‹ La chapelle royale de VersaillesChapitre 6 sur 34 · IR · texte numérisé non relu

IR

RENZ]

Be

Demortain, E flump

Fig. 3 & 4. — Plans des vestibules, de la Chapelle et des galeries, au rez-de-chaussée et au 14" étage,

d'après le recueil de Demortain.

La couverture

Le fronton

La lanterne

Les portes

Les colonnes

Les pilastri

La principale porte de la

Deux petits escaliers et leurs portes

les fenêtres

Portes dorées

et les pilastres

Les ornements

de sculpture

La porte de la

de dalles s'élèvent en glacis et par recouvrement sur les ailes depuis leur balustrade jusques à l'appui des dernières fenêtres. De petites arcades donnent passage sur cette sorte de couverture par dessous les piliers boutants; et ces fort massifs s'élèvent contre les trumeaux des fenêtres jusqu’à la dernière corniche de l'édifice, où il y a sur des socles, autour de la naissance du comble, un vase fait en façon de torchère, au dessus de chaque pilier boutant.

Des de la fac

fenêtres du rond-point ne donne aucun jour au dedans de la chapelle. La

figures assises représentent la Foi et la Religion, sur le fronton

de devant, au dessus de la fenêtre, qui, de même que les trois

f de la fenêtre du fronton est ornée d’une gloire de chérubins portés sur

des nuages. en bas et

Le comble de la chapelle a de larges bandes dorées sur toutes ses extrémités, jusques au haut de ses deux poinçons où l’on voit sur chacun un groupe de trois figures d’anges qui embrassent un faisceau

de palmes; des chérubins ornent les lucarnes et une riche campanile qui en

embellit tout le faite, car elle s'étend de dessous les deux groupes d’anges

jusqu'à une plate-forme ronde et magnifique qui porte la lanterne sur

milieu de lacouverture. Tous ces ornements sont dorés ainsi que de grandes

consoles, des festons, des figures d’anges, et deux grands écussons des armes du Roi qui sont devant et sous la plate-forme de part et d'autre du comble, et ainsi que toute la lanterne, qui est entièrement à jour et qui est composée de huit petites colonnes et d'une calotte toute dorée dedans et dehors.

Voilà sommairement ce qui regarde l'extérieur de la chapelle royale

de Versaill

; elle est beaucoup plus haute et plus somptueuse qu'aucun

autre bâtiment de ce palais; cela n'empêche pas que, dès qu’on approche de

l'intérieur de la chapelle, on ne soit surpris par l'éclat et l'excellence des ornements qui l'enrichissent, car il y en a encore davantage dedans que

dehors et l'on ne connaît point ailleurs d'édifice si magnifiqu

tibule est du côté des jardins, c'est-à-dire du côté de

ai dit que le v l'occident; on y monte par un perron de plusieurs marches et trois grandes portes en plein cintre ÿ donnent entrée. Il n'y a pas au rez-de-chaussée du

Château de Versailles de vestibule plus grand, ni qui soit si orné. Il est

pavé de différents compartiments de plusieurs sortes de beaux marbres. Un ordre ionique de huit pilastres à droite et à gauche et de vingt-

quatre colonnes, dont seize sont accouplées et les huit autres sont placées

au devant des pilastres, soutiennent autour et au milieu de ce vestibule des

plates-bandes fait

ss de claveaux de pierre pour porter le plafond et la charge du grand salon qui est au-dessus.

Six arcades, dont les cintres sont un peu surbaissés, occupent de part et

d'autre les intervalles des colonnes er des pilastres, et vis-à-vis des portes

occidentales, il ÿ a dans ces ouvertures de même symétrie trois portes dorées, chacune environnée d’un chambranle.

Celle du milieu est la principale porte du bas de la chapelle qu'on a orientée de la même manière que les plus anciennes églises, et cette porte principale, plus grande que chacune des deux autres dont l'ouverture est en

plein cintre, nest qu'un peu bombée par le haut; il en est de même de la

porte oc a à celle-ci une arrière voussure

identale qui est vis-à-vis. Il

pour accorder l'ouverture de dedans avec l'ouverture du dehors. Une

et les autres ouver-

console sert de clef à chacune des deux mêmes porte tures ont des trophées en bas-relief pour ornement dans leurs angles aux des.

L'on peut aussi entrer dans la chapelle par les deux portes dor

côtés du haut des a

es les.

moins grandes; elles servent à aller à deux escaliers en forme de vis qui

conduisent en haut à une tribune et à des galeries. En effet, ces escaliers

ont

leur palier d'en bas chacun une porte pour passer dans l'entrée de

la chapelle sous la tribune, où deux portes de ces escaliers se font symétrie

l'une à l’autre. Les deux mé on

dont celui du côté du septent

e et conduit jusqu'au dessus des ailes de la chapelle, ont encore chacun, au plain pied de la tribune et des galeries, des portes pour y entrer et une troisième pour aller dans le grand salon qui est au-dessus du vestibule et qui est beaucoup plus exhaussé et enrichi d'ornements.

Dans ce salon, aussi tout pavé de fort beaux marbres, il y a trois fenêtres

ou plutôt trois grandes portes vitrées, car elles donnent entrée sur un balcon

du côté des jardins. Deux niches pour placer deux statues de marbre

occupent, l’une vis-à-vis de l'autre, le milieu des deux faces des côtés du salon, entre quatre ouvertures ou feintes ou véritables qui sont remplies par de riches portes, dont tous les ornements de menuiserie et de sculpture sont dorés; et trois autres portes dorées sont vis-à-vis les trois fenêtres, mais

huit grandes colonnes corinthiennes accouplées dans les deux intervalles

des fenêtres et dans les deux intervalles des trois portes opposées, et huit

autr

lacé

s colonnes

s devant huit pilastres aussi d’ordre corinthien, aux

côtés des niches et dans les ar

gles du salon, le décorent tout autour et

portent un entablement d’où s'élève une espèce de voûte faite de stuc.

est dans les angles de cette voûte si élevé:

qu'il y a des groupes de figures et des bas-reliefs qui représentent les quatre Parties du Monde, erque plus haut un gros cordon orné de sculpture environne une coupole. Elle augmente encore lexhaussement du salon, dans le milieu, en sorte que le salon et le vestibule qui est au-dessous occupent ensemble toute la hauteur

du pavillon jusque sous le combl

atre les ornements de

ulpture qui embellissent tout le dedans du

assises sur les

salon, on doit considérer seize figures de Vertus moral

chambranles des six portes et des deux fenêtres qui sont cintrées, car la fenêtre du milieu, plus ouverte par dedans que par dehors, et la porte principale de la tribune de la chapelle, de même grandeur que cette fenêtre, sont terminées en haut par des plates-bandes et elles ont pour ornements au-dessus de leurs chambranles des palmes et des lauriers avec des cartouches. Il y a au haut des niches de semblables ornements. Les cartouches

sont remplis dans les uns du chiffre du Roi et dans les autres des armes

de Sa M

au-dessus des colonnes, et des trophées d'armes propres à divers peuples

sté. Enfin plusieurs sortes de vases en bas-relief ornent la frise

des quatre Parties du Monde, et principalement aux nations de l'Europe et de l'Asie les plus recommandables par la religion, embellissent dans la frise le milieu des intervalles des plus grands entrecolonnements. Plusieurs mou-

lures de l’architrave et de la corniche sont enrichies aussi de sculptures;

mais on regarde encore avec plaisir les sculptures dorées des portes et sur-

tout de la porte principale; elle est encore plus richement ornée du côté de la tribune que du côté du salon et une semblable différence se trouve aux portes des deux escaliers en forme de vis. Elles ont toutes des ornements dorés de côté et d'autre, mais les plus beaux sont ceux du côté qui fait face dans la chapelle, soit à la tribune, soit aux galeries, soit en bas à l'entrée qui est sous cette tribune. Il est temps d'aller par quelqu’une de tant de

dérer le dedans de cette chapelle royal

portes, con

Les ornements d'architecture du dedans de la chapelle

Il y a deux endroits principaux où le dedans de la chapelle offre à la vue des aspects admirables. L'un est au rez-de-chaussée, lorsqu'en entrant par le vestibule et en passant sous la tribune on s’avance vers le milieu de

r toute la hauteur intérieure et l'étendue de

la nef. Là chacun peut considér

l'édifice, depuis le pavé qui est fait des plus beaux compartiments de marbre et la plupart en mosaïque, jusqu'à la partie la plus élevée de la voûte. Des

ent les

bas-reliefs et autres ornements d’une excellente sculpture enrichi arcades et les massifs qui sont autour de la nef et du sanctuaire, les chambranles des fenêtres, les arcades, les murs, les dosserets et les voûtes des

bas-côtés qui sont dans les ailes sous les galeries, et les murs et la voûte de

l'entrée qui est sous la tribune. De semblables ouvrages ornent le dessus

des impostes et des archivoltes, 1

s arcades autour de la nef et du sanc-

tuaire, et plus haut les socles de seize colonnes isolées et de quatre groupes

qui portent la grande voûte jusques à la tribune.

