‹ La Charente révolutionnaire. t.1. IntroductionChapitre 57 sur 71 · PRÉVÔTÉ · texte numérisé non relu

PRÉVÔTÉ

GUILLOT Dfi LA PDISADB. — Reçu de H. Tabuteau,

CHAISàUUBUF ccxxix

fermier de la terre de Chftteauneuf cent cinquante liTres

pour les gages attribués à mes charges de juge prévôt, lieutenant assesseur de la ville et prévôté de Château*

neuf pour la préseute aimée 1780. Signé, Guillot de

LA PCISAAE,

Je soussigné, reconnais avoir reçu de M, Tabuteau, fermier de la terre de Chàteauneuf les cinquante livres pour les gages de mes charges de juge prévôt, lieutenant et assesseur de la prévôté de Chàteauneuf pour une année échue le 22 août dernier dont quitte et consent son remboursement à Chàteauneuf, le 19 octobre 1778. Signé^ Guillot de la Puisaoë.

Reçule? août 1784, la somme de 150 livres pour les gages attribués à mes charges de conseiller du roi, juge prévôt, lieutenant général enquesteur et commissaire examinateur de la ville et châtellenie de Chàteauneuf.

Lettre à M. le surintendant des hnauces du comte d*Artois. — 30 mai 1789. J^ai été bien surpris du refus du sieur Pineau de payer au sieur Langoumois, traiteur et aubergiste, Tétat qu^il a fourni pour le dîner qu'il nous a donné lors de notre sentence criminelle contre les nommés Nadon et Marlimer accusés de s*ètre laissé suborner. De tous les temps^ les oiliciers qu'on est obligé d^appeler à défaut de ceux de ma prévôté n'ayant jamais rien exigé d^holiuiaires ni ces derniers non plus, les seigneurs de Chàteauneuf n'ont jamais trouvé mauvais de les indemniser par un dîner.

Cependant le sieur Pineau m'a fait renvoyer l'exécutoire que j^avais donné à ce traiteur et fait dire que

CCXXX PIÈCES JUSTiFICATlVES

VOUS ne vouliez plus en payer de semblables. Comme il

n'est pas juste que cet aubergiste nous ait traité à ses frais^ ce sera moi sans doute qui le payerai ; mais souvenez-vous, Monsieur, que je m'en indeinni.serai dans l'appel que je fprai doréoavaiit^ pour les jugements criminels, de six avocats dont les honoraires se monteront au moins à chaque fois à 72 livres pour chacun, sans comprendre la dépense de ]a détention plus longue de chaque accusé avant de pouvoir rassembler six avocats et de les avoir fait sortir de leur cabinet. Par là, vous prouverez au prince le soin que vous prenez pour Taugmentation de ses finances, dont^ s'il en a jamais connaissance, il ne manquera pas de vous remercier, f l estde ce refus coiumt* de celui que vous me faites des 150 livres qui sont attribuées annuellement à ma charge de juii:e prévôt et à celle de lieutenant que possède aujourd hui mon ûls. Je crus bien m adresser^ il y a deux mois, en écrivant au chancelier du prince pour en être payé; 1 ou m'a dit depuis que c'était à vous, Monsieur le surintendant de ses finances^ à qui je devais m'adresser. Ce sei'^ueur n'aura pas manqué quoiqu'il n'ait pas daigné me faille réponse, de vous renvoyer ma letti'e qui vous a instruit de mes causes, moyens et prétentions, ce qu'il serait trop lon^>' de rappeler ici. Vous allez faire comme lui en ne &isant aucune réponse; j ^attendrai encore jusqu'il réchoiance du 15 août prochain où il me sera dû trois années. Monseigneur m*en ayant payé toutes les précédentes, et si vousfaitestoujours lasourde oreille et le muet, vous me forcerez de vous parler en justice^ où vous citerez quelques sentiments opposés à

CHAT£AUX«£UF CCXXXl

ceux de Charondas, Lebrun et de Perrière. (Vest alors que le prince sera surpris qu'on le £asse plaider contre les officiers de justice. J^ai Phonneur de vous saluer^

etc. GUILLOT DE LA FuiSADE.

