‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 51 sur 71 · SÉRIE IV · texte numérisé non relu

SÉRIE IV

CKimrcmemeiit villAM»c« — Suintoniie et AngoiuMl».

Voir Cognac.

Officiers généraux, — F.a plus grande partie des officiers généraux que la France emploie dans ses armées débutent dans le service par le grade de colonel. Ce grade qui leur est accordé pour ainsi dire dès rentance en foTCur de leur nom ou de leur fortune, leur donne une autorité sans bornes sur mille ou deux mille hommes.

J^e séjour de la cour leur donne des prétentions à tout et les dispense de tout^ même de savoir un métier

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d'où dépend le salut ou la prospérité de l'État et leur honneur. Une vie partagée entre les femmes et les chevaux occupe le jeune colonel pendant huit mois de l'année. Le mois de jum arrive, c^est le temps où on l'oblige d'aller voir son régiment. Il prend congé du roi à Versailles^ et à Paris de ses maîtresses ; il part pour sa garnison. L'inspecteur qui doit le saivre PaTertit que son régiment doit être exercé. 11 le savait déjà^ et ses ordres étaient donnés en conséquence pour qu'on excède le soldat pour lui apprendre des choses dont on ne se sert jamais à la guerre.

Cependant notre jeune colonel avance en âge. A i)eine est-il majeur qu'il est £ait brigadier et maréchal de camp presque en même temps.

Notre maréchal devient lieutenant général quand il croit avoir besoin de ce grade ou quand il a l'humeur martiale, c'est à dire quand li a le désir défigurer dans une province ou l'envie d'augmenter les embarras d'une armée. Employé dans une province, il ne s'occupe plus du militaire dont il n'a ni Tesprit ni les mœurs. S'il est riche^ il ne s'attache qu'à développer un faste imposant^ et à communiquer à la province tous les goûts qu'il a contractés dans la capitale ; s'il est pauvre, il vît aux dépens du tiers et du quart, mène une vie ambulante^ cherche des ressources qui puissent lui faciliter les moyens de figurer pendant l'hiver à Paris ou la commodité de faire sa cour à Versailles. Cependant la guerre se déclare, tout le monde veut être employé, on forme des armées, le général destiné à commander donne sa liste^ les femmes de la cour

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la leur; les ministres ont leur créature^ tout le monde est employé^ et les fonds qni auraient servi pour deux campagnes sont consommés dans une. L armée entre en campagne. C'est alors que vous voyez édore tous les fruits de l'ignorance, du luxe et de la mollesse. Tout l'univers sait que nos troupes sont braves et je crois que peu de personnes ignorent le peu de capacité de nosoûiciers généraux. — Extrait d'un Projet de formattoîi pour l'infanterie. Bibliot. imp. ManmcrUs supp. fr. 11,304, 11,306. Papiende Broglie,

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