Une riche balustrade à jour, dont e et l'appui sont de marbre et

les balustres sont de bronze do

règne sans interruption tout le long de la tribune, dans l'intervalle et la hauteur des socles de deux des quatre groupes de pilastres, au dessous d’une arcade surbaissée qui est à l'entrée de la nef, et des balustrades semblables et de même hauteur remplissent le

intervalles de

long des galeries, au dessus des arcades des bas-côtés, 1

toutes les colonnes isolées et des deux autres grands groupes de pilastr

Par ce moyen, on découvre d'en bas non seulement d'autres pilastres qui servent autour de la tribune à porter le reste de la grande voûte, et aussi vingt-deux colonnes et quatre groupes de pilastres qui les accompagnent

à porter les plates-bandes et les voûtes des galeries dans le haut des ailes ;

mais on voit encore plusieurs ouvrages de sculpture qui embellissent de tous côtés les galeries et la tribune, et même à travers la largeur des galeries il n'est pas difficile d'apercevoir du côté du septentrion, proche d’un autel magnifique de Sainte Thérèse, le haut d'une petite chapelle de la Vierge où il y a un autre autel. Cette chapelle et une chapelle de Saint Louis qui est dessous, occupent le petit bâtiment qui est en saillie hors de l'aile septentrionale du grand édifice de la chapelle dans la cour basse, et les ornements

doré qui sont à l'autel,

sculpture de la petite chapelle de Saint Louis, surtout ceux de bronze

endent un éclat extraordinaire avec les autres

sculptures dorées des autels des bas côtés et avec l’or qui brille sur toutes

les portes, et sur tout ce qui est proche du sanctuaire et au dedans sur ce qui est élevé au dessus jusque dans les voûtes, où enfin des peintures excellentes exposent aux yeux les mystères de la religion chrétienne et le Père éternel dans la gloire.

Néanmoins, il nest pas d'endroit d'où l’on découvre si bien et tout à la fois les beautés de la chapelle que de la tribune. De Ià, quand l'office divin se chante par la musique de la Chapelle du Roi, et alors que les galeries

et tous les autres endroits sont pleins de monde, il est comme impossible

ne pas confondre tant d'objets, en portant ses regards sur les peintures

qui s'offrent à la vue de tous côtés et plus distinctement que d’en bas, et de

ne pas croire voir de l'action et du mouvement dans chaque figure et, s’il est pérmis de le dire, de ne pas s’imaginer entendre les anges et les saints chanter les louanges du Seigneur.

Mais il

divers ornements que l'architecte, en suivant l’intention du Roi, a disposés

faut exposer le plus sommairement qu'il

st possible tant de

dans la chapelle de Versailles pour en former par un nouveau chef-d'œuvre de l'art un sanctuaire plus digne de toute la majesté de Dieu.

à la chapelle, où il descend par le grand escalier des appartements, qu'alors,

staisé de remarquer, dans les grandes solennités, lorsque le Roi va

bien que cette chapelle royale ne soit pas d'une étendue comparable à celle de beaucoup d'autres églises, cependant par le moyen du vestibule et du

salon qui y sont joints, et par la grandeur des galeries et de la tribune, il y a

des places pour autant et même pour plus de personnes que certaines

églises très spacieuses n'en pouraient contenir; en quoi si l'on considèreles

sujétions qui se rencontrent toujours dans le palais, il faut estimer l’habileté de l'architecte qui a donné le dessin de cet édifice, où d’ailleurs il y a une grande intelligence dans tous les ornements et dans toutes les propor-

tions d'architecture au dedans comme au deho

L'exhaussement de la grande voûte dans l'œuvre est de soixante et dix-

huit pieds jusques sous la clef, sur trente pieds de largeur et cent cinq pieds

dar

la plus grande longueur. Le sanctuaire et la nef ont ensemble quatrevingt-dix pieds et la grande arcade surbaissée avec la voûte, qui formentensemble sous là tribune une entrée particulière à la chapelle, ont quinze pieds sous la longueur de la grande voûte. L'exhäussement de cette entrée et des

bas-côtés est environ de vingt-quatre pieds. A cette élévation, une plinthe

en manière de corniche règne au-dessus de toutes les arcades de la nef du

Le pavé

Les arcades et les fenêtres des bas-côtés

L'entrée La nef

Le sanctuaire

La balustrade

La tribune

Les galeries Les colonnes

et les pilastres

L'autel de

sainte Thérèse

La chapelle de la Vierge et la chapelle de saint Louis

Les mesures du dedans

colonnes et les pilastres

Les fenêtres

des galeries

sanctuaire, et toute cette partie inférieure des ailes parait comme un soubassement par rapport à l'ordre magnifique des colonnes et des pilastres

corinthiens dont les galeries s

ont décorées et aux pilastres de même ordre

qui s'élèvent de dessus la tribune.

Les personnes intelligentes en architecture ont du plaisir à considére toutes les parties de ce grand ordre et de quelle manière les colonnes isolées

s avec |

sont plac quatre principaux groupes de pilastres au-dessus des P F Ë F

ades

massifs, tant de l’arcade surbaissée de l'entrée de la nef que de dix a

en plein cintre, que la nef a de part et d'autre pour les bas-côtés, et que de

trois autres arcades aussi en plein cintre qui, avec leurs massifs, forment en

manière de demi-cer

ou de rond-point, le reste d ôtés et le

sanctua

e où le grand autel est placé. C’est ce qui donne la même forme aux galeries, qui ont trente-sept pieds d’exhaussement, et aussi à la grande voûte un soubassement en manière d'attique qui sert à l'élever au-dessus de l'entablement corinthien, qui est porté par les colonnes isolées et par des

pilastres autour du sanctuaire, aux côtés de

la nef et autour de la tribune,

où il y a deux pilastr

aux côtés de la porte du salon.

Onze grandes fenêtres en arcades et deux autres arcades de pareille grandeur, occupées l’une par l'autel de Sainte Thérèse et l'autre par l'entrée de la chapelle de la Vierge, sont accompagnées dans l'étendue des galeries par les quatre groupes de pilastres et par les vingt-deux colonnes qui sont

1 de celle

engagées dans les murs. Des plates-bandes règnent au-dess ci,

de même qu’au dessus de seize colonnes isolées, d’autres plates-bandes,

portées par les unes et par les autres, ainsi que par les huit groupes de

pilastres, dont il y en a quatre à la naissance du rond-point et quatre proche

des escaliers en forme de

vis, divisent l'étendue de la voûte des galeries en quinze parties, en sorte

que ces parties sont comme autant de petites voûtes à arêtes. Il y en a dix, chacune d’onze pieds en carré de part etd'autre de la nef; trois voûtes de cette même largeur, mai

beaucoup

andes, sont dans le

plus

rond-point et laissent peu

d'espace aux deux der-

nières. La figure de celles-

ci est presque triangulaire et n'a qu'onze pieds dans

sa plus grande étendue, car

est 1

largeur que les galeries ont entre les groupes de pilastres et

entre les colonnes dont le

diamètre est de troispieds.

Toutes ces voûtes et leurs corniches ou plates-bandes

semblables à larchitrave

du grand entablement corinthien, n'ont pas ensemble plus d'exhaussement que cet entablement n’a d'élévation.

Il reste encore quel-

ques ornements d'architec-

ture à observer, principalement ceux des fenêtres en arcades. Leurs impostes règnent entre les colonnes et les pilastres, le long des galeries, dans la chapelle

de la Vierge et jusques

dans la tribune, où il n'y

niarcades ni fenêtres, mais

où ces impostes servent à

partager en manière de

corniche des espaces d’une

grande hauteur et de peu

de largeur, qui

se trouvent

entre les pilastres aux côtés de la porte du salon. 11 faut ajouter en général que, dans le salon et dans la

chapelle, toutes les co-

lonnes et tous les pilastres

sont cannelés, que leurs

chapiteaux sont ornés de 1

él

| Coupe de La Chapelle

feuilles et colicoles, comme il convient àl’ordre

corinthien, et que leurs

bases ont des ornements de

sculpture sur les trois plus

fortes moulures. Il en est

= À Te > de même des grandes cor- |au/ribune de Key

ornés de sculpture dedans et dehors la chapelle. Les architraves et les cor-

niches des petites voûtes des galeries ne sont ornées que sur deux mou-

lures. !] y a dans la frise de l’entablement corinthien, au dessus de

chaque colonne et de chaque pilastre, uné L couronnée avec des palmes en sautoir par derrière et, au-dessus du milieu de chacun des grands entrecolonnements, on voit un chiffre composé de deux L fleuronnées. Des entrelacs remplis de roses, ornent aussi dans les galeries le dessous de toutes

les plates-bandes, et les socles de tous les pilastres et de toutes les colonnes

ont la plupart de leurs faces enrichies de compartiments de sculpture en

mosaïque remplis de roses. Il n'y a qu'aux socles des colonnes isolées et des pilastres qui les accompagnent, dont une face, qui est celle du côté de la nef et du sanctuaire, est ornée de trophées en bas-relief composés de vases et d'ornements sacrés.

Le pavé des galeries et de la tribune est de marbre semblable au pavé des bas-côtés.

Pour ce qui regarde la partie la plus élevée du dedans de la chapelle,

je dois dire qu'une plinthe toute dorée et le soubassement en manière

d'attique, dont il a été parlé, règnent ensemble au-dessus de la corniche du

grand entablement corinthien. Le soubassement forme douze piédestaux pour autant de socles et de massifs que les reins de la voûte font paraître des deux côtés de la nef. Les uns et les autres sont séparés par des lunettes

et les embrasures des ouvertures des dix fenêtres en plein cintre, qui ont

été remarquées dans le troisième étage du dehors et qui, en perçant la voûte, donnent du jour au dedans de la chapelle. Des trophées en bas-reliefs,

composés de vases et d'ornements sacrés, ornent le devant de ces douze

ou TT

if

Lersaillesdu coste d

la /ribune CA :

— b. «/ribune de la dure

niches dont les sofites et

les modillons sont au

oupe transversale sur l'entrée, d'après le recueil de Demortain

Le pavé

La grande voûte

L'attique

L'arc

doubleau

L'arrière voussure Où

demie-coupe

Les ornements peints d'archi= tecture et de

Ouvertures feintes

Bas-reliefs

Chambranles

Cartouches

Inscriptions

Les Ev

angélistes Charlemagne

Saint Louis

Abraham

In te benedil

ur omnes cognationes terr

Chap. 12, v. 3

Jacob Donec veniat qui mittendus est Gen. ch. 49,v. 10 Moïse Prophetam de gente tua et de fratribus

tuis sicut me susc!

