‹ La chanson populaireChapitre 47 sur 50 · PP · texte numérisé non relu

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Je suis le fa - meux Mi.gno - Iet, gé.né.ral

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des Es pa.gno.lets;.

Quand je marche la ter-re

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des Es pagnO-Iets-, Qiiandjemar. che la ter.re

f rem - ble, C'est moi qui con.duis le so .

trem - ble, C'est moi qui con

duis le so

îil.

Et

je ne crois pas quen ce

- leil, Et je ne crois pas qu'en ce

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mon- de On puis se trou . ver mon pa - reil.

mon - de On puis, se trouver mon — pa - reil.

LA CHANSOX POPULAIRE.

Cette version de 17G0, en rythme binaire, paraît avoir été •calquée eu rythme ternaire parla Clé ducaveaic, qui s'est permis en outre des rajeunissements faciles à distinguer.

On voit par cet air de V Echelle du 'Temple, noté à différentes époques, une preuve palpable de l'indécision des rythmes dans la transmission des chansons, puisque la même est tantôt en rythme binaire, tantôt en rythme ternaire; quant à la dernière version, celle de la Clé du caveau, elle est plus pimpante, plus vive, en un mot elle est rajeunie.

Il y a des légendes dont l'origine se perd dans les temps les plus lointains, mais que le peuple a constamment maintenues dans son répertoire. La transformation de la langue a fait abandonner les paroles originales , qu'on ne comprenait plus, l'air ancien a sombré dans le même naufrage : le sujet seul a survécu. Un des plus curieux exemples est la chanson gracieuse : Las! il n'a nul mal qui n'a le mal d'amour qu'on trouve déjà au quinzième siècle (1). E. de Coussemaker l'a publiée d'après un manuscrit belge ou flamaud, de la façon suivante :

La bel. le se siel — au pied de la (our, Pè-re li de man de: Fill' que \o ^ leis - vous?

Qui pleure et sou pire et mai-ne grant — do leur. Son Vo„ leis-YOus ma rit ou vcleis -vous — Sei gnour? Je

a rj

ne >-ueLhe ma . rit Ne je ne vueLhe Sci gnour,

(1) De Orto (Dujardin), compositeur qui vivait au 15'"« siècle, a écrit une messe sur I-a belle se siet au pied de la tour.

.dieu,nia beV-Ie fil . le, à ce -là fau reis -vous, ^Pè.re, s'on le pent,se m'en sou . jeis des. .sous.

Car il se. rat pen.du dejnain au point du jour. En-si di.ront les gen&Ce sont lojf - als a. mours.»

Cette même version a passé en vente il y a un peu plus d'an an, dans un manuscrit de la fin du quinzième ou commencement du seizième siècle (1).

La Bibliothèque nationale possède deux parties de chant d'un recueil imprimé à 4 voix au seizième siècle, en voici le superius^ que le ténor suit pas à pas en imitation :

Je veux le mien 3 my qui est dans la

tour: Las! il n'a - nul mal qui n'a le mal d'à mour.

Beaucoup de compositeurs du seizième siècle ont mis cette chanson à 4 voix, avec des textes qui varient, tout en gardant le même sujet. Ainsi on la trouve avec de la musique de Bussy dans les Chansons en forme de zaudeville, 1573, Le Roy et Ballard; avec de la musique de Josquin des Prés dans la Couronne et Fleur de chanson à trois, Venise, 1536, dont le seul exemplaire connu est à la bibliothèque de Rouen, provenant de Leber. Il nous souvient d'avoir vu cette même chanson à 4 voix avec de la mum « c.

Je vuelJiè le mien a -mi Qui paurist en la tour: — Par

(1) Catalogue delà librame Tioss, ls84.

sique d'Orlando de Lassus à la bibliothèque Sainte-Geneviève. Laborde, dans son Essai sur la musique, 2™'' volume, donne une version plus moderne, dont le thème est fort gracieux ; il l'attribue à Jacques Lefebvre, que Fétis cite comme un compositeur de la cour de Louis XIII (1).

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