LA CIIASSK AU MON
mont sec et rauque), afin que ses camarades ne s’égarent point et arrivent au moment opportun.
C'est par les mêmes raisons que le chacal suit le lion et l'hyène en criant ainsi. De là l’erreur généralement répandue sur le cri du chacal qui suit soit des maraudeurs, soit un lion, soit une hyène, et que l’on attribue à cette dernière.
Comme les Arabes s'abstiennent de voyager la nuit, surtout à pied, et que le chacal, lorsqu’il rencontre un ou plusieurs hommes, croit toujours avoir affaire à des voleurs, il m’est arrivé souvent d être suivi, une nuit entière, par un de ces animaux, marchant quand je marchais, s’arrêtant quand je m’arrêtais, et criant, comme je l’ai dit plus haut, quelquefois à vingt pas de moi.
Dans les contrées fréquentées par le lion, les Arabes appellent le chacal qui crie de la sorte i baouêyh , et, lorsqu’ils l’entendent, ils allument des feux ou tirent des coups de fusil pour engager le lion ou les maraudeurs à passer chez le voisin.
Le baouêgh m’est d’un grand secours quand je chasse un lion qui ne rugit pas. Grâce à lui, il m’est arrivé souvent, sans quitter un col ou une crête qui dominait le pays, de suivre toute la nuit la marche du lion, de juger les douars qu’il n’avait fait que menacer, celui qui avait payé son tribut, et enfin de connaître sa rentrée du matin.
Dans les pays de plaine et découverts, le chacal
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se relire pendant le jour dans des rochers ou des terriers. Partout où il y a des bois ou seulement des broussailles, il se tient dehors.
Les Arabes chassent le chacal au lévrier le soir, lorsqu’il sort de bonne heure, le matin à sa rentrée et pendant le jour, en le traquant pour le faire passer d'un bois dans lin autre et en découplant les lévriers au débucher.
Quoique le chacal ne soit pas vif, celle chasse ne laisse pas qued’ètre amusante, parce qu'il se défend avec courage et que beaucoup de lévriers le craignent autant que le sanglier.
je conseillerais aux Européens qui ont deux ou trois. couples de chiens courants et qui chassent pour chasser, de les mettre dans la voie du chacal, qu’ils goûtent de préférence à toute autre. C’est un courre d’autant plus agréable que l’animal prend de grands partis, qu’on ne tombe jamais eu défaut et qu’il tient deux ou trois heures avant d’être forcé. Il est important, avant d’attaquer, de faire boucher les terriers, comme cela se pratique en France pour le renard.