Labit tibi Dominus tuus

Deut.ch.18,v.15

LASQ EE

piédestaux et douze autres piédestaux qui environnent les deux extré-

mités de la chapelle, où le même soubassement règne sans interruption.

Six de ceux-ci sont au-dessus des pilastres de la tribune dans un grand are doubleau, dont l'archivolte doré et les deux piédestaux qui lui

servent d'impostes, répondent sur deux des quatre groupes de pilastres

qui accompagnent les colonnes isolées, et les six autres piédestaux sont dans une arrière voussure en demie-coupe, qui a aussi son archivolte au-dessus des colonnes isolées du rond-point et des deux autres groupes de pilastres, sur lesquels l’archivolte dorée de la demie-coupe et les deux piédestaux qui lui servent d’imposte sont élevés.

Le réste de l’attique, entre tous ces piédestaux, est rempli de comparti-

six médailles

ments en mosaïque semés de fleurs de lys,et il y a, sur ce fond placées chacune dans le milieu des trois plus grands intervalles des piédestaux de l'arc doubleau, Li

s deux archivoltes ont de la sculpture sur les

deux plus fortes moulures, et chacune des dix fenêtres de la grande voûte a

son chambranle orné d'un entrelacs de fleurs de lys et de fleurons avec un

chérubin au haut du cintre.

Les peintures de la voûte

Combien d’autres ornements dorés de sculpture et d'architecture

paraissent encore dans la voûte ! Mais ceux-ci n'ont aucun relief. C’est le peintre qui, ayant à remplir toute l'étendue du haut de la nef entre les deux

archivoltes, a feint dans une struct

» lég

et magnifique trois ouvertures

ent d

qui lai couvrir beaucoup de ciel. L'ouverture du milieu s'étend au-

de:

1s de quatre des dou

massifs. Les deux autres ouvertures n'occupent chacune que le dessus des deux autres massifs. Et l'étendue des quatre derniers massifs qui restent, proche des archivoltes, a donné moyen de placer

encore dans le haut de la voûte deux grands bas-reliefs peints de bronze, qui

terminent tout le compartiment de d

aussi peints de bronze et appliqués au haut et sous les embrasures des

ette structure magnifique et ingénieuse.

Les bordur feintes

s des ouvertures

e ces deux grands bas-relie

quatre fenêtres les plus proches de la grande ouverture; tousles ornements qui environnent certe ouverture; un imposte qui règne de part et d'autre de la voûte au devant et au côté de chacun des douze massifs; dix chambranles peints et ornés d'entrelacs de sculpture et enroulements par le haut à sures des fenêtre

l'entrée des embi

d’autres enroulements placés au-de

des chambranles des deux fenêtres du milieu et des quatre fenêtres les plus

proches des archivoltes; les anges assis sur ces enroulements à forme de

frontons; les fleurons et les roses qui ornent le haut des embrasures; quan-

tité de chérubins, des guirlandes et des festons de leurs et de fruits; plu-

eurs consoles, des vases, des coquilles et des compartiments de mosaïqui

tous ces ornements paraissent d'or sur un fond

de marbre. Quantité de cartouches aussi d'or y sont entrelacés, il y en a quatre grands ornés de roses dans le haut de la voûte, aux côtés des ouvertures feintes; et douze autres, chargés d’une inscription latine en lettres d'or sur un fond d'azur, semblent être attachés devant les massifs au-dessus de douze figures de vieillards de grandeur et de couleur naturelles. Ces figures sont assises audessus des socles peints d'or portés par les piédestaux qui font partie, comme j'ai dit, du grand soubassement en manière d’attique. C’est done avec beaucoup d'art que le peintre a enrichi par tant de divers ornements d'archi-

tecture et de

ulpture toute la structure magnifique qu'il a peinte audessus de la nef. Des guirlandes et des festons de fleurs naturelles l’ornent

ore, comme en un jour de fête, et règnent de part et d'autre autour des

massifs et au-dessus des chambranles des fenêtres.

Les quatre bas-reliefs représentent les Évangélistes avec leurs symboles Saint Mathieu et Saint Marc sont l'un vis-à-vis de l’autre vers l'arc doubleau et Saint Luc et Saint Jean se font face vers la demie coupe des deux bas-

reliefs au haut de la voûte. Celui qui est proche l’archivolte de l'arc dou-

bleau représente l'empereur Charlemagne, roi de France, en habit de

gue

> et à genoux, il offre à Dieu sa couronne royale; et dans l’autre bas-

relief, qui est proche l'archivolte de la demie coupe, on voit Saint Louis

aussi à genoux et en prière.

Mais combien de figures humaines comme vivantes et animées, et de

figures célestes peintes des plus vives couleurs et avec des expressions admirables, sont vues de tous côtés! Il y en a un grand nombre qui

paraissent comme hors de la chapelle, par les ouvertures des archivoltes et

dans les peintures dont la demie coupe et l'arc doubleau sont rempli

nblent être venus s'asseoir

Les douze vieillards dont il a été parlé, et qui

dans la chapelle, sont autant de patriarches et de prophètes qui envisagent la vérité des mystères de la religion chrétienne, que Dieu avait annoncée par

leurs paroles et par leurs écrits avant la naissance de Jésus-Christ.

L'on a désigné par les douze

Abraham est du côté du septentrion, proche l'embrasure de fenêtre, où

inscriptions en caractères d’or, toutes

tirées di

criture sainte, les noms des douze Patriarches et des Prophète

bas-r

lief de Saint Marc est placé vis-à-vis d'Abraham. Du côté du midi,

le peintre a représenté le patriarche Jacob comme à l'instant même que,

bénissant ses fils, il prédit que le Messie naîtrait de la race de Juda Moïse, placé à la droite d'Abraham, parait animé de l'esprit de Dieu.

Le visage de ce saint lég

slateur est vu de front; ses yeux sont étincelants et

deux rayons de lumi

re sortent du haut de sa tête, comme lorsqu'il descend du mont Sinaï et qu’il porte au camp d'Israël les tables de la loi qu'il tient entre ses mains.

IL est aisé de reconnaître David, vis-à-vis de Moïse et proche de Jacob. Un transport de joie éclate dans les yeux du prophète roi, comme à l'instant même que, rempli de l'esprit de Dieu, il annonça par un cantique que le Christ devait naître. Un grand manteau d’écarlate couvre en partie

levée a une couronne d

vêtement de guerre de David, dont la tête fort or,

et les mains qu'il joint en chantant son cantique sont appuyées sur le haut

de sa harpe.

Entre les autr

prophètes, on voit auprès de Moïse Isaïe vêtu d'u

ne

tunique blanche et d'un grand manteau violet, dont un pan est sur sa têt

et à côté de David le prophète Jérémie. Celui-ci a les cheveux et la barbe

d'une grande blancheur, sa tête est baissée et appuyée de sa main gauche, et ses yeux sont enfoncés et presque entièrement fermés, comme d’un

homme accablé d

> tristesse et qui pense profondément. Mais quelle figure

mér

te ici plus d'attention que celle de Daniel, et quelles paroles sont plus

importantes que celles par lesquelles ce prophète a, prédit tout ce qui est

arrivé à Jérusalem et au peuple juif « Dieu, dit Daniel, a abrégé et fixé les temps à soixante et dix semaines

en faveur de votre peuple et de votre ville sainte, afin que s

prévaricateurs

soient abolis, que l'iniquité soit effacée, que la Justice éternelle vienne sur

la terre, que les visions et les prophéti

soient accomplies et que le Saint

des saints soit oint de l'huile sacrée. Sachez donc ceci et gravez-le dans votre

esprit : depuis l'ordre qui sera donné pour rebätirJérusalem jusqu'au Christ, chef de mon peuple, il y aura sept semaines, et les places et les murailles de la Ville seront bâties en des temps fâcheux et difficiles, et, après soixante

et dix semaines, le Christ s

ra mis à mort et le peuple qui le doit renoncer

ne sera point Son peuple. Un peuple avec son chef qui doit venir détruira la ville et le sanctuaire; elle finira par une ruine entière et la désolation qui lui a été prédite arrivera après la fin de la guerre. Il confirmera son alliance avec plusieurs dans une semaine, et à la moitié de la semaine, les hosties

et les sacrifices seront abolis. L’abomination de la désolation sera dans le

Temple et la désolation donnera jusqu'à la consommation et à la fin »

Daniel est placé du côté du septentrion, proche de l'archivolte et de la

demi-coupe. Joël, qu'on distingue par une carnation haute en couleur, est

à côté de Jacob. Vis à vis de Joël, à la gauche d'Abraham, est Michée: il a

peu de cheveux, et s'applique à lire dans son livre qu'il tient des deux mains

à-vis

e Daniel, entre nie et

sur ses genoux. Le prophète Aggée, vis

l'archivolte de la demi-coupe, s'appuie aussi sur son livre, car presque tous ici ont chacun le leur, pour montrer que les prophéties sont écrites. e Zachari

prophète Michée et l'archivolte du grand are doubl

L'air du visage du prophè st vénérable:; il est entre le

au. Enfin, le d des douze vieillards est Malachie; on le voit à côté de Joël et vis-à-vis de

rnier

Zacharie. Il est remarquable par son air de nobl

seetd

e maje

té, car on

connaît,

l'envisageant, qu'il pense à la

andeur de Dieu dont il a annoncé la venue par ces parc

Je vais vous envoyer mon ange qui

préparera ma voie devant ma face, et aussitôt le dominateur que vous

cherchez, et l'ange d'alliance si désiré de vous, viendra dans son temple

Le voici qui vient, dit le Seigneur d

armées. » suivant les regards des

patriarches et de la plupart d

prophètes, on voit que tous rendent à Dieu

des actions de grâces et q d'amour et de

t'avec un transport de joie reconnaissance

qu'ils envisagent le Père Éternel dans la gloire, qui parait

descendre du ciel et jusques dans la chapelle par les trois ouvertures feintes

du haut de la voûte.

