HORTENSE, GALOUBET
HORTENSE. Comment se fait-il que tu aies laissé celte femme arriver jusqu'ici?
GALOUBET. C'est (pie... une fois par hasard, voyez-vous, Caiherine...
HORTtNSE. Encore Catherine! ne t'ai-je pas défendu de m'appeler autrement que madame la baronne, ou Hortense, quand nous sonunes seuls!
GALOUBET. Dame ! c'est un effet du cousinage, vosez-vous ; je suis volie cousin, moi, Catherine Godard !...
HORTENSE. Est-( e aiissi à cau-e de ton cousioj'ge que tu le grises si souvent, et que tn fais si bonne garde, que là, sans moi, cette fennne. ..
GALOUBET, s'animantpeuàpeu. Hortense!
l'Iiumanité est faible ! l'homme fait partie de l'humanité; l'immanié a des ch.igrins, moi aussi. J'ai notre (ousin Giraud sur l'estomac, moi ! Vous l'aimez mi» ux que moi, lui, un ex gardeur de va( hes ! Vous en avez fait presque un monsieur, landis que moi, vous me réduisez à l'éiat de chien de gai de du châieau, moi, un ex-maîire d'école! et vous vouiez qii'îj'afliche une grand- gaîté, et vous ne voulez pas ({ue j'oublie dans une ivresse passagère mon ma: heureux destin ! Ah ! baronne, Horlen^e, cousine!...
HORTENSE. En \oilà assez ! va te promener autour du château.
FRUCTUEUX, entrant de gauche. Oui, Galoubet, va te proiiiener.
GALOUBET. Autour du château , gardeur de vaches élégant ! [A Hortense.) Est-il laid depuis qu'il est élégant ! (// disparaît par le fond,)