‹ La chasse à l'héritage [microforme]Chapitre 28 sur 47 · ANTOINE, MME DESMARS, GASPARD · texte numérisé non relu

ANTOINE, MME DESMARS, GASPARD

GASPARD (a/ant droit à son oncle et lui tendant la main). Et c'est parce que les jeunes gens de votre temps aimaient beaucoup la famille, que vous êtes resté garçon ;.... l'amour de la famille doit être endormi maintenant, cher oncle ?

ANTOINE (swrpris). Mais mon neveu |

GaAsPARD (éfourdiment). Mais il peut se réveiller |

MADAME DESMARS (sévèrement). Mon fils:...si vous n’avez pas l'amour de la famille, tâchez du moins d’en avoir le respect ;... votre oncle a droit à autre chose que des impertinences, de votre part.

Gasrarp. Mon oncle comprend que je ne suis pas sérieux.

ANTOINE. En effet.

GaspARD. Ma mère est bien sévère.

Faut pourtant que jeunesse se passe.

ANTOINE. À bien faire...

MADAME DeEsmars. Et en compagnie de bons amis.

GasPARD (s'en allant effeuiller des fleurs.

A part). Ecoutez-moi donc ce sermon !

(Antoine et Madame Desmars contiuent de causer à voix basse. Haut.) Mon oncle oublie qu’il a été jeune.

ANTOINE. Au contraire, je m’en rappelle comme si c'était d'hier.

GasParD. Et que, lorsqu'on lui fermait au nez la porte d’une maison, il y pénétrait par la cheminée.

MADAME DEsMaARSs. Gaspard !

GaAsPARD. La mode a changé depuis, aujourd’hui, on va au club.

ANTOINE. Et l’on y pénètre par une porte dérobée, le feutre rabattu sur les yeux, et... (Madame Desmars lui prend le bras, il se lève avec elle.)

GasPARD (à part). Je vois que je n'aurai guère d'amusement ici, ce soir.

MADAME DeEsmars. Vous attendez quelques amis ?

GasPARD. M. Vaubert, Léon qui est beaucoup mieux de sa chute, mais il ne viendra que tard. J’àttends aussi M.

Emard. (/wienne entre annonçant M.

Vaubert.)

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