PREFACE. XI
commandé que 1900 hommes au combat de rOued-Foddah) dire solennellement à la France menacée, sans rire et sans faire rire, « qu'il avait l'habitude de vaincre et l'art de manier les troupes ».
Jusqu'à sa mort il est resté grand capitaine, et sur sa tombe, en termes olympiens, on le lui a dit.
La nation, l'armée, ont vécu dans ce périlleux mirage jusqu'en 1870, convaincus que le principe algérien du « débrouillez- vous », qui suffisait devant les Arabes, suffirait partout. Nos victoires de 1859, en Italie, l'affirmaient surabondamment, autre mirage pire encore que le premier, car il nous confirma définitivement dans l'abandon des études attentives, des comparaisons qui éclairent, des persévérants efforts qui créent pendant les longues paix le progrès des armes et préparent les succès des guerres à venir.
Yoilà pourquoi la continuité et la diversité de nos guerres ont beaucoup moins bien servi notre état militaire, que soixante ans de paix merveilleusement employés n'ont servi l'état militaire prussien.
Au surplus, la question très intéressante de