‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 52 sur 71 · V MILICE PROVINCIALE · texte numérisé non relu

V MILICE PROVINCIALE

La Saintonge fournissait un bataillon de milice, TAngoumois en fournissait un autre. Outre cette mi* lice, il yen avait une autre de garde-côtes pour la province de Saintonge en particulier.

État des exemptions particulières à\\ tirage pour les troupes provinciales, généralité de Limoges. Gazette de Vagric. 18 mars 1777.

Ordonnance du 13 décembre 1778 concernant les garde-côtes des provinces de Picardie, Normandie, Bretagne, Poitou, Aunis, Saintonge, îles de Ré, etc. — GazeUe de France. 19 février 1779.

Étapes. Ângoulème. Il est fîu^heux que nous ne puissions retirer, en Angoumois , presque aucun avantage de l'utile réforme que Sa Majesté a voulu établir par ses dernières ordonnances dans la régie des étapes. Les

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entrepreneurs eonetitués dans chaque province cherchent à gagner le plus qu'ils peuvent et à donner aux entrepreneurs parUcuUers de chaque lieu d*étape le

moiijs qu'il leur est possible, ce qui fait que dans plusieurs endroits il ne se trouve personne qui veuille se charger à perte d'une pareille entreprise. — Gazette de VagriciAlture. 21 mars 1775^ 30 janvier 1776^ 13 mars

2^ CHATfiAD p'aNGOOLÉME.

Plan colorié du château d'Angoulême^ avec description des abords^ et détail sur les dépendances intérieures dudit château^ fait par nous^ inspecteur deg ponts et chaussées, à Angoulême, le 9 février 1781. Signé, MoNiER. — O. 10,749. Cote 1,674.

Lettres-patentes du 28 lévrier 1777 autorisant le comte d'Artois à supprimer la halle du Palet.

L^Angoumots ne formait plus depuis longtemps un gouvernement militaire. Le château avait été rayé du catalogue des places fortes à l'entretien du roi. Un mémoire de 1780 nous dit : « Les ouvrages extérieurs ont été abandonnés et tombent en ruines , les seuls logements Gpii sont dans Tenceinte du château ont été quelquefois réparés par les personnes qui l'habitaient. Les murs de la ville ont été entretenus par le corps munieipal à raison seulement de la conservation des droits d'entrée sur lesquels ses revenus sont assis. Le château d'Angoulème ne présente donc plus d'autre utilité au-

jourd'hui que celle de servir de retraite à un lieutenant du roi^ à un major ^ et à loger une compagnie d'invalides. Il est juste que radministration desl3nances de Monseigneur cherche à tirer le plus grand avantage possible de cette propriété qui ne peut que la surcharger dans Tétat actuel, puisqu'elle n'en tire aucun revenu. On ne propose pas encore à ce moment la ruine totale du château^ que Ton pourrait concilier avec les intérêts du roi, avec ceux du prince et avec ceux des habitants dudit château auxquels il serait aisé de faire des j)ensions viagères pour les dédommager de leurs places^ mais on se contentera seulement de proposer^ dans Tune de ses dépendances^ Texécution d^un projet utile au prince, et utile à la ville.

Le château était occupé en 1772 par le marquis de Chauveron, lieutenant du roi, par M. de Montalembert de Cers^ major ^ et M. de Bourges^ capitaine d'une compagnie d'invalides.

CHÂUVERON. — Mémoire. Le marquis de Chauveron obtint le lô janvier 1772 la place de lieutenant du roi de la ville et château d'Angoulème^ vacante par la mort du comte de Raymond, maréchal de camp. Quelque temps après^ le roi voulut bien y ajouter une patente de commandement dans la province à l'instar de celle dont son prédécesseur avait été pourvu.

Le logement du lieutenant du roi dans le château ne consistait alors qu'en une assez grande antichambre et une chambre à coucher. La vie retirée du comte

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de Raymond^ sans femme et sans famille^ n^exigeait

peut-être pas une plus grande localité. Le reste du château était d^ailleurs inhabitable ; le marquis de Chauveron voulu i tlxer son domicile dans le lieu où il avait des devoirs à remplir^ et désirant d'y recevoir les militaires et les citoyens qui auraient à traiter d'affaires^ d'une manière séante et convenable à la place dont il était honoré^ se détermina^ après plusieurs mémoires envoyés à la cour, à bâtir à ses propres frais. Quelque temps aprèS; l'achèvement des bâtiments qu'il s'était TU obligé de construire^ TAngoumois devint apanage de Mgr le comte d'Ârtois et le château lui fut vendu par le roi avec les terrains adjacents.

