Tout à fait semblable, li'après Fauriel, au vocero corse
?>. Dos Corsos résidant on Alf^éric nous ont niomo cortilîé que la mélodie des chants funèbres kabyles est exactement semblable à celle des mêmes chants corses.
les vieilles gens de la campagne en gardent jalousement la tradition.
Nous avons dit précédemment le rite spécial aux funérailles corses ; pour les morts violentes, il ne dilTère que par la fureur qui s'exhale des chants et s'affirme dans les attitudes, fureur rythmée de loin en loin par une onomatopée de sanglots, le « dih 1 dih ! dih ! » ^ des vocératrices hululant à la mort comme les femmes kabyles et Ouled-Naïls hurlent à la joie avec leurs u you ! you ! y ou ! »
Le souci de ces funérailles, qu'on pourrait dire sanglantes, préoccupa toujours les Corses au point que, condamné à mort, un des plus célèbres bandits du commencement du siècle dernier (1821), Viterbi, réglait ainsi son convoi par une suprême lettre 2 que, la veille de son exécution, il écrivait à sa femme :
MiA CARISSIMA GONSORTE,
Ormai ci avviciniamo allô scioglimento del nodo, e siamo già sul punto di vedere l'ultima scena dell'ultiiiio atto. lo non mi lusingo che si possa ottenere nuUa di favorevole, e pero mi dispongo con tranquillità di anime, e senza inquietudine a fare il mio viaggio in un nuovo sconosciuto monde, perché ho la coscienza non macchiata (la delitto da meritarsi punizione severa. lo dunque finiro la mia carriera in un modo da non far arrossire i miei parenti ne i miei persecutori, se ne avrô la facilita ed il tempo.
Quando avro cessato di vivcre, sarà per me indifférente
1. D'aucuns y veulent voir la racine du mot sarde tiare, se lamenter.