CR NCES CROIRE: DONS RS ER RE
Je suis un bien triste joueur. Je porte la déveine avec mc', au reste, je profère vous regarder jouer, cela me suffira.
GasPARD. Maïs ça ne nous suffira pas à nous! (27 prend le bras de Emard et descend la scène. La partie de cartes se continue avec les autres.) Nous ne sommes pas forcés de jouer immédiatement...
Comment trouvez vous notre ameublement.
EmarD. Gentil ! très chic !
GasPARD. N'est-ce pas ? Nous sommes splendidement installés... aussi, nous nous y amusons bien, on sy emibête moins qu’à la maison ou dans la rue...
regardez bien tout cet ameublement...
Je vais guetter la première chance de prendre place au jeu.
Emarp. Je ny tiens pas, je vous le répète, j'aime mieux voir jouer....permettez moi toutefois (as) à titre d’ami, de vous avertir d’être sage.
GASPARD (éfourdiment). C'est entendu !
Je vais voir les joueurs et guetter le mo-
ment de prendre place. (27 s'approche des
joueurs.)
EMaRD (regardant Vaubert à la dérobée. A part). C'est bien lui encore ! Un gandin ! Faut pas qu’il me reconnaisse.
(Z7 met un lorgnon.)
GasrarD. Venez vous M. Emard?
Emarp. J'y tiens si neu !
Durour. Mais vous ne ferez pas de façons avec nous, je l'espère : approchez donc i”
Emarp. Puisque vous insistez.
(Emard se place à un bout de la table de jeu, faisant face à Vaubert, la partie s'engage de nouveau. Gaspard jouant de fortes mises et risquant beaucoup, termes connus.)
VAUBERT. Ce cher Gaspard, la fortune ne lui fait que des grimaces, un si beau joueur ! cela ne peut durer pourtant. Qui risque rien n’a rien !
EMarp. Qui risque rien, ne perd rien non plus.
VAUBERT. Vraiment !... Mais puisque nous jouons à un jeu de hasard, vaut autant risquer quelque chose, que rien du tout.
GasparD. C'est cela ! mon ami Emard est un peu timide je crois.
VauBerT. M. Emard appartient à une association qui au: banni le jeu de son programme ? Aie
Emarp. En effet. J'appartiens à une
ASE HER
société de bienfaisance, dont le mérite -' n’est malheureusement pas toujours justement apprécié, mais qui n’en rend pas moins d'excellents services aux honnêtes gens.
VAUBERT. Mes compliments ! Et cela vous paie-t-il ? :
Emarp. Parfois oui, le plus souvent, non. Avec cela, nos lois ne nous obligent pas absolument d’être modestes, mais plutôt de couvrir nos actes du voile de la discrétion la plus absolue.
VAUBERT. Une société secrète ?
EMmaRp. A peu près ; si bien, que nous mettons à chaque instant en pratique cette maxime, qui veut que la main gauche ignore ce que fait la main droite. Ce qui toutefois n'exclut pas la curiosité légitime.
VAUBERT (#roniguement). De mieux en mieux. Votre philosophie est bonne et vous feriez un excellent missionnaire.
Emarp. C’ect bien possible. Aussi je me fais parfois pêcheur d'hommes.
PETRUS (gwr a écouté le dialogue précélent. À part). Hum, ça se corse !