Le Père Éternel, comme une source unique

e clarté et de splendeur, est peint avec des couleurs vagues et légères, et néanmoins d'une si grande

vivacité que la vue, si j'ose le dire, n’en supporte l'éclat qu'avec peine

et c'est par un rare effet de

l'art que le peintre a fait encore paraître cette

première des trois personnes de la Trinité soutenue par sa propre vertu et

par sa divine essence. Le Père Éternel n’a du corps de l’homme que la seule

forme; il parait, s'il est permis de parler ainsi, tout âme et tout esprit et

pour matière. Car on n'y

n'a que sa propre splendeur

aperçoit point

d'ombre, et ce n'est qu'un peu plus où moins de lumière qui lui donne du

relief et qui en fait distinguer chaque partie, Il n'a qu'une

vu par des dessous comme en raccourci. Ck

raperie légère et il es

pendant ses jambes ét

ses bras paraissent fort étendus, sa tête et son visage sont vus de face et offrent un aspect terrible, quoiqu'on remarque autant de douceur que d'éclat dans ses yeux et que sa barbe et ses cheveux tout épars et sa draperie aient une blancheur lumineuse, qui ne peut être comparée qu'à celle des rayons de soleil, qu’en effet on ne saurait faire paraître plus resplen-

dissants dans la peinture que les ray

ns qui s'épanchent ici de tous côtés de

la figure même du Père Éternel.

La gloire est formée par une multitude presque infinie d’anges et de

chérubins, Il y en a qu'on voit à travers un triangle

e lumière qui est le

symbole de la Trinité. Un grand ange

immédiatement sous le triangle, joint les mains, et par une expression très vive d'humiliation et du plus

profond respect, il semble s'anéantir auprès de la Majesté divine et il n'ose

point porter ses regards vers Dieu qu'il adore de tout son cœur en fermant

et en baissant les yeux. Combien d’autres anges voit-or

autour du Père

Éternel, dont les rayons répandent sur eux, det côtés, la lumière la

plus vive!

Plusieurs grands anges, comme descendus dans la chapelle par la

grande ouverture feinte, sont en l'air où sur des m avec des chérubins

et un plus grand nombre de ces esprits

estes, qu'un espace lumineux

éloigne fort au-dessus de la tête du Père Éternel pour remarquer davantage

la Majesté divine, ont

es expressions et des beautés qui les font considére

la Passion de Jésus-

chacun en particulier. Les instruments de hrist sont

portés vers le ciel dans les deux autres ouvertures feintes par des anges qui

ont moins d'éclat que les premiers, mais qu'aucun nuage n'environne; on

croit voir ceu:

-ci véritablement en l'air au-dedans de la chapelle. La croix

est du côté du sanctuaire ainsi que la lance et que

qu'un petit ange d'une blancheur

éclatante élève avec grâce. Quelques anges portent vers

l'arc doubleau la colonne, et un d'entre ceux-ci tient dessus de sa tête

sur un manteau de pourpre la couronne d'épines et le roseau que les Juifs

donnèrent pour sceptre à Jésus-Christ en l'appelant leur roi

David De fructu ventris tui ponam super edem tu

Isaïe

Sicut €

is ad occisionem ducetur et

tondentem se

obmutescet

Ps. chap. 53, v. 7 Jé

Hoc est nomen quod

émie

vocabunt eum, Domi nus Justus noster Jér. chap. 23, v.6 Daniel

Ut unguntur

Sanctus Sanctoru

Dan. c

Joël

Effundam spiritum

meum super omnem

Joël, ch. 2, Michée

Et veniet

desideratus

gressus ejus ab initio a diebus

ælernitatis

Zacharie

Appenderunt merdem triginta

Zacharie chap. 11,

Malachie

Veniet ad témplum suum Dominator

Malachie

Le Père éternel

dans sa gloire

La gloire d'anges et le symbole

de la Trinité

La résurrection de Jésus-Christ

On ne peut considérer les anges qui paraissent entrer de tous côtés dans

la chapelle, vers l'une ou l'autre des deux grandes archivoltes dorées, sans voir encore des ouvrages de peinture qui méritent une attention très-particulière. L’archivolte qui est du côté de l’orient laisse découvrir au-dessus du sanctuaire, dans l'arrière-voussure en forme de demi-coupe, le principal des mystères de la religion chrétienne, c'est-à-dire la résurrection de Jésus- Christ. Le sépulere du Sauveur est dans un rocher:

; un ange assis sur

pierre montre de la main droite le sépulcre et de la gauche le Sauveur du

monde ressuscité. C'est Jésus-Christ élève en l'air sans le secours

qui

d'aucune créature et revêtu de caractères qui ne sont propres qu'à Dieu Une foule, ou plutôt une légion d’anges, accompagnent le Seigneur comme

du

en triomphe; ils écartent les nuées autour de lui pendant que les gard!

sépulere sont saisis d'épouvante et tombent la plupart à ter

un nuage sépare de tous ces groupes un soldat qui fuit loin d'eux et qui se couvre de son bouclier.

Il n'est pas possible de distinguer

expressions de tant de difié-

rentes figures que par une description particulière de chacune. Les

anges marquent tous de l'amour, de la joie et un ravissement de voir

triompher Jésus-Christ et de participer eux-mêmes à sa gloire. Des nuages

d'une grande variété remplissent avec quelques-uns de ces esprits célestes

toute la partie de la demi-coupe la plus méridionale. Plusieurs anges sont

La descente du Saint-Esprit

La Vierge

et dans s élève en haut vers le Saint-Esprit, il y a une

yeux qu’elle

expression de sagesse et d'amour qu'il est difficile de marquer. Des rayons

de lumière environnent la tête de la Vierge et des langues de feu sont audessus de chacune des autres figures entre lesquelles il n°y en a point qui ait une expression si noble et si vive que celle de l'apôtre évangéliste Saint Jean.

Il est debout proche de la Vierge et de Saint Pierre, qui est assis sur la

même marche, qui est la plus basse, et l’autre sur la seconde. Toute son

attitude est noble et belle et son air de tête a quelque chose de plus qu'humain ; aussi le feu de l'Esprit Saint semble l'embraser et sortir du haut de sa tête comme d'une fournaise ardente pour marquer son parfait amour pour Dieu, et son mouvement vif et véhément fait connaitre que, plein de zèle et d’ardeur, il part pour annoncer l'Évangile.

je

e des expressions qui leur sont convenables, et l'on remarque une

s autres apôtres et les saintes femmes, compagnes de la Vierge, ont

encc grande différence entre ces figures et celles des femmes et des hommes

e étrangers, non seulement, par les riches vêtements de ceux-ci, par leurs atti-

tudes et par leurs actions, qui tiennent plus des manières du monde, mais encore parce qu'ils font paraître plus d'étonnement et d'admiration, au lieu que tous les disciples sont plus touchés d'amour et de confiance en Dieu,

dont les merveilles leur sont connues et les étonnent moins que les étrangers.

| PLAN \| de Tafônt de l Lrbune te la Mapelle

de: Dervalles

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a afônt de la Tribune du Toy

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Det \ ee le Saorstie Dose

Clafont de grand Salon alantree de la:|

Pafont du Dosme de la Durgë SEE

tellement en l'air sous l'archivolte qu'ils semblent passer à travers dans la chapelle pour s'approcher de ceux qui portent la croix du Sauveur et pour annoncer sa résurrection; un ange, le plus élevé de tous ceux qui sont dans la demi-coupe, écarte les nuées de devant Jésus-Christ; comme cet ange a beaucoup de force de couleurs, il fait paraître le reste du sujet d’une couleur vague et légère

Par la grande archivolte dorée, qui est du côté de l'occident, on voit dans l'étendue de l'are doubleau, au-dessus de la tribune, la descente de la troisième personne de la Trinité, qui est le Saint-Esprit. Il a la figure d'une colombe toute lumineuse; quantité d'anges assis sur des nuées sont aux

s couleurs et les

cotés et participent à sa lumière. Ces nuées de dive rayons que le Saint-Esprit répand avec des langues de feu de tous côtés

remplissent le ciel et le devant de la plupart du grand édifice, qui n'est autre

que le Cénacle, où les Apotres et les disciples de Jésus-Christ, les femmes qui accompagnent la Mère de Dieu et plusieurs étrangers étaient assemblés

jusqu'au nombre de vingt-six personnes le jour que, selon les promesses

du Sauveur du monde, le Saint-Esprit descendit visiblement du ciel. Deux marches feintes en marbre devant le Cénacle, servent à varier les attitudes de tant de figures différentes.

