‹ La chanson populaireChapitre 44 sur 50 · LA FUITE DE BOURBAKI EN SUISSE · texte numérisé non relu

LA FUITE DE BOURBAKI EN SUISSE

Dieu les a frappés, l'homme, le cheval et l'équipage. L'armée française erre dans la neige et la glace. Bourbaki en fuite, ses soldats sans discipline : Dieu les a frappés, etc.

Des tambours sans baguettes, des cuirassiers en robes de femmes, des chevaliers sans épée, des cavaliers sans cheval : Dieu les a frappés, etc.

Des porte-drapeaux sans drapeau, des fusils sans chien, des commandants sans talent, des canoniers sans canons : Dieu les a frappés, etc.

Des sacs sans pain, partout la faim et la misère, des chariots sans roues, tous faibles et fatigués : Dieu les a frappés, etc.

C'est ainsi que l'armée française fuit vers la Suisse, où avec peine elle se sauve de la mort : Dieu les a frappés, etc.

Au lieu de mettre le paj-s allemand cà feu et à sang, ils sont terrassés comme Pharaon : Dieu les a frappés, l'homme, le cheval et l'équipage.

La Commune de Paris a de même inspiré la muse d'outre- Rliin, qui, daus sa raillerie, fait parler ainsi les communards ;

Gai, gai, frères et amis.

Nargue des soucis :

Buvez un bon verre de vin.

A la santé des frères et amis Qui démolissent tout, Ce sera notre joie !

Allons, vivons gaiment, Festoyons et chantons, C'est si ennuyeux de travailler.

L'argent ne manquera pas d'ailleurs.

Nous prenons partout,

Qui peut nous en empêcher ?

A bas les patrons et les curés,

Les rois, les empereurs,

A bas tout ce qui veut commander !

Nous sommes des citoyens libres, L'univers entier sera notre proie :

Voilà comment il faut asrir.

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