Le pi'iuce, ne trouvant pas juste que ces terrains qui servaient d'émoluments au lieutenant du roi lui fussent enlevés, accorda au marquis de Chauveron une indemnité annuelle de fiOO livres par an pour ce qui en avait déjà été concédé.

Aujourd'hui, le marquis de Chauveron demande à être traité comme les citoyens et que (comme il a bâti hors du château, quoique ses murs soient attenants au château) il ait comme les autres la liberté d'acquérir ce terrain à perpétuité, ainsi que toutes les parties in-* dépendantes absolument du château s alignant sur la grande rue déjà faite.

dette décision^ on Tose Tespérer, paraîtra conforme aux idées de droiture et d'équité que tous les vassaux du pays se plaisent à reconnattre dans le prince apanagiste. Signé, le marquis de Chauverow.

Angoulème^ 15 août 1 784. — Je reçois une lettre de

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M. Ëlie de Beaumont qui me demande au nom de Tad-

ministration de Mgr le comte d'Artois la permission de faire transterer le cimetière de la paroisse Saint-Antonin'au milieu de ce château. Je suis très persuadé que l'administrât KJii de Monseigneur ne s 'occupe pas d'aussi petits objets et que c'est une nouvelle tentative des officiers municipaux de cette ville pour servir de continuité aux mauvais procédés qu'ils ne laissent d'avoir pour moi. Ne pouvant s'accoutumer à voir dans le château et dans cette ville un commandant pendant le ministère de M. de Montbarey^ ils n'ont cessé de me tourmenter en me prenant tantôt nu ijubtion, tantôt un jardin, enûn une partie de mes remparts^ et assurément Monseigneur et vous^ monsieur, avez ignoré tou-> tes ces menées, mais ce qui m'a surpris et me surprend encore, c'est que M. Elie de Beaumont veuille s'y prêter. Vous m'avez fait l'honneur de me dire que les dépenses de F Angoumois étaient très fortes ; elles continueront à l'être si on agit d'après les mêmes principes; d^ailleurs^ monsieur, je ne puis ni ne dois me prêter à cet arrangement, l'ordonnance du roi qui prescrit que tous les cimetières seront transportés liors des villes et des bourgs me défend de permettre la translation de ce cimetière au milieu du château du roi, il u'y a point d'exemple qu'on ait fait pareil établissement dans les châteaux du roi et dans ses citadelles. Je dois de plus vous observer que cette translation de cimetière deviendrait très coûteuse à l'administration de Monseigneur si elle pouvait avoir lieu, quoique M. Elie de Beaumont dise le contraire.

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Je TOUS prie^ monsieur^ qu'il n'ait point connaissance de cette lettre, je m'en ferais un ennemi irréconciliable et je ne veux me brouiller avec personne. Jo me contente dans la réponse que je lui fais à ce sujet et qui vraisemblablement vous sera coimuuniquée de lui détailler les raisons qui m* empêchent de me prêter à cet aiTaniiement.

La charpente d'un des corps de logis de ce château^ et dans lequel est ma cuisine, et quelques autres chambres de prisonniers, vient de s écrouler, comme je rayais prévu et comme j'avais eu Thonneur de vous le dire cet hiver.

Ce qu'il y aurait de moins coûteux et de plus tôt £ait serait de faire faire une charpente basse et couverte de tuiles creuses....

J'ai rhonneur d'être, avec le plus sincère et le plus invincible attachement, monsieur, votre très huuible et très obéissant serviteur. — Le marquis de Chaoyeron.

M. le marquis de Chauveron m*a mandé que vous lui aviez écrit pour lui demander, au nom de TadministraT tion de Monseigneur, la. permission de fiûre transférer le cimetière Saïut-Antonin sur remplacement de l'ancien moulin à poudre du château d'Angouléme, et il m*a témoigné la plus grande répugnance à consentir à cet arrangement. — 30 octobre 1784, adi^essé à M. de Beaumont. (Sans signature J

Plan du château d'Angoulême. Terrain que M. le marquis de Chauveron demande à accenser : jardin des invalides ; grosse tour du château ; deux corps de logis que M. de Cliauveron a fait bâtir à ses frais. Une ligne

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ponctuée indique le chemin qui^ venant de la viUe^ traversait le château et conduisail à la campagae par la porte du Secours.

