‹ La chasse et les chasseurs Léon BertrandChapitre 77 sur 90 · L'ÉQUIPAGE DU DUC DE C H EVREU SE · texte numérisé non relu

L'ÉQUIPAGE DU DUC DE C H EVREU SE

en silence l'enceinte étroite et peu fourrée où l'animal est baugé. Un fossé profond et alimenté par les ruisseaux voisin i, traverse cette partie de bois dans toute sa longueur : le sai|glier y étant descendu, et rentrant dans l'eau, il était fori . <l il finit; de faire goûter la voie aux chiens : aussi à peine sontils découplés, que deux renards, mis sur pied, se voient souffler au poil d'une rude manière. Heureusement on pai* ^ient à rompre cette première chasse, et les piqueurs recommencent à fouler. Longtemps, en dépit des hurlements et des hourvaris, rien ne bouge dans l'enceinte, battue et rebattue en tous sens. Déjà l'espoir de nos veneui*s désappoiutés diminue, quand tout à coup un chien de tête se récrie, un autre donne, tous sont sur la voie, et bientôt s'élance du fossé, couvert en cet endroit d'un épais fourré d'épines, un superbe ragot à hure argentée. La fanfare de SaintrHubert le salue à son passage, et tous les chasseurs, lancés au galop, suiveut la meute, qui perce d'abord dans la direction du bois de l'Orge. Au milieu de cette course à foud de train, digne des plus intrépides gentlemen-riders, un des cavalier», M. de Tarragon, disparaît tout à coup presque entièrement, lui et son cheval, au milieu d'une fondrière, du sein de laquelle ses amis stupéfaits le voient heureusement surgir presque aussitôt, nouveau dieu Scamaudre, enduit d'une épaisse couche de limon verdàtre. Ce comique incident ne fait qu'égayer l'assemblée, et, chacun remis en selle, on continue comme de plus belle la chasse un instant interrompue. Cependant ranimai a bon jarret et file grand train. Quelque temps il se fait battre dans les usages de Saint-Laurent, puis, se décidant à sauter la route de Marchénoir, il gagne le Grand-Saleux, longe la route de Ville-Grand, passe deux fois le chemin du

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