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ANTOINETTE Mon frère !...
MADAME DEsmars. Malheureux enfant, tu me fais mourir !
VauBerT. Tout ceci est une comédie montée pour me perdre... Je me laverai de cette odieuse accusation.
Emarp. Vaubert, autrement dit, Lamiette, le chef de la Bande du cheval noir, assassin et voleur... Je te connais depuis longtemps. Enfin je te tiens. .
VAUBERT. Et qui êtes vous, pour parler de la sorte ?
EMARD (montrant une plaque d'argent au revers de son habit) Pierre Dugal agent de la sureté, pour te servir toi, et les tiens que j'ai coffrés ce matin.
VAUBERT. C’est une infamie !
MADAME DEsMars, Le misérable !
ANTOINETTE. Un serpent dans notre maison !
VAUBERT. Je n'ai que faire de rester ici (Z/ va pour sortir.)
PErrus. Pardon monsieur... (Æ£n un tour de main il lui met des menottes, p'ndant ce temps Léon entre, le bras en écharpe.)
ANTOINETTE (courant à Léon). Est-ce qu'on vous aurait assassiné vous aussi ?
Léon. C'est ce monsieur Vaubert qui m'a gratifié d’un coup de couteau hier soir, à ma. porte.
ANTOINETTE. Ah l’infâme..... Quelle honte !
EmarD. Tu as trop parlé, il y a deux jours chez la Cognon.
VAUBERT. C'est faux ;...et je me vengerai. …
Emarp. Allons Petrus, sors moi ce vaurien, et remets-le aux hommes qui l’attendent à la porte !
Perrus. Suivez-moi monsieur Lamiette.
(27 l'entraîne, en sortant il rencontre Julienne. Pantomine des deux. Julienne près de la sortie jusqu'à la. fin.)
ANTOINE. Le chenapan sera bien forcé de croire aux revenants, désormais. (4 Gaspard.) D'où viens tu mon neveu ?
GASPARD (%s autres se rapprochent à l'exception de Petrus quirentre se placer sur un côté de la scène es avant et de Julienne qui se poste également de l’autre côté sur l'avant de la scène). Mier comme vous le savez, j'ai quitté la maison pour faire une courte promenade, . .. mon infâme compagnon m’entraîna vers. les. quais sous prétexte d'examiner l'appareillage des. der-
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niers navires de la saison, Au bout du grand quai, Vaubert siffla deux ou trois fois; tout-à-coup au moment où je m'y attendais le moins, deux hommes que je n'avais pas vus, me passèrent un nœud de corde autour du cou et me poussèrent violemment à l'eau. Je me sentis entraîné au fond par un poids très lourd attaché à la corde. Heurcusement, le nœud qui retenait ce poids, une pierre sans doute, se défit; je me débattis dans l'eau froide et remontai à la surface. Je poussai un cri d'appel désespéré ; j'étais encore près du quai, j’aperçus comme un homme qui me tendit un madrier et m’aida ainsi à sortir de ma position périlleuse.. Cet homme, (Z7 va lui prendre la maën.\ le voici, c’est Monsieur Dugal..… Je lui dois la vie. … Il m'a gardé chez lui jusqu'à il y a une heure, et il est venu lui-même vous dire que j'étais vivant. ‘
MADAME DeEsMars. Comment reconnaître ce que vous nous avez fait.
ANTOINE. Je m'en charge moi
EMarp. J'ai fait mon devoir ;... cette satisfaction jointe à celle de vous voir heureux, me suffit.
ANTOINE Dans tous les cas comptez sur notre amitié. ... Maintenant mon neveu ;... vous savez quels camarades on trouve dans les clubs de jeu, êtes-vous guéri ?
GasPARD. Oui pour toujours... Léon veux-tu être mon guide et mon garant ?
L£on. Volontiers.…. mais...
MaDaAME DeEsmars. Mais! Ne soyez donc pas fier, vous voyez bien que nous nous sommes trompés sur votre compte et que nous le regrettons. (Anfoinelte va à Léon et lui tend la main.)
ANTOINE. Bien ma nièce,... et tâche de ne plus te tromper dans ton choix.
(Tous vont se grouper au milieu de la sène. Petrus ef Julienne se rapprochent sur l'avant.)
Perrus. Et vous Julienne ?
JuziENNEe, Moi! (Æ7/e frippe son tablier.) Je n'ai pas de raison de me tromper dans mon choix, monsieur Petrus.
PerRus. Vous êtes toujours dans les mêmes sentiments ? : à
JULIENNE (méme jeu). Toujours ….
Pourvu que vous ne déveniez pas un joueur ! "pe