‹ La chasse à l'héritage [microforme]Chapitre 45 sur 47 · MADAME DESMARS, ANTOINETTE, VAUBERT · texte numérisé non relu

MADAME DESMARS, ANTOINETTE, VAUBERT

ANTOINETTE, Un homme aimable, ce monsieur Emard !...

MADAME DeEsMars. Il a toutes les allures d’un gentilhomme, en effet, manières élégantes, voix sympathique : mais son regard est sec et froid comme l'acier...

ANTOINETTE. Il fera un excellent camarade à mon oncle... Monsieur Vaubert !

VAUBERT (entrant et saluant). Moimême mesdames.

MADAME DEsMaRs. Et Gaspard ?

ANTOINETTE. Et mon frère ?.., Vous deviez nous le ramener vous-même hier.

VAUBERT. Gaspard n’est pas rentré ?

ANTOINETTE. Non monsieur... Et depuis hier soir, nous nous mourrons d’inquiétude, ma mère et moi.

VAUBERT. C’est étrange... Je suis venu le reconduire jusqu’à votre porte. Comme il se faisait tard, je n’ai pas voulu accepter son invitation d'entrer avec lui, et après quelques mots de conversation nous nous sommes dit “ bonsoir ”... Je m'attendais bien de le retrouver ci, ‘avec vous, en ce moment.

MADAME DEsMaARSs. Qu'est-il donc devenu mon Dieu !..., Plus jy songe, plus je redoute un malheur.

ANTOINETTE. Mon pauvre frère. .

VAUBERT. Croyez mesdames, que labsence de Gaspard qui m’'appelait du nom de frère, m'intrigue autant que vousmêmes.

MADAME DEsMARS (montrant un papier). Si j'en crois ce billet, sa vie est memenacée...

VAUBERT (après avoir lu), Ce papier porte la signature de l’un des principaux agents de la sureté publique... Or un pareil billet n'est pas un de leurs moyens Je crois à une mystification de la part des amis de Gaspard.

ANTOINETTE. Ils ont commis une scttise alors.

VAUBERT. Evidemment... Veuillez me laisser ce billet... Je vais mettre tout en œuvre pour vous ramener votre fils...

ANToInerTe. Merci... Nous comptons sur nos amis. (Zrérent Antoine et Emard.

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