DUO
ENSEMBLE
O l’excellente affaire !
Mais il faudra lui plaire.
Sauras-tu bien ma chère, Saaras-tu comment faire?
D’un air doux Qu’elle charme ;
Son courroux Se désarme,
Le bonhomme est à nous I
NICETTE
O l’excellente affaire !
Car pour qu’il me préfère.
S’il ne faut que lui plaire.
Je sais bien comment faire.
D’un air doux Je le charme.
Son courroux Se désarme.
Le bonheur est à nous!
PERRINE
Dès qu’il reviendra par ici Tu devras te montrer charmante.
Être pour lui bien prévenante I NICETTE.
Être pour lui bien prévenante!
PERRINE
Et d’une voix engageante NICETTE.
Et d’une voix engageante
(faisant une belle révérence.)
PERRINE
Lui dire en saluant ainsi :
Monsieur, je suis votre servante.
NICETTE
Monsieur, je suis votre servante!
PERRINE
Fort bien, ma foi! je^suis contente.
Tu séduiras ce vieux galant.
Mais pour lui plaire entièrement •Que feras-tu, ma chère enfant?
Là. chailubuse.
NICETTE
Prenant son bâton de -voyage- Je le conduirai sous l’ombrage Tout'doucement et par la main.
PERRINE
Oui, c’est cela, doucement par la mais.
NICETTE
Je vanterai son frais visage,
Tu vanteras son frais visage,
NICETTE
Son regard vif, son air malin.
PERRINE
Bravo ! bravo I tu lui plairas, je gage !
Car, vois-tu bien, les vieilles gens Ne sont jamais plus indulgents Que pour les fillettes Aux façons honnêtes.
■ Pour les autres entre leurs dents,
£ Ils son^ toujours grondants.
RKPRISE DR l’ensemble.
PERRINE
S’il ne faut que lui plaire.
Ici laissons-la faire ;
D’un air doux . Bile le charme.
Son courroux Se désarme.
Le bonhomme est à nous.
PERRINE
Maintenant, va-t’en faire un petit brin de toilette, et tout préparer pour bien régaler l’oncle à la bien-, venue. Mais surtout, plus de soupirs. Il fait assez de
' vent comme ça en plein air
NICETTE (sortant).
Comment a-t-elle su tout cela? Bah! n’importe, je suis bien contente !
NICETTE
S’il ne faut que lui plaire.
Ici laissez-moi faire.
D’un air doux Je le charme;
Son courroux Se désarme,
Le bonheur est à nous!