‹ La chanson populaire de l'île de CorseChapitre 54 sur 79 · Dionomachia, cant. VIT · texte numérisé non relu

Dionomachia, cant. VIT

2. De pinipaute beauté celui-ci est un modèle ; — et c'est \uî grand bonheur pour nous qtie, s'il' meurt, — nous ne perdions pas la race d'un homme si beau. — 11 sait le français, et l'enseigne aux dames ; — mais de la langue des savants — à. peine a-t-il appris le qui, quss, quod.

3. Courtoisement,^ il leur tend une main à baiser, — et abandonne mémo aux baisers de telle ou telle — un anneau sacré qui pend à sa chaîne de montre ; — un si charmant accueil en toutes fait naître — un secret, et pieux désir — de faire avec lui la confession pascale.

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ment ceux de la Basse-Bretagne. Au dire des historiens, peu savaient la grammaire et dans les \ingt-cinq couvents que possédaient les Franciscains, on n'eut pas compté huit lettrés ^. Aujourd'hui, tout a bien changé, que de braves gens dans les humbles presbytères de Corses et que de savants, d'exégètes et d'artistes dans le seul monastère de Gorbara où passèrent — en disgrâce souvent — les plus illustres disciples de saint Dominique, les Lacordaire, les Didon, les Monsabré, les Sertillanges.

Quant au Corse, il jure comme un païen, sacre comme templier, se préoccupe peu de la messe, ou des abstinences, néanmoÎFis il a la foi robuste et gaie. Le purgatoire le tracasse et, pratique, il veut entrer en composition :

Ce un purgatorio,

Perche saria pocu lu nostro,

Per fa la restituzione

E per ave l'assoluzione,

Ogn'anno do un agneliu

Per tutti i danni

Gh'io faro a questo e a quellu.

Ai patroni, ai guardiani

E ai christiani'.

Mais le scapulaire au cou, le chapelet ou le rosaire en poche, il murmure dévotement l'Ave Maria ou le

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