‹ La chasse au lion [microforme]Chapitre 41 sur 43 · I. Ling, ir l’attiien des trouver · texte numérisé non relu

I. Ling, ir l’attiien des trouver

de Calce plait cher ?

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féroce aussi puissante thinocéros, un éléphant —Un tigre, en effet,

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Le tigre était InOnstrueux par sa taille, magnifique par les lignes longues, noires.et régu- IéTe8 qui zébraïient son dos jaune vivement

accentué ; sa yueule était béante, sa queue l , dont les yeux rouges

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» Et qui pourde le Vaincre, Sa mar-

che était tortueuse, mais il s’approchait de son ennemi. Un certain frémissement se faisait sentir dans ses jarrets nerveux, et cependant il ne fuyait point. Eût-il été satisfait de voir le lion lui laisser le champ libre? Je le pense, et c'est pour cela que j'admirais ce tigre royal prêt à se jeter dans une fournaise plutôt que de se laisser taxer de lâcheté.

Le lion n’avait point bougé, mais sa crinière hérissée disait assez ce qui se passait dans son âme ; de temps à autre ün soubresaut de ses flancs amaigris indiquait un rugissement comprimé ; il ne voulait pas, lui, le roi des quadrupèdes, qu’une frayeur prématurée arrachât quelque chose à l’audace de celui qui venait à sa rencontre. Ses griffes et ses dents lui suffisaient, un combat à deux était arrêté. Pour le tigre, c'était peut-être un jour de gloire; pour le lion, c'était, à coup sûr, un jour de fête. ;

D'un élan, ils penvent se saisir, se mordre, se déchirer. D'un élan ils auront franchi les vingt pas qui les distancent. Ils se sont élancés, et ce choc terrible est pareil à celui de deux navires qui se heurtent au milieu d’un ouragan. Vous entendez crier les os sous les poignantes étreintes, vous voyez les lambeaux de chair fumer et tomber sur le sol profondément creusé. Nul cri, mais.des glapissements ténébreux attestant la rage et non la douleur. Ils sont collés l’un à l’autre ainsi que deux solides béliers dont on veut essayer les forces à peu près égales, et l’immobilité des bêtes

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féroces accuse précisément l’instant des plus incroyables fureurs. Nul n’a le dessus, mais nul n’a ployé les jarrets : on prévoit à qui demeurera la victoire, et quand vous croyez le tigre vaincu, il ressaisit sa place, perdue par

. un mouvement qui, à son tour, ébranle le lio

étonné. |

Depuis plus de dix minutes le combat durait sans perdre de sa violence, et, comme d’un commun accord, le lion et le tigre se quittèrent enfit pour reprendre haleine. C'était l'immobilité de la rage, c'était le repos du volcan,

Quelques instants après, un incident nouveau, imprévu, donna plus de vie encore à ce terrible drame qui approchait du dénoûment.

Le tigre, qui prévoyait, non sa défaite, maïs sa mort, saisit le moment où son adversaire léchait de sa langue raboteuse une large entaille sur sa cuisse, s'élança sur le tronc du cocotier à plus de dix pieds de hauteur et s’y maintint cramponné avec ses ongles. Le lion regarde devant lui et n’aperçoit plus son adversaire : il rugit, lève la tête et s’élance à son tour au niveau du tigre. Il n’y avait pas moyen de combattre dans cette position, et, toutefois, il était bien décidé maintenant que des deux

bêtes féroces une seule devait rester debout. :

Le tigre le premier se laissa tomber, le lion le suivit à une demi-seconde de distance, et cette fois ce fut lui qui éprouva ces mouvements saccadés que nous avions d’abord remarqués dans le tigre. Une longue lutte devenait im-

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