La Vierge, au milieu de toutes et au-dessous du Saint-Esprit, est

debout sur la plus haute marche. La plupart de ceux qui composent cette

grande assemblée sont tournés vers elle, et elle-même semble intercéder s de l'E

Christ; aussi, dans tous les traits de son visage

pour tout le monde aupr sprit Saint, dont elle fut remplie dès le

temps qu'elle conçut Jésus

Fig. 6.— Plan des plafonds du x eries

d’après le recueil de Demortain

ibule et des g:

Saint Jean Saint Pierre

Étrangers

Les peintures des voûtes des galeries

Si les peintures de la grande voûte de la chapelle de Versailles exposent

d'une manière admirable les principaux mystères de la religion chrétienne

et si elles font voir que Jésus-Christ, qui est le Sauveur du monde, a été promis aux Patriarches, prédit par les Prophètes, annoncé après la descente du Saint-Esprit par les Apôtres et par les Évangélistes, et reconnu par les puissances de la terre, ce n'est pas avec moins de raison et de succès que d'autres peintures représentent, dans les voûtes des galeries de la même chapelle, les images de chacun des Apôtres. Ils ont les premiers pratiqué les vertus que Jésus-Christ a enseigné à tous les hommes par les exemples

de sa vie, par les souffrances de sa passion et par sa mort sur la croix et ils

ont été des premiers qui aient aussi participé au bonheur de sa résurrection

glorieuse.

Au-dessus de la corniche de chacune des quinze voûtes qui partagent

toute l'étendue des galeries, on a feint une plinthe dorée et ornée de

sculpture avec une coquille dans chaque angle. Le reste paraît ouvert et douze de ces voûtes font voir autant d’apôtres portés sur des nuées et élevés au ciel par les anges. Il y a cinq de ces apôtres dans les cinq voûtes ou espaces carrés qui sont du côté du midi, dont il faut parler d’abord.

Dans la première voute proche l'escalier en forme de vis qui est de ce côté, on voit Saint Barnabé, l'un des premiers apôtres des Gentils: il est à

genoux sur un nuage, il élève la main droite vers le ciel et étend l'autre

Saint Barnabé

Saint Jude

Saint Barthélemy

Saint Jacques le Mineur

Saint Jacques le Majeur

Figures d'anges

int Paul

Concert de musique

Saint Pierre

Figures d'anges

Saint André

Saint Philippe

Saint Simon

Saint Mathias Saint Thomas

main vers la terre. Un grand ange, tout en l'air, tient le livre de l'Évangile

de Saint Mathieu, que Saint Barnabé avait entre les mains lor

qu'il souffrit

le martyre et qu'il fut lapidé par les Juifs hors des murs de Salamine, car

c'est ce qu'on a voulu marquer ici par des pierres qu'un autre ange, qui est

debout devant des nuées et derri

re la plinthe dorée, tient dans un pan de

son vêtement. L'Apôtre Saint Jude, dans la seconde voûte, a sa main droite

sur sa poitrine en regardant le ciel; il tient un livre de la main gauche. Un

ange avec beaucoup de grâce et de noblesse élève une hache, qui est l'instrument du martyre de ce saint; un grand ange est étendu sous le nuage et un petit ange entre tous les autres tient une palme. Dans la troisième voûte, Saint Barthélemy est vu de profil; il élève ses regards vers le ciel, en présentant de la main droite le couteau dont il fut écorché vif, et plusieurs

anges l’accompagnent et l'élèvent vers la gloire. Une de cès autres voûtes

est occupée par Saint Jacqui

le-Mineur, qu'on distingue par une massue sur laquelle un autre ange s'appuie, à cause que ce premier évêque de Jéru-

salem expira dans le temple sous les coups de plusieurs prêtres juifs ; et le

dernier des cinq espaces carrés et voûtés qui sont du côté du midi fait voir Saint Jacques le Majeur. Iltient un livre; sa tête est vue de profil et toute son action exprime que c’ést'avée ravissement qu'il participe à la gloire du Fils d

Dieu. Entre les anges qui l’accompagnent et qui le soutiennent, il y en a un

qui porte un coutelas et un autre élève un grand bâton, pour symbole des

longs voyages de Saint Jacques le Majeur, qui alla, selon la tradition, d'Espagne jusqu'au royaume de Galice, où ses reliques sont en vénération. C'est avec le même art, mais avec des expressions différentes, que dans un de ces petits espaces triangulaires et voûtés de la naissance du rond-point, l'on a peint deux anges en l'air. L'un en descendant du ciel porte un instrument de musique, qui n'estautre que letympanum, et l'autre, qui fend

l'air en s'élevant, a dans les mains et un hautbois.

un papier de musiqu

Saint Paul est représenté assis sur des nuées dans la première des trois

principales voûtes du rond-point. Il étend la main droite et tient de la main

gauche une épée, qui est le symbole de son martyre; il porte ses regards au haut du ciel et la bouche ouverte de ce premier apôtre des Gentils semble faire entendre son éloquence surnaturelle. Dés anges l'écoutent avec atten-

tion, car ceux qui l'accompagnent le regardent. quoiqu'ils soient différem-

ment occupés, quelques-uns à élever le nuage qui le porte, d’autres à fai faire silence pour le mieux écouter et quelques autres à marquer un transport d’admiration accompagné de toutes les grâces des enfants de la plus grande beauté.

Un concert d'un grand nombre d'anges remplit toute la voûte du

milieu du rond-point au-dessus d'un grand jeu d'orgue et de la fenétre en

arcade que cet orgue caché en face de la tribune. On ne voit guère de com-

position de peinture mieux exécutée: il ÿ a beaucoup d'art et de variété et

une grande intelligence de dessin, et des couleurs vagues, légères et conve-

nables au sujet On lit ces paroles : Domine salvum fac Regem, dans une bande blanche

qu'un ange élève au-dessus de sa tête en chantant et en regardant en haut

vers l'insc

ption, Cet ange et un autre petit, qui est situé de manière que

presque tous les autres anges peuvent lire avec lui dans un livre qu'il tient ouvert, sont tous deux dessinés très délicatement et font paraitre beaucoup de grâce, ainsi que tant d'autres qui jouent de divers instruments de musique et qui semblent appliqués à former ensemble les accords les plus difficiles à exécuter.

Dans le dernier des trois grands espaces votés du rond-point des

galeries, Saint Pierre apparaît à l'âge où il était lorsqu'il souffrit le martyre

oix. Sa barbe et ses cheveux sont blancs: il élève les

et qu'il expira sur la c yeux vers le ciel et tient de la main droite une des clefs qui lui servent de symbole. Un petit ange soutient l'autre clef; mais, entre plusieurs de ces

e gardien et

esprits célestes qui accompagnent Saint Pierre, il y a un ans

sort des ténèbres et s'élève

une femme qui, étant conduite par cet at

avec un transport de joie au séjour de la gloire, pour représenter une âme

sance de lier

que Saint Pierre délivre par la pu et de délier que Jésus-Christ

lui a donnée.

Trois figures d'anges remplissent avec divers nuages l'autre petite voute

triangulaire du rond-point. Il y a sous celle-ci, vers le septentrion, une porte qui conduit des galeries par un passage à une salle particulière, et

auprès de là un escalier sert à descendre en bas à la sacristie, qui est sous

certe salle, et à aller par une autre porte dans le bas-côté des ailes sous les galeries.

C'est proche de la petite voûte triangulaire qui est au dessus de l'autel de Sainte Thérèse et dans un des cinq espaces carrés et voûtés,

qui sont aussi du côté du septentrion, que l'apôtre Saint André parait

à demi étendu sur sa croix, qui est couchée sur une nuée et soutenue par

un ange; d'autres anges accompagnent Saint André et portent divers instruments de son martyre.

Saint Philippe, dans la voûte suivante, est à genoux sur les nuées et

embrasse une croix que des anges soutiennent. Dans la voûte carrée, au-

dessus de l'entrée de la chapelle de la Vierge, on voit l'Apôtre Saint Simon.

genoux sur une nuée, sa tête qu’on voit de front, regarde en bas

eux qui l'envisagent, pendant que d'une main, il montre le ciel et de

de son martyre t le haut de la

l'autre une scie pour symbol Un ange tie

ie et plusieurs autres anges sont occupés à élever le saint et les nuées

qui les portent. Non seulement, Saint André et Saint Philippe sont

tournés vers Saint Simon, mais aussi les apôtres Saint Mathias et Saint

homas, qui occupent les deux voûtes carrées dont il reste à parler, car

tous ces cinq apôtres semblent s'élever à un même point de gloire. Saint

Mathieu tient en sa main droite une demi pique et Saint Thomas une

Indiens

espèce de pertuisane, pour marquer le genre de mort que le

s vers le ciel ont

lui firent endurer; les anges qui élèvent ces deux apôtr

des expressions différentes qui les font distinguer.

