‹ La chasse royale [microforme]Chapitre 13 sur 42 · AR RŸ VENU UT MERS · texte numérisé non relu

AR RŸ VENU UT MERS

—Eh bien! dit Hector, c'est le bonheur qui m'arrive ant la gloire!

— Écoutez, continua le vieux gentilhomme, le «empa esse; trop de coups m'ont frappé pour jouer avec le: Jours; sais-je combien il m'en reste encore à vivre ?

enie

Vous épouserez Christine demain.

—Demain!... répéta Hector ivre de joie.

—Et quand je vous l'aurai donnée, je quitterai la ï comme un laboureur quitte le champ où il vient ‘ouvrir son dernier sillon.

Il causèrent quelque temps encore, puis M. de Blettarns s'arrêta :

—Allez maintenant, dit-i. j'avertirai ma fille, et vous, prévenez vos amis, pour qu'ils soient les témoins de Uhristine et les vôtres.

Hector serra M. de Blettarins dans ses bras et monta à cheval, Une minute après, la silhouette noire du ca- Yalier S'effaçait derrière le rideau d’arbres de la forêt. Une joie enivrante remplissait le coeur de M. de Cha-

vailles; l'air froid de la nuit qui passait dans ses cheveux, lui semblait Île souffle caressant d'une fée invisible qui écartait toutes les épines de son chemin; de» soupirs embrasés jui venaient aux jèvres, et il donnait des baisers au vent qui les emportait Vers Je pavillon de Christine. j1 avait tout ensemble ces trois biens 1 exprimables qui ne s'unissent qu'une fois dans la vie : la jeunesse, l'espérance et l'amour; il avait rencontré, dès son premier Pas dans le monde, la femme qu'il devait aimer toujours; une longue carrière souvrait de vant son ardeur, des amitiés dévouées veillaient autour de lui; un coeur sincère et jimpide comme l'eau d'une gource, battait à son nom: Son âme se fondit dans un élan de reconnaissance et il leva les yeux au ciel qui lui envoyait tant de bonheur ensemble. La june venil d'ouvrir son croissant d'or au-dessus d'un léger banc 1 nuages €t percait de ses flèches Jumineuses l'obseuriti Justrée à ela forêt. les bouleaux dressaient al miliet des clairières Jeurs troncs pareils à des colonnes d'argent, et quelque merle éveillé par le galop du cheval senvolait en gifflant dans les taillis. Hector press ou ralentissait je pas de son cheval au gré de son € price; il regardait ]a lune avec les yeux amoureux (di berger thessalien, et ja pensée de son bonheur g'augmne! tait du spectacle de cette solitude calme et sereine: mesure que l’astre charmant s'élevait dans Je ciel, l'on bre, pareille aux plis d'un manteau qu'on roule, s'allu çait de la route, €t ja nature, COMME un enfant qi berce, sendormait SOUS les langes transparents de ect nuit d ‘hiver. Tout à coup ja détonation d'une arlh feu éclata dans le silence; le cheval d'Hector se El violemment, pirouetta sur $05 pieds de derrière, fra Jair de ses jambes et tomba sur le dos. Au même tant, dCUX cavaliers sortirent de l'épaisseur du boi: "

fondirent sur Hector, entraîné dans la chute de 1 cheval.

—Traîtres! s'écria-t-il en cherchant à tirer son épée ; mais, avant qu'il pût y parvenir, les pointes de deux longues rapières le piquèrent au cou.

—Pas un mot ou vous êtes mort, dit l'un des cavaliers qui avait mis pied à terre ainsi que son camarade.

M. de Chavailles, sans tenir compte des menaces de ses assassins, s'efforçait de retirer sa jambe engagée sou: le ventre de l'animal et l'ouvrir les fontes pour y pren dre un pistolet: celui des cavaliers qui venait de parler se jetta sur Hector pour le bâillonner, mais en le voyint de plus près, il recula brusquement.

—Monsieur de Chavailles! sécria-t-il. Eh parbleu

on cher élève, La place n'est heureuse à vous y renontrer,

RE

— Frère Jean! sécria Hector stupéfait en reconnaisint l'ermite de la tour du mont Ventoux.

—-Lui-même, avec notre ami Biscot, qui sera, j'en < sûr, charmé de vous avoir retrouvé. Le second çava or ot: fit entendre une espèce Lrog: nt sser pour un acquiesceent.

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