Lettre. — Ghàteauneuf^ ce 5 décembre 1789. Vous

ne m'accuserez pas d'écrivain incommode, puisque j'ai gardé le silence pendant six mois sur la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire le 10 juin dernier par laquelle vous me promettiez qu'aussitôt que M. de Chéveru vous aurait procuré les renseignements nécessaires sur la demande de trous années de i-ages des charges de juge prévôt et lieutenant que je taisais^ vous prendriez les mesures nécessaires et convenables pour que ces deux objets lussent incessamment terminés^ mais jen^aieude vous depuis aucune nouvelle ni de lui aucune satisfaction ; vous savez, Monsieur, comme tout le monde^ le remboursement dont nous sommes menacés de nos charges et leur amovibilité, je vous supplie donc de me faire payer ainsi que le traiteur avant que ce changement arrive. J'ai l'honneur d'être^ avec beaucoup de respect, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Guillot de U Pdisade, père.

Du 24 janvier 1789. — État du repas de six juges qui ont jugé Nadon et Marmier détenus dans la prison criminelle de Chàteauueuf : ont dîné, messieurs les six juges, à raison de cinq livres par teste, qui fait le total de 30 livres, dont je demande le paiement. — A Chàteauneuf, le 22 août 1789. Langoumois, traiteur.

Lettre à M. de La Madeleine. — Châteauneuf, lô mars 1791. M. Pineau, recevem* de Mgr le comte d'Artois

CCXXXH PIÈCES JUSTIFICATIVES

a écrit à mon frère que vous étiez déterminé à payer les

années de ga^es qui nous sont dues des ollices de prévôt et lieutenant; vous verrez^ Monsieur^ par la dernière quittance que nous avons donnée à M. Tabuteau^ fermier de la terre de Châteauneuf, qu'il nous est du trois années et demie; à 1 ôO livres paran, se monte 5251ivre8. Vous demandez, Monsieur, des vidinius de nos provisions^ ai adressé celle de mon père et les miennes à M. le comte de Gulant, qui a bien voulu s'en charger pour touclier le remi}oursement desdiLes charges.

On lui écrit pour qu'il ait la bonté de vous les communiquer et de toucher pour nous le montant de nos gages, que je vous prie. Monsieur, de lui remettre, tant pour mon père que pour moi. 11 est chargé de ma procuration et est député à rassemblée nationale. J'ai rhonneur d'être avec les sentiments les plus distingués, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Signé, Goillot m La Poisaoe, ûls.

Eœécutim criminelle. Les fermiers, sous-fermiers oti régisseurs du domaine de Cliâteauneuf, en Angoumois, payeront à Mathieu Pradal, exécuteur de la haute justice, demeurant en la ville de Périgueux, la somme de 90 livres pour Pexécution faite par lui ce jourd'hui sur la place publique de cette ville, en exécution de la sentence rendue en ce siège, le 24 septembre dernier et de l'arrêt de nos seigneurs de parlement du l**" du mois, par lequel les nommés Jean Charbonnaud, Jean Dexmier et Jean Boutin ont été condamnés à être pendus; lesdits Dexmier et Charbonnaud préalablement appliqués à la question ordinaire et extraordinaire donnée

GHÀTBAUHSUF GGZXXIU

auxdits Dexmier et Cbarbonnaud; celle de quarante livres pour cinq jours par lui employés pour sou transport d'Ans^ulème, où il s'est trouvé, et son séjour ici, et celui de son variât sur le pied de 6 livres par jour pour Tun et de 3 livres pour Tautre, attendu qu*il a été obligé de faire faire les apparaux nécessaires pour la question et* les potences^ n y en ayant point ici, et enûn celle de 4 livres poui* avoir enterré les trois cadavres, faisant en tout la somme de 1 50 livres. Fait à Châteauneuf, le 31 décembre 1778. Signé, Goillot de La Pdi- SADE, juge prévôt; Menault^ procureur du roi.

MENÂULT. — Les fermiers, sous-fermiers ou régisseurs du domaine de Cliàteauneuf payeront aux nommés Couillebaud dit Bellegarde, maitre menuisier; Pierre Badaillard, dit Angoumois, maître serrurier; Michel Thomas, charpentier, et Pierre Méritier, cordier, tous habitants de cette ville. Audit Couillebaud, pour avoir raccommodé quatre couchettes pour les prisonniers 3 1. 12 s.

Six linteaux en chêne, une livre ; clous, une livre cinq sous; fourniture et façon d'un siège pour laquestion ordinaire et extraordinaire

Fourniture et façon de deux paires de brodequins de bois de noyer, huit coins de même bois et trois baguettes de même bois^ quinze livres 15 L

Audit Badaillard, pour avoir mis les fers le 13 décembre dernier aux nommés Jean Boutin, Jean Cliarbonnaud, Jean Deimier, Jean Possen père, Jean Possen fils aîné, Jean Possen fils cadet, Jean 1 errand.

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