‹ La chasse du loupChapitre 16 sur 24 · TERMES DE CHASSE LES PLUS USITÉS · texte numérisé non relu

TERMES DE CHASSE LES PLUS USITÉS

Abatis. — Bœuf ou autre animal domestique mis à mort par le loup.

Accourres. — Terme jadis usité pour désigner une plaine ou lande entre deux buissons, dans laquelle on plaçait les lévriers pour prendre le loup au passage lorsqu'il sortait de l'un de ces buissons pour aller dans l'autre.

Acculer. — Le loup s'accule contre une cépée, contre un arbre pour faire tète aux chiens.

Allaites. — Ce sont les tettes ou brames de la louve.

Allée «l 'assurance. — Un loup va d'assurance lorsqu'il ne fuit pas.

Aller de bon temps. — Un loup va de bon temps lorsqu'il vient de traverser un taillis, un fort, une route, il y a fort peu de temps.

Aller de hautes erres. — Un loup va de hautes erres lorsqu'il est passé depuis plusieurs heures.

Barrer. — Barrer une enceinte, c'est la traverser avec le limier pour tâcher de mettre debout le loup détourné. Barrer un loup dans sa fuite, c'est prendre les devants pendant la chasse et sonner et forhuer, de façon à lui faire changer de direction et le rabattre du côté où l'on veut qu'il se dirige.

Battre. — Un loup se fait battre quand il se fait chasser longtemps dans la même enceinte.

Carnage. — Toute espèce de charogne ou d'animal mort où va donner le loup.

Chaleur. — Temps où la nature dispose les louves à multiplier leur espèce.

Coiffer. — Les chiens coiffent le loup comme le sanglier en le portant par terre.

Coupler. — Le loup a couplé ou lié la louve lorsqu'il l'a couverte.

Courre. — On dit courre le loup, etc. Un beau courre est un pays de chasse convenable à la chasse à courre.

Déchaussé. — Le loup, lorsqu'il a gratté la terre, s'est déchaussé.

Déchaussures. — Grattées que le loup fait suf la terre avec ses pieds de derrière, après avoir pissé ou jeté ses laissées.

Défenses. — On appelait ainsi le monde que l'on rangeait le long d'un bois pour empêcher le loup de sortir de ce côté et le forcer à se précipiter dans les lassières.

Demeure. — Endroit bien exposé, bien fait, bien placé, où le loup aime à se remettre.

Dentées. — On ne dit pas qu'un chien a reçu des morsures d'un loup, mais des dentées.

Donner aux chiens. — Donner un loup aux chiens, c'est le laisser courre par eux.

Erres. — Vieux mot qui signifie voies.

Éventer. — Prendre le vent pour sentir de plus loin. Le loup évente le chasseur, les chiens, le carnage, etc.

Flatrure. — Lieu de repos momentané de l'animal chassé.

Fouler. — Les chiens foulent un loup lorsqu'ils le mordent après l'avoir porté par terre .

Il ar loup-chiens J — Terme dont on se sert pour exciter les chiens courants à la

chasse du loup.

Hurler. — Le loup n'aboie pas, il hurle. Laissée. — Fiente du loup.

Lassières. — Filets dans lesquels on prenait autrefois les loups, liesses. — Nom qu'on donnait à deux lévriers couplés ensemble. Liteau. — Endroit où le loup se repose et où la louve fait ses petits.

Louvart. — Jeune loup qui a six mois faits. Il porte ce nom jusqu'à ce qu'il ait

un an, c'est-à-dire vers avril.

Louveteau. — Jeune loup depuis sa naissance jusqu'à six mois, c'est-à-dire vers

novembre.

Louve — La femelle du loup.

Louveterie. — Équipage pour la chasse du loup. L'institution remonte en France en 1308, son organisation à 1520. Depuis 1789, il n'a pas existé de grand Louvetier en titre.

Mettre bas. — Une louve met bas lorsqu'elle fait ses petits. Un chien met bas lorsque par fatigue, par mollesse ou par crainte il cesse de chasser.

Nuit (faire sa). — Un loup fait sa nuit lorsqu'il sort le soir pour aller à la recherche de sa nourriture.

Pied. — On ne dit pas la patte, mais le pied d'un loup.

Piste. — La voie du loup. Les loups se suivent à la piste lorsqu'ils mettent leurs voies exactement les unes dans les autres.

Portée. — Toute une famille de louveteaux encore dans leur buisson. Ordinairement, depuis trois jusqu'à neuf.

Rapprocher.— On dit : voilà un beau rapprocher, lorsque les chiens ont suivi, pas à pas, une voie de la nuit, ou froide ou forlongée, et que, par leur sagesse et la finesse de leur nez, ils sont venus à bout de lancer leur bête.

Rapprochent — Se dit d'un chien sage et très-fin de nez, qui suit bien, en se récriant, une voie de hautes erres.

Recri. — Les chiens de recri. Ce sont les chiens bons rapprocheurs et sûrs sur la voie du loup, avec lesquels on attaque ou on rapproche les voies de la nuit.

Relaisser. — Se relaisser. Le louvart principalement se relaisse quand, après un forlonger, il fait une ruse et se remet.

Remontrer. — Un chien en remontre quand il se rabat sur une voie trop froide pour pouvoir la rapprocher.

Revoir. — Un beau revoir est un terrain doux et mou sur lequel l'animal a laissé sa piste imprimée comme sur de la cire.

Tête. — Les chiens de tête sont les chiens vites, très-perçants et sûrs, qui mènent presque toujours la chasse.

Trôler. — C'est battre et fouler un canton de forêt avec les chiens sûrs, pour leur faire lancer le loup, sans qu'on en ait connaissance avant.

Voie. — Sentiment que laissent les pieds du loup.

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