Mais il n'appartient qu'aux personnes qui ont une grande connais sance de toutes les parties de la peinture et qui peuvent voir eux-mêmes tant de divers sujets de bien discerner ceux qui sont plus excellents ou par la composition, ou par la correction du dessin ou par la force et la beauté

des expressions, ou par l'harmonie, l'intelligence et l’artifice des couleurs.

res de la Chapelle de

On peut dire, en général, que dans toutes les peint Versailles, il y a du gracieux, du beau, du sublime, répandus de tous côtés

avec une union et un éclat de coloris convenables à chaque sujet

Autres peintures

entre par une des arcades qui sont du côté du septentrion mériterait elle

a chapelle de la Vierge qui est au plain pied des galeries et où l'on F ES F F

hors,

seule une description en particulier. Elle est carrée dedans comme d

mais les angles sont coupés en dedans par quatre pans qui soutiennent au

dessus d'

la corniche quatre pendentifs où l'on à peint autant d'anges sur un fond d'or; ils ont chacun quelque symbole attribué à la Vierge,

savoir la tour de David, l'étoile du matin, l'arche d’alliance et des roses

l'entr

poste

que l'ange le plus proche d répand à pleines mains. L'ir

de l'arcade qui sert d'entrée dans cetté chapelle, y sert aussi de corniche

t d'imposte à des archivoltes dorées et ornées de roses, qui séparent les

quatre pendentifs et qui soutiennent une autre corniche ornée de sculpture et toute dorée d'où s'élève la coupole d

une incrustation aussi de marbre et un grand tableau, toute l'étendue d’un

Un autel de marbre, qui a son marchepied de mosaïque, remplit, avec

des trois enfoncements, depuis le pavé jusqu'à la corniche, qui sert d’im-

poste à l'archivolte. Cet enfoncement est du côté du septentrion, vis à vis

l'arcade qui sert d'entrée à cetre chapelle, et dans les deux autres enfonceis, il y a en bas, à chacun, un compartiment de sculpture, semé de

ix fleu-

nm

ne étoile radieuse entre d

roses et de fleurs de lys, et surmonté rons, proche l'appui d'une fenêtre dont le haut est un peu bombé, et a deux ttes de chérubins dans des nuées au dessus de sa clef'et sous la corniche qui sert d'imposte à l'archivolte. Quantité d'ornements de bronze doré

il y a ce chiffre MA envi-

enrichissent le devant et les côtés de l'aute

ronné d

rayons de lumière, sur un panneau rond, fait de marbre bleu,

nire deux autres panneaux de marbre, plus grands et couverts chacun

d’une couronne de fleurs avec des tiges de lis, et aux deux bouts de l’autel

deux vases sont portés l'un par des nuées et l'autre par une tête de chéru-

bin. Le gradin de l'autel est orné de fleurons; y a au dessus, dans une

espèce d'attique, un grand bas-relief qui représente la Visitation de la Vierge et de Sainte Élisabeth et l’atique est enrichie de consoles et de guir landes de fleurs aussi de bronze doré, de même que des cartouches qui

soutiennent sur l’incrustation de marbre au dessus de la corniche de cet

attique, la grande bordure dorée du tableau, et de même aussi que trois

groupes de chérubins placés sur la même inerustation dans des nuées qui sont au haut de cette bordure, l'un dans le milieu, et les deux autres dans

les portions de cercles qui coupent les an

les de part et d'autre.

Je n'entreprends point d'exposer ici tout ce qu'il y a de remarquable

dans les peintures qui restent à considérer dans la chapelle de la Vierge.

La composition en est très estimée et tout plait dans l'exécution. Le tableau

e l'autel, qui est celui où il y a plus d'ouvrage ét plus d'expression, repr

sente la Vierge comme au moment qu'étant seule dans sa chambre devant

le Seigneur, l'ange Gabriel lui annonça le mystère de l'Incarnation du Sauveur du monde, qu'elle conçut dans le même instant par l'opération du ux, un voile lui couvre la tête et le sein

Saint-Esprit. La Vierge est à gen

le reste de son vêtement est simple, mais la modestie et l'humilité qui

ge relèvent l'éclat de sa

paraissent dans toute sa contenance et sur son visa

à beauté, qui est telle que les Sain Écritures l'ont

jeunesse et de

einte. On y voit tous les caractères de la plus Sainte des femmes et de

la Mère de Dieu. Le peintre a mis auprès d'elle une corbeille remplie d'ou-

vre

propre à remarquer que la plus sage des Vierges s'occupait dans la

nce à travailler et

ge Gabriel, debout sur

retraite et dans le sil un nuage, tient d'une main une tige de lis, symbole de la pureté, et de l’autre

sous la

il montre dans le ciel le Saint-Esprit qui apparait à la Vierg

figure d’une colombe qui répand de tous côtés sa lumière. Le sein de Marie,

Vierge et Mère du Sauveur, en est pénétré et un éclat particulier qui

x moment même qu'elle s'incline,

emble s'épancher de son visage,

comme en disant qu'elle est la servante du Seigneur, y fait voir un coloris

surnaturel de la plus sainte pudeur et en même temps la soumission de la

Vierge aux ordres de Dieu et sa foi aux promesses qui lui sont faites de la part du Seigneur. L'ange a beaucoup de noblesse et de grâce dans son air

de tête et ses ailes déployées, et l'activité qu'il fait paraître marque qu'il est

prèt de retourner au séjour de la gloire avec les anges et les chérubins qui

environnent le Saint-E

prit et qui ont chacun différentes expressions

d'admiration, de respect et d'adoration

De trois tableaux cintrés qui sont sous les archivoltes au dessus de la

leur sert d'imposte, celui que le peintre a placé au-dessus de

corniche qu

Amour

l'autel, représente in qui a rendu la Vierge digne d’être la mère

de Dieu mème. Cet amour est figuré par un ange qui a sur son sein un

triangle de lumière où le nom de Dieu est marqué en caractères hébreux.

Ce a pour symbole, en sa main, un cœur enflammé et percé

même ange

d'une flèche;

il y a auprès de Iui, un autel allumé, un enfant assis qui tient

un encensoir et proche l'autel les tables de l’ancienne Loi et les livres

saints. Le tableau de l’archivolte qui est du côté de l'orient, au dessus

divers attributs qui

d'une fenêtre, représente par une femme assise et F

l'accompagnent, l'humilité qui a été cause de l’exaltation de la Vierge et de l'honneur qu'elle a d'être la Mère de Dieu. Une autre figure de femme toute

enveloppée de vêtements blancs, sert dans l'archivolte, au dessus de l'autre

fenêtre, du côté de l'occident, à exprimer la pureté que la Vierge a conservée,

de la Vierge

Les peintures des pendentifs

L'autel

Bas-relief

de l'autel

> tableau

Les peintures sous les

archivoltes

Les peintures de la coupole

L'autel de Sainte Thérèse

Bas-reli

Le tableau de Sainte Thérèse

l'éiie de Lexkrieur

ÉIMES IE UNANELET TE]

quoique Mère de Dieu, et cette figure de femme a pour attributs des fleurs telles que les anciens en donnaient pour prix de la Virginité.

Mais la Vierge est encore elle-même représentée dans la coupole de la chapelle. Des anges l'élèvent jusqu'au ciel avec les nuages qui la portent à travers d’autres nuées lumineuses, et quantité d’anges et de chérubins sortent comme la foule de tous côtés, pour participer à la gloire dont la Mère du Sauveur du monde va jouir dans la place la plus distinguée qu'elle a méritée, proche de son Fils, au-dessus des Anges et des Saints

Il y a hors de la chapelle de la Vierge un tableau fort considérable à voir dans les galeries, c’est celui de l'autel de Sainte Thérèse. L’autel est placé, comme j'ai déjà dit, dans l'arcade la plus proche du rond-point, sous la voûte où l’apôtre Saint André est représenté, Toute la largeur de cette arcade, qui a très-peu de profondeur, est remplie dans le bas par l'autel et p e. Unb bronze doré représente la mort de Sainte Thérèse dans le devant de l'autel

relief de

deux crédences qui l'accompagnent de part et d'a

dont les deux angles saillants sont revêtus de deux grands feuillages; les crédences ont des branches de lauriers pour ornements. Le reste est de marbre et enrichi aussi d'ouvrages de sculpture de bronze en bas-relief,

de même que le gradin de dessus l'autel et que l’incrustation où le tableau

est placé. 11 y a sous la bordure du tableau deux grandes t

ges

; deux chérubins,

es

de lis pass

en sautoir et liées ensemble, dans une couronne de fleu:

de part et d'autre, soutiennent la bordure, et aux côtés de cette même bo

dure, on voit sur l'incrustation de marbre, deux groupes de chérubins dans des nuées; chaque groupe est au milieu d’une table enfoncée, dont le bas et le haut, proche de la corniche qui termine toute l'incrustation, sont ornés

de fleurons, de coquilles et de roses, le tout aussi de bronze, La corniche

est aussi de marbre et cintrée dans le haut, elle porte pour amortissement

une croix et deux anges qui sont à genoux de part et d'autre, et tous ce

ouvrages sont de bronze doré.

Mais le principal ornement est le tableau dont la bordure toute dorée er enrichie de sculpture est cintrée dans le haut. Le peintre, par le sujet qu'il a choisi, a trouvé moyen d'exposer ce que la contemplation fait concevoir

d'admirable. Il a su en même temps, par une des plus fortes expr de l'amour divin, émouvoir l'esprit et le cœur et faire voir dans des vertus

intérieures la sublimité des vertus qui se manifestent avec plus d'éclat.

Sainte Thérèse est à genoux; sa robe et son scapulaire, l’un et l’autre d’une grosse étoffe, tombent jusqu’à terre ; et son manteau de drap blanc,

relevé sur ses épaules, n’est retenu sur le sein que par une espèce d’agrafe ;

— Elévation de la façade sud et coupe du salon d'Hereule d'après le recueil de Demortain

Fig. 7

un voile de toile blanche couvre le haut de la robe sous le scapulaire, cache la gorge et le col, environne les joues et forme un bandeau au haut du front.

Mais un grand voile noir d’étoffe légère, et aussi long que le manteau,

descend de côté et fait paraître avec beauté et avec éclat le visage de la sainte. i

On est surf aussi en considérant l'attitude modeste, mais simple

et naturelle, d'une pe

sonne qui est insensible à toutes les choses de la terre et, exempte de toutes les passions du monde, ne regarde que le Ciel et n'a d'amour que pour Dieu. Il s'épanche au dehors d'elle-même et se fait manifestement connaître par un doux transport; le mouvement de ses bras et de ses mains marque comme en tremblant et d'une manière chancelante la plaie profonde que l'amour divin a faite dans son cœur. Un

ange représente cet amour, il prend à tâche d'augmenter la plaie par les coups redoublés d’un dard enflammé; le dard est d'or, l'ange le tient de la main droite et considère attentivement la plaie qu'il a faite. Il est tout en

l'air; ses ailes sont blanches et toutes déployées, sa tunique est d’un bleu

changeant et son écharpe de couleur rose vole autour de lui; l'air agite s bras et ses jambes qui sont dessiné

aussi son vêtement et fait voir à nu

avec beaucoup d'art et de correction, et toute sa carnation, belle et vive, marque l'ardeur d'un amour pur, qui porte avec soi tous les caractères divins et surtout ce coloris admirable qui ajoute un nouvel éclat à la beauté même. Des livres composés par Sainte Thérèse sont mis sans ordre sur son prie-Dieu, sur lequel il y a encore un autre livre ouvert. Des nuages

remplissent le fond du tableau et au-dessus de Sainte Thérèse, dans la

partie cintrée, il y a plusieurs chérubins et deux petits anges : ceux-ci sont d'une grande beauté et paraissent attentifs à considérer la sainte et l'ange June grande b F £ dérer 1 l'an

qui la frappe du trait de l'amour divin.

