La chasse dans la vallée du Rhin (Alsace et Bade)
Quelques amis qui trouvent leur plaisir à rechercher dans la poussière des archives et dans les oubliettes de rhistoire, tout ce qui a rapport à notre chère Alsace , ont bien voulu se souvenir que j'avais écrit, il y a cinq et six ans, plusieurs articles sur la chasse dans la vallée du Rhin, articles '^ qui ont été pubhés dans divers jour- ^ naux. Ils m'ont engagé à les réunir 'H en une brochure et je me suis laissé faire ime douce violence. Pom* comri pléter la série, j'y ai ajouté quelques ^ pages sur les habitudes du sanglier et
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sur la manière de le chasser pratiquée en Alsace.
Dans son excellent livre sur la profession d'avocat, Félix Liouville, de regrettable mémoire, énumère parmi les jouissances de cette profession le plaisir de plaider et le plaisir de gagner un procès. Depuis vingt ans je goûte le premier de ces plaisirs et quelquefois il m'a été donné de savourer le second. Mais je dois à la vérité de dire que, dans ma carrière d'avocat, j'ai connu une troisième jouissance, c'est d'abandonner de temps en temps les luttes du barreau pour les luttes de la chasse, qui, tout en fatiguant le corps, reposent merveilleusement l'esprit. De tout temps les avocats ont été chas-
seurs, et c'est peut-être ce qui explique que les deux mois de vacances de dame Thémis concordent avec la meilleure saison des exploits de saint Hubert. Mon goût pour la chasse trouve ainsi son excuse; mais ce qui me sera difficilement pardonné, c'est d'avoir songé à écrire quand j'étais dispensé de parler.
Puissent mes petits récits de vénerie internationale franco-allemande, procurer quelque distraction à mes lecteurs, et ne m'attirer que des critiques indulgentes !
Strasbourg, le 20 août 1864.