SÉRIE II
Comté, prévôté royale, parlement de Paris, élection
de Coguac, diocèse de Saintes, 400 feux.
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La prévôté royale de Châteauneuf s^etendait sur Saint- Seurin^ Saint-Simeux^ Moulidars, Mérignac en partie, Échaiial^ Baac, Jurignac, Saint-Estèphe, Plassac^ Mosnac. — 1789. Guillot de la Puisade^ juge prévôt; François Piet, lieutenant général de police.
Roullet^ Sireuil^ Saint-Saturnin^ Saint-Même, Mou* lineuf^ Gondeville, étaient des justices appartenant à des seigneurs particuliers.
La justice de Champmillon et de Nersac appartenait à l'al>baye de Saint-Cybard ; celle de Saint-Simon à r abbaye de Bassac.
Le domaine de Châteauneuf comprenait l'étang de Velude et de Châteauneuf^ lesagriers de Saint-Estèphe, Jurignac, Mainfonds, Plassac, Saint-Simeux, Saint- Seurin, Mérignac, Mosnac, Villars, Champmillon, Rouliet, les prés de Pradière et d'Ëchallat, Saint-Seurin, les droits de pèche, les rentes, les forêts, les lods et ventes.
Jtr^. de Gervais. p. 264. 265. 416.
État des revenus de la prévôté royale de Châteauneuf.
Liste des vassaux de la terre de Châteauneuf donnée en apanage à S. Â. R. le comte d* Artois.
État des iiefs mouvants du roi àcausede son domaine de Châteauneuf. 0. 19,739. Cotes 1,432. 1,433.
Pièces de dépenses du sieur Tabuteau, fermier de Châteauneuf pour le dernier terme de Tannée 1779.
Etat du produit de la terre de Châteauneuf donné par le sieur Couprie, fermier, suivi de la critique de M. Tabuteau. 0. 19,736. Cote 1,416.
État du revenu du domaine de Châteauneuf prove-
CHATBAUNEUF CCXXV
nant des fermes de la partie défrichée des étangs de Ve-
lude et de Châteauneuf. Àrchiv. du déjj. de la Charente. Série A. 42.
1* RETRAIT DE OHATEADISEUF.
BROHOY. — 4 septembre 1777. Arrêt du conseil
d*Etat qui ordonne que M. Paiis de Montmartel^ marquis de firunoy, sera et demeurera interdit de la gestion et administralioa de sa personne et biens, et qui nomme madame la marquise de Brunoy^ son épouse, et M. Paris de Merieu, ses curatrice et curateur onéraires, et M. ïhiou de la Chaussée^ son curateur onéraire. {Imprimé. J ■ -
Retrait de la terre de Châteauneuf. 1777. Sur ce qui a été représenté à Monseigneur étant en son conseil^ que Tauditoire de la ville de Châteauneuf, bâti au j)ied du rocher sur lequel était anciennement le château de la ville, est détruit en partie par l'éboulement d'une portion du rocher et par la filtration des eaux pluviales, que pour remédier à ces inconvénients, il faudrait faire une dépense considérable et qu'il serait plus expédient et moins dispendieux d'acquérir le ûef de Châteauneuf qui consiste suivant le dénombrement fait au roi en 1762 (suit le dénombrement)..,. Tout considéré. Monseigneur a commis MM. de Verdun et Elie de Beauiiiont à l'effet de passer avec les héritiers de feu sieur marquis de Brunoy , au profit de Monseigneur,
GCXXVl VliCBS f USTinCÂTIVBS
un contrat d'acquisition du fiei de Chàteauneuf. 0. 19,739, Cote 1,432.
COUPRIE. — Lettre de M. de Sainte-Foi au sieur Couprie. — Paris, le 9 février 1779. Monseigneur ayant affermé le domaine de Ciiâteauneui au sieur Bergeron pour en jouir à compter du V janvier 1778 et votre bail vous ayant donné le cli oit d'en continuer la jouissance jusqu'au juillet de la même année, je vous autorise h payer au sieur Bergeron , ou autre le représentant à quelque titre que ce soit, la somme dont vous êtes redevable pour cette dernière année de jouissance dont vous serez valablement déchargé par la quittance qui vous sera remise.
