SCENE v
Les Mêmes, VAREMBON, paraissant au fond.
. TOCS."
Lo comte !
SAINTE- AMARANTE, A part.
I l jo n'ai pas deviné cet homme !
Valentin à pari.
Comment le provoquer ?
rodolpur, à part.
II est effrayant.
varembon, descendant la scène.
J'ai songé k vos plaisirs, messieurs, et a ceux de ma chère Antonia.
RODOLPHE, à part.
Tigre!
VAREMBON.
En passant devant l’Opéra, j’ai pris une loge pour ce soir. J’espère, messieurs, que vous voudrez bien y accompagner ma
femme?
SAINTE-AMARANTE
Avec enchantement, monsieur le comte. Voici mon ueveu qui raffole de la musique.
RODOLPHE
Moi, mon oncle? pas du tout.
v LOUIS ANNE.*
Vous n’aime* pas b musique?
SAINTE-AMARANTE
Il l'adore. Il joue du violon comme Paganini.
RODOLPHE
l)u flageolet, mon oncle, du flageolet.
LOITSANXI.
C'est l’instrument qui me rappelle les airs de nos montagnes.
RODOLPHE
J'en joue très-mal.
VAREMBON.
Quoi qu'il en soit, vous ne nous ferez pas le chagrin do ne pas nous accompagner.
Rodolphe, passant pris de Farembon. *
Mon Dieu, monsieur le comte, mon oncle vous dira quo j’ai quelques affaires.
VAREMBON. •
A votre âge, monsieur, les affaires cèdent lo pas aux plaisirs. Rodolphe, à part.
Il est joli, le plaisir. [Haut.) A mon âge, monsieur t Quel ég • me donnez-vous donc ?
VAREMBON.
Mais vous Oies encore au printemps de 1a vie.
RODOLPHE
Au printemps? Je frise la quarantaine.
VAREMBON.
Vous la frisez? On no le dirait pas.
sainte-amarante, bas à Rodolphe.
Es-tu fou ? (/Tout.) Je lai vu naitro : ce n’était qu’un eiifjnL
LOllSANNË.
lt
L'éclat do la jeunesse rayon no sur son front.
Rodolphe, à pari.
Fatale beau lé l