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que Grâce à nos ca. non. nié: Dan sons la Car-uia.
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- gno - le, Vi - ve le son, vi ve le son! Dan
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- sons la Car-ma gno- ie,Vi-ve le son du ca non.
Castil-Blaze, daus son Molière musicien, vol. II, j). 457, dit que la Carmagnole est un air provençal, infiniment y iqvch; c'est une supposition des plus gratuites : d'après son aspect, c'est un air de chasse du siècle dernier.
Agricole Viala, chanté par la citoyenne Saint-Aubin.
La prise et la reprise de Toulon (plusieurs pièces).
U autel de la patrie.
La. carmagnole.
La. ca.rmagnole des rog< (listes.
Chanson des sans-culottes.
L' Heureuse Décade.
Le Globe (ballon) des Tuileries.
(Il y en a une quinzaine, dont l'une sur l'air de Malhrouglt).
La liberté ou la mort.
Les saints convertis en monnaie.
Veillo7is au salut de l'empire.
La victoire en permanence.
Hymne pour les marttjrs de la liberté : Barras et Viala.
Hymne sans-culotide.
Ljc club des bonnes gens.
Hymne à l'arbre de la liberté.
Hymne à J.-J.-Rousseau.
Hymne à la Raison.
Hymne au genre humai?!.
Hymne sur la bataille de Fleurus.
Reddition de Lyon.
Religion républicaine.
LjC réveil du peuple (avec la signature de Gaveaux). Le salpêtre républicain.
Hymne à la Raison.
Hymne à l'Éternel.
Les maîtres de danse, ayant à cœur de prouver leur patriotisme, inventèrent et firent imprimer des contredanses avec les titres gracieux et alléchants que voici :
Le droit de l'homme. — La première réquisition. — Le serment civique. — Xrt guillotine. — Le Veto. — Le tombeau des aristocrates. — Les culs fouettés. — Les nonnes fouettées. — La joie du père Duchêne. — La fureur du 2^ ère Duchêne. — Les jJetits assigjiats. — La résurrection de Voltaire, etc.
A cette époque, où le besoin de rimer allait jusqu'à la folie, ou semble avoir voulu ressusciter aussi les chansons législatives
des Grecs, car nous trouvons la Constitution en Vaudevilles, par Marchant, 1792. — La Constitution de la Rqmblique en Vaudevilles, par Rarael Piclienot, an III. — La Révolution française en Pot pourri, 1791. — La République en Vaudevilles, par Marchant, 1795. — Le Code civil en vers, par J. H. F. R. Paris 1805 (lisez J. H. Flacon Rochelle) (1).
En 1788, avait para la Cantatrice grammairienne, par l'abbé Barthélémy, ouvrage où l'on ajiprend l'orthographe pa.r le moyen des chansons erotiques, dédié aux dames. — Il y eut aussi le Vélocifére grammatical ou la langue française et V orthographe apprises en chantant, ^^2.x W" St. de Warchouf, 1806 ; troisième édition. — Arlequin au Museimi, ou Critique des tableaux en Vaudevilles. Paris, 1802. Deux suites, dans lesquelles on parle de Van Loo et de Fragonard. — Puis encore les Tableaux du Muséum en Vaudevilles, ^^v le citoyen Guipava, Paris au 9.— L'observateur au Muséum ou la Critique des tableaux en Vaudevilles. Sans date.
Le règne de Napoléon P"^ a produit peu de chansons patriotiques ; on dirait que le grand guerrier avait mis les chanteurs hors d'haleine, ou serait-ce peut-être parce que les innombrables chansons de la République avaient assourdi suffisammeut les oreilles, et ébréché, éraillé outre mesure le gosier des chanteurs?
Les victoires de Napoléon furent cependant chantées, et donnèrent lieu à de noml)reuses pièces de vers, des odes plus particulièrement. Malgré ce bagage poétique, c'est encore Béranger qui a le mieux conservé dans la mémoire populaire le souvenir de l'empereur Napoléon P'; ces chansons-là se trouvent parmi les plus réussies du célèbre chansonnier.
La révolution de 1830 fit bien éclore quelques chants patrio-
(1) Déjà en 1768 on avait mis au jour la Coutume de Parh, en vers, et en 1841! on publia la Charte constitutionnelle de 1830, mise en vcvs parLouis Roger. Valeuciennes.
tiques, mais aussitôt parus, aussitôt oubliés. Halévy composa le Tricolore sur des paroles de Barthélémy et de Méry, ce morceau eut le sort commun, et la Farisienne seule se soutint pendant les premières années du règne de Louis-Philippe (1).
A propos des événements de 1848 nous trouvons quelques pièces sur la mort du général Négrier et sur celle de l'archevêque de Paris.
Les nombreuses chansons parues sous le règne de Napoléon III sont de notre temps, il semble hors de propos de les mentionner. Quant à celles relatives à la guerre avec la Prusse en 1870 et les chansons patriotiques de la Réj)ublique actuelle, il y en a une montagne : la Bibliothèque du Conservatoire en possède 10 ou 12 volumes in-folio ; le Rhin allemand de Musset, à lui seul, a paru avec trente ou quarante diverses versions musicales.
Que la France chante ses succès, ses victoires : ce n'est que juste et raisonnable, mais on ne se doute pas assez dans notre beau pays que, de l'autre côté du Rhin, on a soin de mettre en relief toutes nos défaillances et tous nos revers, surtout dans les chansons.
Nous possédons une dizaine de pièces rien que sur la retraite de Moscou, que les Allemands appellent la Fuite de Russie de l'empereur Napoléon; puis ou nous chansonna par là, dedans le pays de Prusse, sur les événements de 1813, Lûtzen, Vittoria, Leipzig et enfin à propos de l'invasion des alliés. Nous ne mentionnons pas les petits combats, mais les Allemands ont soin de les mentionner dans leurs chansons, où rien n'est oublié : l'entrée des alliés à Paris et la chute de Napoléon, tout cela est rappelé dans mainte pièce.
La guerre de 1870-1871 a été pour les chansonniers prussiens une occasion superbe de nous déchirer à belles dents ; on a déjà
(1) La Parisienne, voyez le chapitre des Chansons histoi-iijues, p. ô3 et ô4.
LA CHANSON POPULAIEE. 173
publié cent cinquante ou deux cents chansons là-dessus ; nous ne
parlons que de celles que nous possédons, et nous ne possédons
pas tout.
Ces produits de la verve prussienne ne sont pas toujours des
chefs-d'œuvre d'esprit ; on en pourra juger par la suivante, où
tous les mots soulignés sontenfraur-ais dans le texte allemand :
Ainsi, nous allons marcher
Sur la belle ville de Paris ;
Là nous apprendrons le beau langage,
Cela est sûr et certain :
Vullé vou des coups, Mosié,
Pour la gloire et la liberté?
Toujour gais, toujour joyeux.
Comme le roquet dans son paletot,
Vullé vowdes coups, vullé vou?
Filou ! filou ! filou ! et hourrah!
On voit que ces poètes populaires de la Germanie prussienne, dès qu'ils touchent à une langue qui n'est pas la leur, deviennent absolument idiots. Nous donnons eu entier la chanson intitulée :