L£SSÂT (François de), avocat. — Le 20 juillet 1788. Monsieur, par la lettre que vous avez écrite à M. Magoen et qu'il m'a fait passer, il me paraît que vous n'avez reçu ni celle que je vous ai écrite non plus que le mémoire que j'étais avec vous convenu à Chàteauneuf de vous envoyer. Comme j'ai gardé copie de cette lettre, je vais vous la mettre sous les yeux :
Toutes les difficultés que Ton m'a fait naître jusqu'à ce moment pour un remboursement aussi juste que celui que j*ai sollicité tant de fois, m*ont tellement éloigné de faire la moindre démarche que si je n'eusse été aussi aiguillonné de ma femme, fille et petite-fille de feus MM. de Ferriùre, connus au palais par les ouvrages qu'ils ont donnés au public, et par ma famille, j'eus
CUÂX£AUNËljF CCXXVll
resté dans le silence. En cédant à leurs demandes^ je
vous adresse le mémoire que vous m'avez demandé à Ghâteauneuf de vous faire passer. Je vous prie instamment après en avoir pris lecture, de me servir le plus utilement que faire se pourra. Vous connaissez comme moi la différence qu'il y a d^un faux sage d*avec un vrai philo^phe ; qu'lioiuaie et citoyen comme lui^ loin de fuir le travail, de rejeter le fardeau des affaires publiques, de lutter cuntie les sentiments vertueux, il se consacre à sa patrie^ à sa famille, souvent même à des inconnus ; il protège la douleur des affligés ; que ce n'est point assez pour lui de mêler, ses lai^nes à celles qu'il voit répandre; que son crédit et ses richesses sont le bien des malheureux. Dans le peu que je vous ai vu à Chàteauneuf^ j'ai jugé de votre affabilité, de votre accueil honnête et gracieux que vous étiez un vrai philosophe ; qu'en me plaignant de me voir dépouillé de mon bien^ vous me feriez la grâce de vous intéresser non seulement pour moi, mais encore pour votre compatriote^ ma femme, ainsi que pour ma&mille; que faisant usaj^e de votre crédit et de vos lumières dans le conseil du prince, vous voudrez bien être mon égide et faire valoir les motifs que j'emploie pour une indemnité ou mou remboursement.
Vous avez, Monsieur, dans le conseil du prince, M. Doilol, que feus MM. Tabbé d'Espagne et Du Kanzeuil, conseiller en ce siège, m ont donné occasion de connaitre dans une consultation qu'on me chargea d'avoii' de lui en 1 755. J'ai cultivé ce monsieur, chaque fois que j'ai été à Paris, notamment en 1776, époque
CCXXYlUi PIÈCES JUSTIFICATIVES
OÙ il me fit Thonnèteté de me donner le mémoire qu'il
venait de travaillei* pour 1 abbé Terray, relalivenient à la plaee de grand prévôt de la maréchaussée de Lyon. En me scpui ant d'avec lui, il me fit ramitié de m'olTrir ses services^ voilà le moment. Je vous serais donc, monsieur, obligé , dans la première occasion que vous aurez de le voir, de lui faire mémoire de moi, de lui &ire agréer mes obéissances et de rengager de se réunir avec vous pour mettre fin à une liquidation que je réclame depuis sept ans. 11 me reste à vous prier que, dans le cas où Ton persévère à m^opposer les mêmes difficultés pour mon remboursement, de vouloir vous intéresser à la demande qui termine mon mémoire. L'échec que je reçois dans ce retrait ne .peut être mis en parallèle avec les services du prieur, curé de Sireuil, que M. Elie de Beaumont a préconisé de façon qu'il a obtenu pour lui non seulement 1,200 livres de gratiûcation, mais encore un prieuré royal dans le duché de Thouars. La première grâce accordée à ce curé, celle de 300 livres qu'on a donnée annuellement à la demoiselle Lhuillier ont été et sont à la charge des finances du prince, celle que je réclame pour ma illle n^y serait non plus que celle que M. de La R.... a obtenue sur une abbaye pour M. 1 abbé Rundeau, son parent. Je suis, avec un attachement respectueux, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Sigué, de Lessai .