Les ornements de sculpture des galeries et de la tribune

J'ai observé en général de combien d’ornements de sculpture tout le

dedans de la chapelle de Versailles est embelli, et j'ai exposé en particulier ce qui a été employé à orner diverses parties d'architecture dans le salon, dans la tribune, dans les galeries. Ce que je viens de dire de la chapelle

de la Vierge et de l'autel de Sainte Thérèse, et ce qui me reste à faire

Vertus

Ornements des galeries

Trophées en bas-relief

Ornements de la tribune

Bas-reliefs

remarquer de l'arcade où cetautel est placé et de celle qui sert d'entrée

à la chapelle de la V donnera une idée de beaucoup d'ornements

à peu près de même symétrie que les galeries ont pour embellissement.

Au-dedans de l’arcade qu'occupe l’autel de Sainte Thérèse, il y a trois

têtes de chérubins sur des nuées. Ce groupe, sous le milieu d'une corniche

qui est formée par l'imposte de l’archivolte au fond de l'arcade, est au

devant d’une table saillante qui sert à soutenir cette corniche, Des guir-

landes de fleurs sortent des nuées et pendent en festons devant la table

elle-même est terminée en bas par des feuillages, devant un avant-corps

qui s'élève de derrière la corniche de marbre; c'est au haut du fond de cette

arcade, entre l’imposte et l’archivolte, qu'on a mis dans une bordure ronde

ce chiffre ST tout environné de rayons de lumière, pour désigner le nom de Sainte Thérèse, Enfin deux figures de femmes qui ont des nuées d'un côté et

sous leurs

ieds et qui représentent des Vertus, sont assise

d'autre; sur l'archivolte de cette même arcade, et il y a encore dans

galeries, vingt-quatre

gures de femmes sur des nuées qui représentent

des Vertus; deux de celles-ci y sont placées sur l'archivolte de l’arcade qu

sert d'entrée à la chapelle de la Vierge, et les autres occupent encore deux de la

sont toute

à deux le dessus des archivoltes des onze fenêtres, qu

même forme et de la même grandeur que les arcades pour faire ensemble une parfaite symétrie.

chapelle de Versailles, sont disposés avec art et sans confusion, et si bien

Tous ornements de

sculpture, qui embellissent le dedar

e les

règne en manière de corniche au dessus des deux portes qui servent À y

cutés, qu'on ne saurait assez les estimer. Voici ceux qui achèvent d'orner

galeries et la tribune : L'imposte des arcades et des fenêtres des galeries

entrer par les escaliers en forme de vis. C’est 1à qu’au dessus de chaque

celle de

porte, cette sorte de corniche sépare deux bordures différentes :

dessus la corniche et proche le haut de la porte est supportée par un fleuron et surmontée d’une coquille d’où pendent des guirlandes de fleurs

bordure,

de part et d'autre; le chiffre du Roï est au milieu de cett

double L fleuronnée et entrelacée de palmes avec la couronne de L'autre bordure de dessus la corniche est carrée, mais beaucoup plus haute que large. L'on y voit un grand ange en bas-relief; il vole vers la

gloire, des nuages sont sous ses pieds et il tient en ses mains un flambeau

allumé fait en manière d’une corne d’abondance. Je dois commencer à

nommer ici les Vertus qui sont représentées le long des galeries et placé

sur les archivoltes des arcades et des fenêtres. La Foi et l'Espérance sont

du côté du septentrion sur l’archivolte de la fenêtre la

Force etla Prudence

plus proche de l'escalier en forme de vis, qui est de ce même côté. La

sont au dessus de la fenêtre suivante. Il y a d’autres vertus sur

l'arcade qui

la fenêtre qui

sert d'entrée à la chapelle de la Vierge. Au dessus d sépare

rcade de celle où utel de Sainte Thér Piété et l'Obéiss

Chasteté et la Modestie.

cette à

e est placé, on voit la

au-dessus de l'autel de Thérèse, sont la

ance, et Sainte

Divers ouvrages de sculpture en bas-relief ornent sur le nu du mur,

entre les colonnes et les pilastres, les deu

petits intervalles triangulaires

où le rond-point des galeries prend sa naissance. En chacun de ces inter-

valles, il y a deux enfants assis au dessus de l’imposte qui sert de corniche,

et il

a entre eux deux une manière de trépied sur lequel on a posé un

rand vase. L'un de ces enfants tient un livre de mu

sique et bat la mesure

en chantant, et l'autre a une Aûte pour accompagne

la voix de celui qui

chante. Mais sous l”

poste, un grand trophée est attaché par le haut et

ieurs sortes d'instruments de ingénieusement

composé de plu musique, entremêlés avec des branches de palmes, de lauriers et d’autres rameaux liés

tervalle

l'un à l’autre et travaillés avec beaucoup d'art. Le trophée de qui est du côté du septentrion, jusqu'à la porte que j'ai remarquée en ce même endroit, et l'autre du côté du midi, descendent jusqu'aux socles des colonnes et des pilastres; les intervalles des dix colonnes engagées dans le mur qui accompagnent les trois fenêtres du rond-point dans les galeries,

ont chacun sous l’imposte une tête de chérubin dans des nuées, d'où pend

jusqu'en bas un trophée composé aussi d'instrumen

de musique, ces

trophées sont beaucoup moi

s larges que les deux précédents, mais ils so

t travaillés avec la même intelligence et tous ensemble ils représentent fort exactement les différents instruments de musique dont on s’est servi jusqu'à aujourd'hui. Des branches de palmes et de lauriers et d’autres rameaux

liés ensemble ornent le dessus de l'imposte. Les six mêmes figures de

femmes représentent sur le milieu du rond-point la Miséricorde et la

la V

; car à l'égard des Vertus qu'il reste à

Clémence, s des deux autres lance et la Persévérance, et sur

ir une

la troisième, le Zèle et l'Hos

considérer sur les archivoltes des cinq fenêtres du côté du midi, il y a la Modération et la Mortification à la fenêtre la plus proche du rond-point,

et aux quatre autres fenêtres, les figures de la Contemplation et de l'Humi-

lité, celles de la Patience et du Silence, celles de la Justice et de la Prudence,

et celles de la Religion et de la Charité à la fenêtre la plus proche de l’autre

escalier en forme de vis.

Les paliers de ces deux escaliers servent, comme nous avons dit, de

passage pour aller à la tribune. On y entre de côté et d'autre par deux

portes d'une même symétrie, au-des

de chacune desquelles il y a un grand bas-relief carré un peu plus haut que large et composé de la même manière

qu'un tableau pour ce qui regarde la perspective et le nombre et la dispo-

sition des

on de la

gures, car le sculpteur, pour exprimer la Purif

té au-dedans du

Vierge par le bas-relief qui est du côté du midi, a représe temple de Jérusalem, Saint Siméon, qui semble annoncer par son cantique que l'Enfant Jésus qu'il reçoit des mains de la Vierge, est le Messie, la

lumière et le Sauveur du monde dont les prophéties ont parlé

est aisé de remarquer, dans lé même bas-relief, entre plusieurs

autres figures, Saint Joseph et Anne la prophétesse, qui reconnut aussi

l'Enfant Jésus pour le véritable Messie. Mais ce n'est pas avec moins d’art

que dans le bas-relief qui est du côté du septentrion, le sculpteur a

Christ à l’âge de douze ans dans

représenté Jésus- Temple, au milieu des

docteu g

où Saint Joseph et la Vierge le trouvèrent après qu'ils l’eurent

cherché plusieurs jours. Une gloire de plusieurs chérubins dans des nuées

1 haut de la bordure de chacun de ces ba

reliefs par l'astra-

chacun de ces mêmes bas-reliefs, entre deux grandes consoles qui sont aux

côtés du chambranle de la porte pour en soutenir la corniche. Des chéru-

bins et deux guirlandes de fleurs disposées en festons ornent la frise de la

principale porte de la tribune, et au dessus de la corniche, deux anges,

assis sur une de soubassement, semé de fleurs de lys en mosaïque,

pèce

servent de supports à un écusson des armes du Roi. C’est aux côtés de cette

grande porte que deux intervalles des pilastres corinthiens ont leur hauteur

divisée en plusieurs parties. La plus grande, depuis le socle des pilastres

jusqu'à une corniche semblable aux impostes, contient dans chaque inter.

valle un trophée en bas-relief; les deux trophées sont composés des orne-

ments qui distinguent les dignités et les fonctions ecclésiastiques depuis la tiare jusqu'au simple chapeau de fleurs, et l’on y a entremélé avec des branches de lauriers et de palmes, les vases sacrés et tout ce qui est employé à l'usage des autels. Sur la corniche d’où pend chaque trophée, on voit

une cassole haut, au

te et la fumée des parfums qui s’en exhale, et plus

dessus de l'astragale des chapiteaux, il y a deux chérubins dans de

nuées.