Mémoire, Il dépend du domaine d'Angoulème^ Fun des plus importants de l'apanage de Mgr le comte d'Artois^ un château en partie ruiné et dont les restes ont servi jusqu'à présent à loger deux officiers principaux, le commandant pour le roi et le major avec une compagnie dHn valides. Le surplus des bâtiments subsistant de cet ancien château était ci-devant occupé par quelques prisonniers d^État qu'on y envoyait séjourner pendant quelques mois et que le mauvais état des lieux a forcé depuis de laisser loger en ville. Mgr le comte d'Artois, ayant reçu de Sa Majesté ce château à titre d^apanage avec tout ce qui compose le domaine du duché d'Angoumois^ il n'a point ignoré le droit qu'il avait d'en prendre possession et d'en jouir, mais plusieurs considératious l'ont déterminé à suspendre Texercice de ce droit autant qu'il lui serait possible en faveur desoiiiciers qui habitaient ce château jusqu'à ce qu'une circonstance décisive et des besoins indispensables le forçassent à l'employer h quelque usage essentiel et nécessaire. Ce besoin s'était déjà présenté dans la nécessité de donner à hi sénéchaussée un palais de justice pour les différentes juridictions établies en cette ville qui se tiennent maintenant dans des bâtiments loués aux Jacobins^ dont l'état n'offre ni sûreté ni commodité^ mais les mêmes considérations avaient porté Monseigneur à chercher dans un autre lieu l'emplacement et le moyen de former cet établissement

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nécessaire. C^est dans cette intention que Monseigneur a acheté les biens et lieux claustraux des RR. PP.

minimes d'Augoulême^ mais les bâtiments^ s'étant trouvés en trop mauvais état pour être employés à cet usage, on a été forcé d'en revenu- au vrai mo) en auquel on aurait voulu éviter d'avoir recours^ celui d établir la juridiction dans la portion subsistante du château d'Angoulême.

Dans cet état, Mgr le comte d'Artois supplie Sa Hajesté de vouloir bien ordonner aux oiHciers et à la compagnie des invalides qui occupent le château de lui en laisser la libre jouissance^ sauf à Sa Majesté à pourvoir à rindemuite ou remplacement des olliciers.

COGQ. — Angouléme, le 28 février 1784. Avant

qu'on bâtit le cbâteau d'Angoulénie, la paroisse Saint- Antonin avait un cimetière et lorsqu'on voulut bâtir le château on respecta cette propriété et on le laissa hors de son enceinte. 11 y a lieu de croire que, dans la suite, la ville, voulant foire une place le long du château, il se fit un échange, et qu'on donna à la paroisse le terrain qui est entre deux bastions du château pour servir de cimetière et la dédommager de ce qu'elle abandonnait pour Tagrandissement de la place. Vous réclamez à présent ce terrain, mais il me paraît qu'on doit remettre auparavant celui que la paroisse avait donné en échange ou quelque autre convenable pour y suppléer.

Je m'empresserai alors d'intervenir dans les formes ordinaires. On a interdit depuis trois ou quatre

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ans l'usage de ce cimetière eu le couvrant d*un tas immenBe de ruines^ ce qui nous met- dans le pluB graod

embarras.

J'airiiouaeur^ etc. Signée F.-J.-A. Cocg^ d'Augoulême.

BIUNIER. — Angoulême, 22 février 1777. J'ai vu une seconde fois messieurs du corps de ville^ il a été convenu qu'ils écriraient aujourd'hui à M.... pour rengager à l'avoriser la translation des halles et lui représenter que si Tadministration du prince trouvait contiuuclleiiicni des oppositions et des difîicultés^ elle pourrait abandonner les embeilissements qu'elle se propose de faire dans leur ville ^ ce qui tournerait à leur détriment et à celui du public. . . . Tâchez d aplanir toutes les difficultés, sans cela il n'est pas possible d aller en avant. Le corps de ville persiste à s'opposer à ce qu'on place les bancs des merciers dans la courtine du cimetière Saint-Antonin^ il demande qu'ils soient placés dans celle de rentrée du château. Mous ne pouvons les placer sans combler les fossés qui le sont déjà en partie. 11 est nécessaire aussi de détruire la grange qui sert de salle de comédie. Tout cela ne peut se faire sans que M. de Chauveron écrive à M. de Bourses ou à M. de Montalembert qui pourront me communiquer son consentement ou au moins ses dispositions à laisser faire. Il pourrait encore consentir à la démulitiondu pont qui forme l'entrée du château. Cette démolition procurerait des matériaux, en pierres que 1 un pourrait eaiployer

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plus utilement ailleurs. Elle éviterait un entretien inutile et i OQ construirait sur le remblai qui serait £ait dans remplacement du pont une petite chaussée de

pavé pour communiquer au château.... Signé^ Muniër.

y GVET ET MILICE BO0R6EOISG.

Milice bourgeoise. Mémoire de Gervais^ p. 422.

Organisation du guet eu 1779. Le gouverneur du château tait supprimer cette compagnie en 1786.

Réorganisation de la milice bourgeoise^ dont les officiers sont nommés par le gouverneur. — 1^600 hommes.

1789. Etienne Souchet, colonel.

Cette milice fut remplacée par la garde nationale.

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