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—C'est peut-être un témoignage de respect, murmura timidement M. de Fourquevaux.
—Son respect est impertinent.
Je me rends, répliqua Paul-Emile.
__J1 est certain, dit à son tour M. de Riparfinds, que voilà de ces arguments dont la force vous irrrasse. Que peut-on répliquer à cela? Moi, qui me pique de réliéchir, je confesse humblement que je n’y eusse jamais pensé.
Riez tant qu'il vous plaira, réparti Cydalise; les femmes ont un: instinct qui ne les trompé jamais. Quoi que vous pensiez du chevalier, je ne dounerais pas un aune de mes vieux rubans de son amitié.
Quelques jours après cet entretien, les trois gontilshommes et Cydalise entraient à Paris et M. de Chavailles descendait à Vhôtel de M. de Ripartonds, situé rue Saint-Honoré, près du Louvre. Le premier soin &e M de Riparfonds fut de mettre son cousin sur un pivl convenable avant de le présenter à Versailles.
-f1 ne suffit pas, lui disait-il, que vous ayez n° chevaux et mes voitures ; il faut encore que vous it} les vôtres. Le reste de la maison est à vous, dispostz""? à votre gré. Vos portez un nom dont il faut relever Véclat, er il serait malséant de vous introduire à la cou comme un hobereau de province qui n’a ni sou ni mai!lr.
Hector, qui, à la place de M. de Riparfonds aurait de même, remercia s0n cousin et accepta. Cog-Leron se changea de monter l'écurie, et M. de Riparfonds + 1 forma d’une compagnie à vendre dans quelque régiment de cavalerie. Les troupes ayant été malmenées en in
dre, il en trouva plus de vingt dont les capitaines à demi ruinés par la campagne, voulaient se défaire.
bout de trois jours, il s’arrangea d’une compa£n" régiment de Saintonge, qui était en assez bou ci qui tenait garnison à Lille. A cette nouvelle, U® Hé
ron ne se tint pas d’aise.
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—Voilà, monsieur, comme nous étions À notre départ d'Avignon; faites en sorte de ne pas jouer votre Compagnie, comme vous l'avez fait à Marseille,
—Autres soldats, autres moeurs Et d’ailleurs, il est fort heureux que j'aie perdu à l'hombre les Avignonnais que tu avais gi bien recrutés,
—Pourquoi cela, s’il vous plaît ?
—Parce que, si je n'avais pas perdu cette compagnie, il est probable que je joucrais au lansquenet le régiment que je vais 8agner en Flandre, tandis que maintenent l'expérience est faite,
Coq-Héron leva les mains au ciel,
—Voilà votre manière de raisonner, monsieur! g’éria-t-il.
—C’est la bonne. Connais-tu l’histoire de P iyran de Samos ?
—Non.
—Eh bien, je l’engage à la Lire dans l’histoire anicnne,
—Monsieur, reprit Coq-Héron en arrêtant Hector, dites-moi d’abord quel rapport il ÿ à entre votre compatie et ce tyran de Samos ?
—Polycrate, qui était un roi spirituel et galant, avait une bague à Jaquelie il tenait beaucoup, un souvenir d'amour peut-être, I] la jeta dans la mer, pour conjurer les dieux. Ma compagnie d’Avignonnais, c’était ma bazue, à moi, et voilà Pourquoi je l'ai perdue.
Dès les premiers jours de leur arrivée à Paris, Hector ét (Guy n'avaient pas manqué de s'informer, auprès des gens de l'hôtel, si le chevalier n’était Pas venu les viter. On n'avait vu personne; et bientôt ils ne songèrent plus eux-mêmes à questionner les laquais. A quelques jours de là, le valet de chambre de M. de Riparfonds arrêta M. de Chavailles par la manche de son habit, ot, Ini montrant du doigt un homme en manteau de diap gris qui tournait le coin de la rue de Chartres :
olycrate,