Tra la la la la la la la la !

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Tra la la la la la la la la!

Fais-toi belle, fais-toi belle, o Zilimbrina ! — Car nous voulons te marier. — Je me suis parée et faite belle, — lequel voulez-vous me donner ? Trala la la etc.

Nous te donnerons Jean-Mathieu ! — Celui-là ne te plairait-il pas beaucoup .^ — Vh ! certes non, pas celui-là Il vous faut le mettre de côté. — Trala la la, etc.

Eli ! bien vas vite te faire belle, — nous t'en donnerons un plus beau. — Nous te donnerons un capitaine ; — peulôtre celui-là te plaira bien ') — Trala la la, etc.

Ah ! celui-là je le prendrai ! — faites nous le venir ici, — et si nous sommes toutes contentes — nous nous en irons marier. — Trala la la, elc.

M. J.-E. Rossi, dans son excellenlc étude sur ses compatriotes — Les Corses — parle de danses appelées

D'après La Lyre Corse.

conca, marsiliana, tareiilella ; à part la tarentelle — et très assagie encore — nous n'avons pas eu connaissance des deux autres et, dans les villages, aux jours de liesse, nous ne vîmes guère, à côté des rondes d'enfants et des farandoles monotones, que des polkas, des mazurkas et des valses, fort bien dansées d'ailleurs, au son de l'accordéon. En vain, les pêcheurs italiens qui, volontiers, relâchent dans les ports, ont tenté d'importer la saltarella des Calabres ; les danses de caractère son t oubliées comme est inconnue aujourd'hui cette fameuse pyrrhique, appelée « la Mauresque » qui se dansait furieusement par deux groupes mimant, en lointain souvenir des corsaires barbaresques, les phases d'un combats

Mais, qui sait ? n'est-ce point parce qu'ils sont trop graves que les paysans, les montagnards et les bergers de Cyrnos ne dansent pas, avec frénésie, comme les insouciants Andalous, graves eux aussi pourtant, mais tellement puérils et si passionnés ? Ou ne serait-ce pas encore qu'il était bien difficile de danser avec le fusil dont jadis tout bon Corse n'aimait pas à se séparer?

I. La « Mauresque » ne se danse plus depuis la fin du wiii* siècle et à Bonifacio depuis quarante ans seulement.

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