XXVII. — L'état fasciste se propose
1° De perfectionner l'assurance contre les accidents ;
2° D’améliorer et d'étendre l’assurance-maternité ;
3° D'instituer l'assurance contre les maladies professionnelles et la tuberculose, comme première étape à l'assurance générale contre toutes les maladies ;
4° De perfectionner l'assurance contre le chômage involontaire ;
5° D'adopter des formes spéciales d'assurance visant à doter le jeune travailleur.
PT
XXVIITI, — Il incombe aux associations de travailleurs de défendre les intérêts de leurs membres au cours des affaires administratives et judiciaires relatives à l’assurance-accident et aux assurances sociales.
Les contrats collectifs établiront, lorsqu'il sera techniquement possible de le faire, des caisses mutuelles de maladie...
XXIX. — L'assistance aux personnes qu'elles représentent, membres ou non membres, est, pour les associations professionnelles, à la fois un droit et un devoir. Elles doivent s'acquitter de leurs fonctions d’assistance direclement...
XXX.— L'éducation et l'instruction, notamment l'instruction professionnelle des personnes qu’elles représentent, membres ou non membres, est un des devoirs principaux des associations professionnelles. Ces dernières doivent soutenir l’action des œuvres nationales s’occupant des loisirs ouvriers, ainsi que des autres initiatives ayant l'éducation pour but.
Nous avons insisté sur les caractères juridiques et économiques de la Charte du Travail. Elle a aussi une haute signification politique. Si l’on se tient aux formules désormais périmées pour le fascisme de la vieille terminologie, on peut se demander si le régime marque une orientation à droite ou à gauche.
Bien souvent les doctrinaires et les théoriciens du régime et Mussolini lui-même ont affirmé leur volonté d'être des « hommes de gauche » (1). M. Sylvio Longhi pense qu'après la publication de la Charte
(1) Curzio Malaparte, L'Italie contre l’Europe. Traduction
française, p. 442. Alcan, 1927.
Le Roy. — La Charte du Travail en Italie, 2