Tels sont les ornements de sculpture en pierre qui embellissent les galeries

et la tribune ; l’on à exécuté avec le même soin tous ceux qui sont faits

en

La grande porte est magnifique, tant en dehors du côté du salon, où cette porte estun

bois et que la dorure qui les enrichit rend encore plus éclatant

peu bombée, qu'en dedans du côté de la tribune, où la même porte est

faite en plate-bande. On y voit de part et d’autre en différents panneaux

des figures d'anges et de chérubi landes et des festons de fleurs,

xs, des gui

plusieurs sortes d’entrelacs, de fleurs, de palmettes et de rameaux, et divers

compartiments en mosaïque, avec les armes et les chiffres du Roi. Une

richesse de dorure et de sculpture à peu près semblable, paraît aux deux bords de la tribune et aux entrées des galeries sur les quatre portes des

escaliers en forme de vis; et la porte particulière du passage qui conduit à F ge q

l'escalier de la sacristie à de semblables ornements. Mais il serait difficile

d'exprimer la beauté du travail et la richesse des ornements de sculpture

jui embellissent le dedans et le dehors des

eux oratoires ovales, dont les

plates-fori

rés, de plain-pied à la tribune, saillent en quart de cercle hors

l'alignement de la bal

ade, à ses extrémités proche les deux groupes de

pilastres corinthiens. C

pendant l'orgue est sans doute le plus grand

le dedans d

ouvrage de sculpture et de dorure en bois qui serve à orr

actitude; il

la chapelle, Je n'entreprends pas de décrire ici cet orgue avec ex

cache entièrement, comme j'ai dit, la fenêtre du milieu du rond-point des

e à travers l'intervalle des deux colonnes

galeries, il fait face à la tribur isolées qui soutiennent l'entablement corinthien, sous le milieu de la grande

demi-coupe en arrière voussure, au

ssus du grand autel.

L'orgue a moins détendue en bas qu'en haut, et plus dans la partie éloignée qui est proche le mur qu’à la principale face. Sur le devant, deux grands palmiers à la place des deux angles saillants qui sont coupés,

s'élèvent au lieu de colonnes, et soutiennent avec leurs branches chacun

un pendentif ou espèce de ram

ant qui forme une face particulière et qui sert, avec des rampants semblables de la face de devant et des deux faces de côté, à donner de la saillie et plus d'étendue à la plate-forme d'où les tuyaux de l'orgue s'élèvent. Un bas-relief sur le guichet qui renferme les registres

et les claviers, représente David jouant de la harpe. Un riche chambranle

sert de bordure à ce guichet. Divers trophées composés d'instruments de

m , embell

isiqu sent avec d’autres ornements de sculpture, les divers panneaux qui environnent l'orgue dans le bas et la porte par où l'on y

entre. Aux côtés des armes du R:

ï, qui occupent le milieu du rampant de devant, il y a deux grands anges; ils semblent sortir de derrière des consoles d'où tombent des festons de fleurs, des chérubins ornent les autres rampants; l’on voit encore quantité de têtes de chérubins, de roses et de fleu-

rons sous la plate-forme et au-dessus des tuyaux où des fleurs d

lys

servent d'amortissement à l'o tant sur | sur leurs

gue,

tourelles que intervalles.

Les ornements de sculpture des bas-côtés

Si l'on descend par l'escalier de la sacristie aux bas-cotés que les ailes

de la chapelle ont sous les galeries, il sera a

sé à l'endroit où le rond-point

bas-côtés commence à se former, de

de ce:

considérer de part et d'autre la

disposition des ornements de sculpture qui embellissent la voûte et tous les

massifs. Il n'y a point ailleurs une telle

isposition ni tant d'ouvrages si

bien ordonnés et si bien exécutés. Des dosserets forment des avant-corp

les s derrière les massif

qui portent les arcades de la nef et du sanc-

tuaire, et les autres entre

'autres arcades opposées où les fenêtres, que les

d'en bas, sont ouve

ailes de la chapelle ont à l'étage . Les arcs-doubleaux

qui s'élèvent des impostes, au-dessus de ces dosserers, ont la méme hauteur que les arcades et à peu près les mêmes ornements de sculpture, car des entrelacs fleuronnés forment sous chaque arcade et sous chacun des arcs

doubleaux, trois espèces de cartouches. C

lui du milieu est rempli d’une rose et les deux autres ont chacun une fleur de lys, excepté sous les archi-

voltes des arcades du sanctuaire et de la nef, où l’on voit au lieu de chaque

fleur d De

lys un buste en bas-relief d’un apôtre ou de quelqu'autre saint.

ns les angles de chacun des dix €

paces carrés que les ares doubleaux

et les archivoltes des arcades forment au haut des voûtes des bas-côtés de

Trophées

Les portes

dorées

Les deux

oratoires

L'orgue

Arcs-doubleaux

Ornements des voûtes

Ornements des dosserets et

des massi)

part et d'autre de la nef, il y a au-dessus des impostes quatre pendentifs. Chacun desquels est orné d'une couronne royale de France et de ce chiffre S

Louis ; et plus haut une grande bordure ronde

qui dés

gne le nom du roi Saint

orñée d’un feuillage, environne une espèce de calotte ou plutôt de bassin renversé et presque plat, qui a au milieu, dans

ne petite bordure ronde, une rose péndante en manière de cul de lampe. Cette re

sert comme de centre à divers ornements composés de coquilles, de palmettes, de fleurons et d’entrelacs en man

re

d'agrafes à huit rayons, ce qui ne semble for-

mer qu'une seule r

toute de sculpture, mais fort grande et fort riche. Une espèce de niche termine les bas-côtés d’une part et de l’autre, contre les deux escaliers en forme de vis, qui n'ont point en bas d'autre porte que celle audessous de la tribune. Une médaille ovale de la

tête de la Vierge, avec des branches de palmes

et de lauriers dans un entrelacs que forme une

espèce de grand panneau, décore le dedans de la

demi-coupe de la niche que les bas-côtés ont contre l'escalier qui est placé au septentrion, et une médaille de Saint Joseph embellit, avec de pareils ornements, la demi-coupe de l'autre

niche, contre l'escalier qui est placé au midi. Des ornements semblables à ceux que la voûte des bas-côtés a de part et d'autre de la nef, embellissent la même voûte autour du rond-point, mais ils sont disposés d’une autre manière, car

ici la voûte se compose de six lunette!

pour

autant d'arcades au

anctuaire et pour les trois

arcades opposées, où les fenêtre

s du rond-point

ont leur ouverture; chaque lunette a une rose environnée de fleurons et d’entrelacs en manière d’agrafes. Une grande rose et de pareils accompagnements ornent sous la clef de la voûte chacun des trois intervalles des six lunettes, et

aux côt

s de chacune des trois lunettes des fenêtres, il y a une espèce de cartouche formé d'entrelaes et rempli de ce même chiffre SL et d’une couronne de France au-dessus. Le reste de l'étendue de la voûte entre ces arcs

doubleaux, est rempli d’un riche compartiment

en mosaïque. A chacun des deux trian-

espaces

gulaires, l'un desquels a une porte qui conduit à la sacristie, la voûte des bas-côtés est ornée d'une double L fleuronnée; une bordure ovale l'environne immédiatement sous la clef, entre deux panneaux, et le plus grand de ceux-ci est rempli d’une cassolette fumante élevée sur un piédestal qui est soutenu par des entrelacs faits en manière de consoles.

Mais de combien d'autres ornements de sculpture, les bas-côtés sont-ils embellis depuis les impostes jusqu'en bas. Six grands panneaux de mo:

aïque sem

de fleurs de lys et de devant les trun

fenêtres ont leurs ouvertures et, à côté des dos-

ses sont placé du rond-

eaux

int de part et d'autre des trois arcades où les

s doubleaux, des bas-

serets qui portent les ar

reli et d'un

d'une composition ingénieus

travail excellent enrichissent dans des tables

enfonc:

s, non seulement tout le devant de ces dosserets et de ceux qui aident à former les arcades où l’on voit ces trois ouvertures de fenêtres, mais encore le devant de tous les autres dosserets des bas-côtés et le devant de chacune des faces

des massifs qui portent les arcades du sanctuaire et de la nef. Ce sont plus de

cent trophées tous différents, les uns suspendus à des agrafes, le

autres

retenus par des anges; ces trophées font er

semble une symétrie parfait

d'y représent

L'on a pris un soin tout particulie

avec tout l’art imaginable ce qui a

vi avant Jésus-Christ et depuis sa naissance à fonder le

christia

isme et à l'établir en tous lieux depuis la résurrection du Sauveur;

et l'on ÿ à aussi figuré tout ce que la religion a sanctifié dans les églises

de l’ancienne et de la

par rapport au culte de Dieu et aux cérémoni

nouvelle Loi. Il serait trop long d'exposer ce qu'il y a de considérable

dans chacun de ces trophées, il suffit de dire que tous font voir d'in-

génieux mélanges, tant des vases et des ornements du temple de

Jérusalem, avec leurs marques différentes des dignités que Dieu établit sur le peuple d'Israël pour le gouverner et pour le sanctifier, que de divers symboles de ce qui est arrivé de merveilleux à ce peuple choisi

durant l’ancienne Loi, pour annoncer les mystères et les miracles de la

Loi nouvelle, C'est pourquoi plusieurs de ces trophées ont sur des bou-

ers ou dans de liefs en camaï

cartouches particuliers des bas

u qui

exposent au

yeux l'image de divers sujets de l'Ancien Testament, mais sur

ments de la vie de Jésus-Christ et les

toutes choses les principaux évèr symboles des vertus qu'il a fait connaître aux hommes. L'on a mêlé dans

les mêmes trophées, les instruments qui ont servi à la passion du Sauveur,

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